L'Union sportive lavalloise (USL) est un club omnisports français basé à Laval (Mayenne), créé en 1971. Il provient de la fusion de plusieurs associations catholiques : l'Union Sportive de Notre-Dame-de-Beauregard (fondée en 1907) ayant fusionné avec l'Espérance Saint-Vincent-de-Paul (en 1951) et avec la formation féminine de la Jeune France en 1971.

Dans les années 1960 et 1970, la section pongiste évolue durant plusieurs saisons en deuxième division nationale.

La section masculine de football évolue en 2008-2009 en championnat de division régionale d'honneur (DRH) de la ligue du Maine de football.

Histoire L'Espérance Saint-Vincent-de-Paul L'Espérance est née sous l'impulsion chrétienne. En 1840 la Société de Saint-Vincent-de-Paul (SSVP) fonde La conférence de Saint-Vincent-de-Paul dont le but est alors de participer à l'éducation chrétienne des jeunes travailleurs lavallois. En 1842, Louis d'Aubert en accord avec les membres de la conférence inaugure le patronage dont le but était alors de grouper les jeunes ouvriers et apprentis de différents métiersLivre d'or de l'Union Sportive de Beauregard, 1970. Louis d'Aubert (1810-1847) est un membre fondateur et vice-président de la conférence Saint-Vincent de Paul à Laval le , puis président de 1842 jusqu'à sa mort.

Le Gouvernement Napoléon III, sous le ministère de Victor de Persigny, ordonne la suppression des Conférences et le patronage disparaît momentanément. En 1865, Charles Letourneur et son fils Paul reconstituent le patronage. Le patronage n'est pas un patronage paroissial mais une œuvre de jeunesse, un patronage d'apprentis ou d'écoliers : uniquement les enfants des familles visitées par la conférence y sont admis, auxquels il s'agissait d'apprendre un métier. Les moyens utilisés sont principalement d'ordre religieux. Le dimanche matin, les enfants assistaient à la grand-messe à la cathédrale, l'après-midi, dans le local de l'œuvre, ils jouaient avec les distractions de l'époque, puis ils entendaient les vêpres et le salut avec un petit mot de l'aumônier. Chaque année, une grande promenade était organisée ainsi qu'une représentation théâtrale qui était destinée à remercier les membres bienfaiteurs.

Il faut attendre 1910 pour que le football soit en essor, sous la présidence du et la direction de l'abbé Victor Clavreul. Les activités du patronage diminuent pendant la Première Guerre mondiale, où 41 membres vont mourir. L'abbé Trideau prend la direction du patronage, puis les abbés Guitter, Chalopin et Houllière, sous la présidence de .

Après la Seconde Guerre mondiale, le patronage est remis en fonction sous l'action des frères Gruau (Marius, Paul et Arsène) et sous la direction successive des abbés Dalibard et Louis Saget. En 1946, une fête est organisée pour le jubilé du chanoine Jarry et les 25 ans de présidence de <ref>Les agapes auront été joyeuses et plantureuses, le théâtre y présentera Mariage express, Mobilier à vendre, Les irascibles. - Livre d'or de l'Union Sportive de Beauregard, 1970.</ref>. Les sections de gymnastique, basket et théâtre sont reconstituées. En 1950, les dirigeants multiplient les contacts avec le patronage plus important de Beauregard pour ne former qu'une société, le jaune de l'une encadrant le bleu de l'autre pour former l'Union Sportive Espérance Beauregardarticle de Roland Forvaille dans le Livre d'or de l'Union Sportive de Beauregard, 1970..

La Jeune France

Les statuts de la société Jeune France sont déposés lors du trimestre 1941. Jeune France est une association, créée sous l'égide du secrétariat général à la jeunesse du gouvernement de Vichy en , prévue initialement pour faire adhérer les jeunes à la Révolution nationale, à travers une politique culturelle de création et de diffusion.

