Alexandre Cabanel, né le à Montpellier et mort le dans le Archives de Paris, acte de décès n°172, vue 23 / 31., est un peintre français, considéré comme l'un des grands peintres académiquesDits aussi « pompiers ». du Second Empire, dont il est l'un des artistes les plus admirés.

Biographie Fils d'un modeste menuisier, Alexandre Cabanel commence son apprentissage à l’École des beaux-arts de Montpellier dans la classe de Charles Matet conservateur du musée Fabre. Doté d'une bourse, il s'installe à Paris en 1839.

Il entre en 1840 à l'École des beaux-arts de Paris où il est l'élève de François-Édouard Picot.

Après deux échecs, Cincinnatus recevant les ambassadeurs de Rome en 1843 et Le Christ au Jardin des Oliviers en 1844, il est lauréat d'un second prix de Rome en 1845. et pensionnaire de la villa Médicis jusqu'en 1850..

À Montpellier, il réalise les portraits d'un certain nombre de membres de familles fortunées comme la famille MarèsJean Nougaret, « Note sur deux œuvres d’Alexandre Cabanel », in Revue savoisienne, 2011.Julien Coppier, « Léon Marès (1854-1916) : éclairages sur un collectionneur à partir de documents inédits », in Revue savoisienne, 2011, .Julien Coppier, « Léon Marès (1854-1916) : éclairages sur une personnalité à partir de documents inédits », in Revue savoisienne, 2010, .. À la fois peintre d'histoire et peintre de genre, il évolue au fil des années vers des thèmes romantiques, comme Albaydé, en 1848, inspirée par Les Orientales de Victor Hugo publié en 1829 ..

Il reçoit les insignes de chevalier de la Légion d'honneur en 1855.

La célébrité lui vient avec La Naissance de Vénus exposée au Salon de 1863. qui est immédiatement achetée par Napoléon III . pour sa collection personnelle et qui entre au musée du Luxembourg en 1881. (le tableau est conservé à Paris au musée d'Orsay). Il passe un contrat avec la maison Goupil pour la commercialisation de reproductions en gravure de la Naissance de Vénus.

En 1863, Cabanel est élu membre de l'Académie des beaux-arts au ..

En , il est nommé professeur-chef d'atelier de peinture à l'École des beaux-arts de Paris . et promu au rang d’officier de la Légion d'honneur.

Lors de l'Exposition universelle de 1867, il est décoré de la croix de chevalier de première classe de l'ordre du Mérite de Saint-Michel de Bavière à la suite de son Paradis perdu commandé pour le Maximilianeum de Munich par Louis II de Bavière.

Entre 1868 et 1888, il est dix-sept fois membre du jury du Salon., dont les années 1869, 1873 ., 1875 ., 1876., 1877 ., 1878 ., 1881 ..

Il reçoit la médaille d'honneur du Salon en 1865 ., pour le Portrait de l'Empereur, ainsi qu'en 1867 et en 1878.

Ses œuvres sont recherchées par les célébrités européennes et les collectionneurs américains qui lui commandent leurs portraits ...

En tant que peintre officiel et membre du jury, où il fait preuve d'une farouche opposition à l'égard de toute tendance novatrice, Cabanel est régulièrement critiqué et mis en opposition avec les naturalistes et les impressionnistesEn 1876, vice-président du jury, il refuse deux envois d'Édouard Manet (cf. : Nougaret, )., en particulier avec Édouard Manet dont Le Déjeuner sur l'herbe, alors intitulé Le Bain, puis La Partie carrée, avait été refusé au Salon de 1863, alors que Cabanel triomphait avec sa Naissance de Vénus. Il est régulièrement brocardé par Émile Zola ., Joris-Karl HuysmansJoris-Karl Huysmans, L'art moderne : Certains, Édition 10-18, 1992. ou Octave Mirbeau, qui ne manque pas une occasion de se moquer de lui, jusqu'à l' qu'il lui consacre :

Cependant, il intervient en 1881 lors de la présentation du portrait de Pertuiset, Le chasseur de lions d'Édouard Manet et défend celui-ci en s'écriant :

Il est promu au rang de commandeur de la Légion d'honneur en 1884. . et est élu associé de l'Académie Royale de Belgique le . Il participe au Salon d'Anvers de 1888, à l'issue duquel il est élevé au rang d'officier de l'ordre de Léopold...

Il meurt le 23 janvier 1889e dans son hôtel du 14 rue Alfred de Vigny, dans le .

Ses obsèques ont lieu à Paris le en l'église Saint-Philippe du Roule puis son corps est transporté à Montpellier au cimetière Saint-Lazare où il est inhumé le . Un monument est érigé en 1892 par l'architecte Jean Camille Formigé orné d'un buste en marbre de Paul Dubois et une sculpture, Regret, d'Antonin Mercié ..

Une rue porte son nom à Paris, la rue Alexandre-Cabanel dans le , à Montpellier, à Béziers ainsi qu'à Toulon.

Décorations 50px|BAV Order of Saint Michael ribbon Chevalier de de l'ordre de Saint-Michel (Bavière)

Les controverses autour de La Naissance de Vénus

Œuvres principales