Ferdinand Pierre Marie Dorothée Guillemardet est un homme politique français, né le à CouchesArchives départementales de Saône-et-Loire, Registre des baptêmes et mariages de Couches, 1761-1768 (vue 103), et mort le à Paris (ancien arrondissement)Archives de Paris, Fiche de l'état civil reconstitué .

Député de la Saône-et-Loire sous la Révolution, il est brièvement ambassadeur en Espagne pendant le Directoire, puis préfet sous le Consulat et l'Empire.

Biographie

Premières années Ferdinand Guillemardet nait près d'Autun en 1765, fils d'Anne Brémont et de Jean-Baptiste Guillemardet, chirurgien et échevin de la ville d'Autun.

Il est reçu docteur en médecine, à l'université de Montpellier en , et au collège des médecins d'Autun en .

En 1788, il épouse Lazarette Lamarre. De leur union naîtront deux filles et deux fils : Louis Philippe Guillemardet (1790-1865) qui sera secrétaire général au ministère des Finances et chevalier de la Légion d'honneur en 1838Archives nationales, base Leonore, dossier de Légion d'honneur LH/1237/1, avec extrait de baptême. Louis Félix Guillemardet (1796-1842), ami de jeunesse du peintre Delacroix.

En 1791, Guillemardet, membre actif de la Société jacobine d'AutunLucien Taupenot (alias Luc Hopneau), « Deux médecins dans la Révolution », Images de Saône-et-Loire, n°102, septembre 1995, pages 7 à 9., est élu maire de la ville, par 322 suffrages sur 438 votants, fonction qu'il occupe du au .

Mandat à la Convention La monarchie constitutionnelle, mise en place en application de la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est destitué et incarcéré avec sa famille à la tour du Temple.

En septembre, Ferdinand Guillemardet est élu député du département de Saône-et-Loire, le sixième sur onze, à la Convention nationale.

Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine. En , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. En mai de la même année, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze.

À la tête d'un groupe anti-jacobin, il fait à Auxerre un discours très anticlérical.

Du Directoire au Premier Empire Il est élu député au Conseil des Cinq-Cents où il siège du au . Il est un des amis de Charles François Delacroix, père du peintre Eugène Delacroix dont il déclare la naissance le « Saint-Maurice », État des communes à la fin du , Montévrain, 1903, ..

Talleyrand, ministre des affaires extérieures - et qui le connaissait probablement depuis Autun dont il avait été désigné évêque en 1788 -, nomme Guillemardet, en , ambassadeur en Espagne. Goya fait son portrait entre et (ill. ci-dessus du tableau conservé au musée du Louvre).

Talleyrand le rappelle en 1800, peut-être pour incompétence, et à cause des griefs de , mais Guillemardet n'est pas en disgrâce puisqu'il intègre le corps des préfets qui vient d'être créé par le Premier Consul Bonaparte : il est nommé préfet de la Charente-Inférieure (aujourd'hui Charente-Maritime) ; c'est lui qui prend l'arrêté préfectoral du qui défigurera la basilique Saint-Eutrope de Saintes. Il est également membre de l'Académie des belles-lettres, sciences et arts de La Rochelle.

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le Archives Nationales, base Leonore, dossier de légion d'honneur, LH/2786/117. .

Du au , il est préfet de l'Allier.

Guillemardet est fait chevalier de l'Empire le .

Sa santé mentale se dégrade depuis un accès de fureur qui l'a saisi en dans une auberge de Moulins. Il est interné à Paris dans une maison de santé, où il meurt en , âgé de quarante-quatre ans.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Denis Grivot, Autun, Lescuyer, 1967, Lyon, , 168 et 303.

Iconographie 1798 Goya a fait de lui un portrait qui est au musée du Louvre

Expositions Musée Rolin à Autun, De Goya à Delacroix, les relations artistiques de la famille Guillemardet du au . Un catalogue collectif de est édité par la ville et porte le même titre que celui de l'exposition.

Articles connexes Liste des maires d'Autun Liste des députés de Saône-et-Loire Politique en Saône-et-Loire

Liens externes

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