Le , l'association prend le titre de La Jeune France. L'insertion au journal officiel (JORF) paraît le Journal officiel de la République française, 8 décembre 1941. L'objet initial de l'association a pour but l'éducation physique, le basket-ball, le volley-ball et la gymnastique rythmique. Elle est domiciliée au 24, place d'Avesnières. La structure est créée sous l'initiative de l'abbé Le Martret par , France Angot-Rouseau et Duval. On y pratique d'abord l'hébertisme puis la gymnastique. Une section basket existe aussi.

En 1945, l'association se structure et se rattache à la Fédération sportive de France. Le , l'association prend le titre de La Jeune France de Laval. L'insertion au paraît le Journal officiel de la République française, 13 mai 1945.. L’objet initial de l'association a pour but l'éducation et le sport féminin.

La section féminine de basket obtient des résultats satisfaisants juste après la Seconde Guerre mondiale avec notamment un titre à la Coupe de France de basket féminin des patronages en 1946.

Notre-Dame de Beauregard De l'association au patronage Comme tout patronage, Beauregard est né sous l'impulsion chrétienne. Auguste Guays des Touches, secrétaire en 1848 de la Société de Saint-Vincent-de-Paul de Laval, loue sur l'ancien emplacement de l'abbaye Sainte-Catherine de Laval une vaste propriété, où il fait transformer granges et écuries en habitacles convenables pour son association. Le , il ouvre son association à l'enfance sur le lieu-dit Le Petit Beauregard. L'association accueille 12 garçons et, 8 jours après, ils étaient 24, avec des demandes d'admission qui affluaient. L'abbé Moriceau est aumônier, avec l'installation d'un petit oratoire. Peu de temps, après Guays des Touches fait appel aux jésuites de Saint-Michel de Laval pour le seconder dans les différentes charges.

Guays des Touches fonde en 1859 le patronage de Notre-Dame de Beauregard.. Son but est .

Le Père Argand (1828-1892) est le premier directeur de l'Association Notre-Dame de Beauregard. Il est remplacé par le Père Jules Arnold, mort en 1870 lors de l'explosion de la citadelle de Laon le 9 septembre 1870, puis en 1862 par le Père Alexis Clerc. Il est un des otages exécutés par les communards lors de la Commune de Paris. Les activités de l'association sont décrites dans le Livre d'or de l'Union Sportive Beauregard, publié en 1970. Chaque dimanche, à 8 h, les portes s’ouvraient, les enfants écoutaient la messe, puis ils s'en retournaient dans leurs paroisses respectives pour y suivre ou chanter les grands offices. Dès 13 h, tout ce petit monde envahissait les cours et l'on y pratiquait tous les jeux connus : les barres, la balle au chasseur, le ballon, les quilles, les boules, l'escarpolette. Si le temps n'était pas de la partie, on s'adonnait aux cartes, au loto, aux pacifiques dominos et même à l'antique jeu de l'oie. Les plus grands, en compagnie du directeur, pouvaient fumer une cigarette dans un petit kiosque qui leur était réservé ; autre prérogative, ils jouaient au billard. La devise était Jeu et Prières, la journée se terminait par une courte instruction et le salut du Saint-Sacrement.

L'association atteignait la centaine de membres quand le propriétaire a repris son terrain. Le fait marquant de l'évolution de l'œuvre est l'acquisition d'une propriété, sous l'impulsion d'Alexandre-Léopold Sebaux, en face du grand séminaire de Laval qui venait d'être construit. Guays des Touches, par des deniers personnels et quelques dons est à l'origine de tous les bâtiments utiles au patronage : chapelle, salles de jeux, gymnase avec tous ses accessoires et théâtre avec balcon. L'inauguration est effectuée le .

