Charmes-sur-l'Herbasse est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est située dans la vallée de l'Herbasse, à l'est de la vallée du Rhône et au nord de la vallée de l'Isère dans le canton de Drôme des collines.

Le village est modeste ; il est dominé par un château médiéval remanié au cours des siècles. Le facteur Cheval est né sur la commune.

Ses habitants sont dénommés les Charmois..

Géographie vignette|280 px|Carte de Charmes-sur-l'Herbasse et des communes voisines.

Localisation La commune de Charmes-sur-l'Herbasse est située dans la vallée de l'Herbasse, à l'est de la vallée du Rhône et au nord de la vallée de l'Isère dans le canton de Drôme des collines. Elle est à environ au nord de Valence (préfecture) et à de Romans sur IsèreSite abc France, page sur les distances entre la commune de Charmes et les autres villes, consulté le 18 mars 2019..

Relief et géologie

Sites particuliers. : Combe de Champos Combe de la Fayole Combe de Montore Combe de Valerey Combe Masson le Rognon (326 m)

Géologie Les collines de la vallée de l'Herbasse, à l'instar des collines du Bas-Dauphiné, sont constituées essentiellement de sables jaunes molassiques présentant des couches irrégulières de grès. Cette région, malgré une intense érosion quaternaire due aux différentes périodes glaciaires, est encore stratigraphiquement proche du comblement initial du Miocène.

Les dépôts quaternaires y sont représentés par des alluvions de sable et de cailloux disposés en un système complexe de terrasses étagées et emboîtées, plus ou moins défaits en fonction de leur ancienneté, des limons et des matériaux qui s'y sont accumulésSite de la préfecture de la Drôme, page sur le plan de prévention des risques naturels prévisibles, la vallée de l'Herbasse, consulté le 18 juin 2019..

Hydrographie La commune est traversée par l'Herbasse, une petite rivière provenant de la forêt de Chambaran (commune de Roybon, département de l'Isère). Elle coule dans la partie méridionale du territoire sur un axe sud-ouest puis conflue avec l'Isère en aval de Romans-sur-Isère..

La commune est aussi arrosée par les cours d'eau suivants : la Limone, affluent de l'Herbasse ; le Canal du Moulin ; le Valet ; Ravin de Bard.

Un lac artificiel, le lac de Champos, a été créé pour servir de base de loisirs.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen. et est dans la région climatique Moyenne vallée du Rhône, caractérisée par un bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 60 %), une forte amplitude thermique annuelle (4 à ), un air sec en toutes saisons, orageux en été, des vents forts (mistral), une pluviométrie élevée en automne (250 à ).. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Marsaz à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports La commune est desservie par les routes départementales 67, 121, 538, 584 et 584A.

Urbanisme Typologie Au , Charmes-sur-l'Herbasse est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Romans-sur-Isère, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (67,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (39,7 %), forêts (30,4 %), terres arables (13,7 %), prairies (13,6 %), zones urbanisées (2,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine La commune est essentiellement rurale. Son chef-lieu est un modeste village dominé par son château médiéval et entouré de terres agricoles. La commune compte de nombreux hameaux disséminés dans un paysage agricole et entourée de collines.

Quartiers, hameaux et lieux-dits Site Géoportail (carte IGN) :

Logement

Projets d'aménagement

Risques naturels et technologiques Risques sismiques

La totalité du territoire de la commune de Charmes-sur-l'Herbasse est situé en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique.. +Terminologie des zones sismiquesType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 3Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s

Autres risques

Toponymie Attestations Dictionnaire topographique du département de la Drôme. : 995 : Calmen (cartulaire de Romans, 11 bis). 998 : castrum quod dicitur Calmis (cartulaire de Romans, 212). 1000 : villa Calmanense (cartulaire de Romans, 71). 1050 : Chalmen (cartulaire de Romans, 11 bis). 1080 : castrum Chalmi (cartulaire de Grenoble, B 55). 1080 : mention du mandement : mandamentum castri Chalmi (cartulaire de Grenoble, B 55). : Chalmis (cartulaire de Romans, 150). 1111 : mention de la paroisse : ecclesia de Chalmo (cartulaire de Grenoble, 146). 1163 : mention de la paroisse : parrochia de Chalme (cartulaire de Romans, 335). : mention de la paroisse : capella de Chalmen (pouillé de Vienne). 1317 : Chayrmis (bull. de la soc. d'archéolog., XIII, 192). 1388 : Charment (choix de documents, 208). 1404 : Charmain (inventaire de la chambre des comptes). 1420 : Charmen (archives de la Drôme, E 2119). 1523 : mention de la paroisse : ecclesia de Charmes (pouillé de Vienne). 1891 : Charmes, commune du canton de Saint-Donat.

Non daté : Charmes-sur-l'Herbasse.

Étymologie

Histoire

Préhistoire

Protohistoire La partie de la Drôme, située au nord de la rivière Isère, faisait partie du territoire de la tribu gauloise des Allobroges.

Antiquité : les Gallo-romains

Du Moyen Âge à la Révolution La seigneurie : Au point de vue féodal, la terre (ou seigneurie) était du fief de l'église archiépiscopale de Vienne. : elle est possédée par un certain chanoine Premencus, bienfaiteur de l'église de Romans. Vers l'an 1000 : les terres de Charmes sont possédées par le chanoine Premencus de la Collégiale Saint-Barnard de Romans (située au sud de la paroisse). À l'emplacement actuel du château, il fait dresser une tour en bois, ainsi qu'une enceinte où les habitants peuvent se réfugierGoogle livre Essai historique sur l'abbaye de Saint Barnard et sur la ville de Romans, volume 1, consulté le 18 mars 2019.. 1227 : la terre est inféodée aux Hauterives. Elle passe aux Nerpol. Les seigneurs de Nerpol, qui vécurent à Charmes entre 1160 et 1300, firent bâtir le château actuel dans lequel ils incorporèrent le donjon bâti au siècle précédent. Les armes de cette famille sont sculptées dans la pierre sur la façade méridionale du châteauMarie Ginot-Gonnet, Charmes, notre village, 1981, consulté le 4 juin 2016. Elle passe (par héritage) aux Bathernay. En 1340, Aymare de Nerpol, fille d'Arthaud épouse Jordan II de Bathernay. Leur fils Joachim, qui épousa en 1387 Agnès de Chavannes, hérita de son grand-père Arthaud de Nerpol, en 1406, du château de Charmes. Le fils de Joachim appelé Arthaud comme son arrière-grand-père, lui succéda. Il épousa Catherine de Gaste, de Peyrins, dont il eut douze enfants. Arthaud était particulièrement remarqué pour ses qualités chevaleresques et guerrières. Imbert de Bathernay succéda à son père Arthaud le . Sa vie prit un tournant décisif lors de sa rencontre, un certain jour de son adolescence, avec le dauphin Louis, futur Louis XI, qui passait par là. Le dauphin invita le jeune Imbert à venir le trouver dans son château de Peyrins afin de s'occuper de ses offices de fauconnerie et de vénerie. Imbert participa à tous les divertissements du dauphin, et devint son meilleur compagnon dans les chasses à travers les forêts de Bayanne, des Chambarands, du Diois et du Vercors. Imbert était aussi celui qui supportait patiemment la mauvaise humeur de son maître quand il fallait rentrer fourbus, sans avoir pu débusquer l'ours, le sanglier ou le loup. Il devint un auxiliaire précieux pour le dauphin. Ce dernier lui confiait des missions d'espionnage et d'intrigues car Imbert était aussi rusé et dénué de scrupules que le futur Louis XI. Imbert de Bathernay fut sans conteste le favori de Louis XI, lequel sut le récompenser royalement. Il combla Imbert de ses faveurs, de dons, de revenus en fiefs, terres et châteaux. Le fils cadet d'un modeste seigneur reçut les titres et fonctions de seigneur de Charmes et de Margès, baron de Bouchage, seigneur d'Ornacieux, Morestel, Brangues, Charpey, Colombier, Saint-Laurent, Vaugris et Auberives, baron d'Anthon, comte de Fézensac, seigneur de Peyrins, Beaumont-Monteux, Faramans, Montrésor, Bridoré et Moulins, chambellan du roi et gouverneur du Mont Saint-Michel. Imbert de Bathernay épousa Georgette, fille de Falques de Montchenu, le . Ils eurent quatre enfants, dont une fille Jeanne qui, mariée à Jean de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, fut la mère de la fameuse Diane de Poitiers qui exerça sur François et Henri II, une grande influence. Pendant sa longue vie (il mourut en 1523), Imbert de Bathernay était demeuré l'un des conseillers les plus influents, les plus écoutés et les plus fidèles de Louis XI, de Charles VIII et de Louis XII qui l'envoyèrent en mission à Saluces, à Milan, en Guyenne, en Artois, en Bretagne, en Allemagne et en Espagne. François le chargea de l'éducation de ses enfants. À la mort d'Imbert, son petit-fils René lui succéda dans la plupart de ses biens.