La vie au sein du patronage était à cette époque assez hiérarchisée : à 15 ans on était agrégé par une promesse faite à la chapelle, à 16 ans on renouvelait cette promesse et l'on prenait le titre de sociétaire, qui était bientôt muté en celui de dignitaire. On portait alors une décoration spéciale avec la possibilité d'élire le préfet(qualification que recevait le plus méritant des associés). En 1869, on relève parmi les associés : Auguste Goupil, père d'Albert Goupil et Louis Buron qui deviendra président des anciens de Beauregard. À la fin de la guerre franco-allemande de 1870, un bataillon de zouaves pontificaux vient suivre une retraite pascale prêchée par le Père Dousset, puis en 1873 par le Père Louis Billot. En 1874, les jésuites laissent la direction au Grand séminaire. L'abbé Paul Letourneur fait construire sur ses deniers personnels la maison de l'aumônier.

En vertu de la loi de séparation des Églises et de l'État, l'association est expulsée de ses locaux. elle trouve refuge un certain temps chez , rue du Pont-de-Mayenne, puis dans l'ancienne maison des Frères du Roquet de Patience. L'évêché ayant achevé le lycée d'Avesnières, Beauregard s'y installe pendant 18 mois, le directeur logeant chez le concierge. Le , le patronage prend possession des salles de la rue Saint-Martin qui avaient été les bureaux de l'évêché après son expulsion liée à la loi de séparation des Églises et de l'État. La même année, l'abbé Palicot, adjoint de l'abbé Perrin, offre à l'association le terrain d'Hilard.

Pendant la Première guerre mondiale, où quarante-et-un membres vont mourir, le patronage est fermé. Le chanoine Perrin et le secrétaire Jules Basle, relancent le patro après la Première guerre mondiale, avec plusieurs résultats notables, dont une participation pour la sélection française aux Jeux interalliés en saut à la perche d'Alphonse Forveille. À la même époque, André Labat du Stade Lavallois est aux mêmes jeux en saut en hauteur.

En 1929, le cinéma muet fait son apparition à la salle Saint-Martin. En 1933, le patronage est rattaché à la paroisse Notre-Dame.

Naissance des sections sportives C'est au début du que les activités de l'association se diversifient. Le premier sport à voir rapidement le jour est le football. Les jeux de ballons qui existent déjà au sein de l'association sont progressivement structurés jusqu'à la création d'un onze de football entre 1901 et 1904.

Le , l'association prend le titre d'Union Sportive Notre-Dame-de-Beauregard (USB). L'insertion au journal officiel de la République française paraît le . L'objet initial de l'association a pour but le développement corporel, l'éducation physique, la pratique de tous les sports et plus particulièrement du football. La musique est transformée la même année en fanfare, conduite par .

L'équipe officielle de football obtient des résultats satisfaisants dans les années 1910-1920 avec notamment un titre dans le championnat de France de football des patronages en 1921.

Un autre moment décisif est la création de la société de gymnastique vite affiliée à la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF), qui prend son envol en 1910 avec pour moniteur .

La qui fédère les patronages catholiques est particulièrement puissante en Bretagne et dans l'Ouest de la France ; plusieurs clubs sont issus de ces patronages : la Tour d'Auvergne de Rennes, les Cadets de Bretagne, les Korrigans de Vannes, le Stade Charles de Blois de Guingamp ou l'Armoricaine de Brest (aujourd'hui Stade brestois)Georges Cadiou, op. cit., p.24. Le club local affilié à la est l'Union Sportive Beauregard de Laval.

La n'a pas l'exclusivité du football en France. Ainsi, Le mouvement laïque est alors partiellement représenté par l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), à dominante plutôt républicaine et anti-cléricale, dont le représentant local est le Stade lavallois.

Le , un concours de gymnastique rassemble personnes. Sous l'influence de l'abbé Beucher, la première troupe de scouts de la Mayenne associée aux Cœurs vaillants-Âmes vaillantes est une émanation de Beauregard, reprenant ses couleurs avec un foulard bleu et blanc. En 1947, le championnat de France de gymnastique est organisé dans les locaux de Beauregard et rassemble environ participants.

Dirigeants Présidents

#NomPériode1M. de Saint-Roman1909-?2Capitaine de Pluvie?-19293Georges Coupeau1929-19504??5Bernard Coisne1967-19706André Montiège1970-?

Prêtres