La bienheureuse Ève de Saint-Martin, connue également comme Ève de Liège, morte en 1266, est une recluse de la principauté de Liège qui, avec Julienne de Cornillon, est à l'origine de la Fête de l'Eucharistie ou Fête-Dieu.
Biographie vignette|gauche|Collégiale Saint-Martin (entièrement rebâtie au ), gravure de 1735.
On connait peu de chose de sa vie. Ève est proche des milieux béguinaux en plein essor à Liège au et qui ont entre autres caractéristiques, outre l'ascèse et une propension au mysticisme, une dévotion particulière pour l'eucharistie, dévotion qui se développera bientôt dans toute la chrétienté..
Elle devient recluse près de la collégiale Saint-Martin de Liège sous la règle cistercienne, à l'instigation de la mystique Julienne de Cornillon auprès de laquelle elle semble avoir joué le rôle de confesseur.. Ève et Julienne reçoivent la visite de l'évêque de Cambrai Gui de Laon accompagné du nouvel évêque de Liège Robert de Thourotte. C'est probablement sous l'impulsion des deux mystiques que la première Fête-Dieu est célébrée en 1246 par Robert de Thourotte.
vignette|130px|left|Urbain IV. vignette| de la Fête-Dieu à Liège en 1946.
Après la mort de ce dernier en 1246, Julienne est confrontée à une forte opposition de la bourgeoisie locale, du clergé et du nouveau prince-évêque Henri de Gueldre, méfiants à l'égard du mouvement béguinal tenu par certains pour hérétique. Elle doit s'exiler à Namur puis à Fosses-la-Ville où elle meurt en 1258.. Elle n'est donc pas présente quand la fête est rétablie par un légat apostolique, le cardinal Hugues de Saint-Cher, et célébrée pour la première fois à Liège, à Saint-Martin en 1252 où il est probable qu'Ève, restée à Liège, ait été présente.
Ève semble avoir poursuivi la mission de Julienne après la mort de celle-ci : elle est en relation avec Jacques Pantaléon, archidiacre de Fosses-la-Ville (principauté de Liège) de 1230 à 1250, qui, en 1261, devint pape sous le nom d'Urbain IV. Ce dernier lui envoie une missive le pour l'informer de l'universalisation de la Fête-Dieu par la bulle Transiturus de hoc mundo promulguée le précédent et dont l'Office du Saint-Sacrement fut rédigé par Thomas d'Aquin..
Vénération
Sa vénération comme sainte commença immédiatement après sa mort ; en 1542, sa dépouille fut exhumée et, depuis 1622, elle est conservée dans une châsse. Elle repose dans la chapelle Saint-Ève en la basilique Saint-Martin de Liège, où la majorité de ses reliques sont conservées encore aujourd'hui. D'autres sont à Gand et à Anvers. Cette châsse gothique, en cuivre sculpté, laisse apparaître son chef et les principaux ossements de son corps. Plusieurs os ont également été donnés jadis à la cour d'Espagne. L'autel est surmonté d'un dais sous lequel est placée une statue. Sainte Ève est représentée tenant d'une main la bulle pontificale et de l'autre l'office de la Fête-DieuLa basilique Saint-Martin à Liège, Charles Haaken, sur chokier.com.
Sa vénération ab antiquo fut confirmée par le pape Léon XIII (1878-1903) le . Le Martyrologe romain, la cite comme suit : Martyrologe romain, de vidaeremitica.com.
Sa mémoire est célébrée le , ou le dans le diocèse de Liège.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . . . . .
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Articles connexes Fête-Dieu Julienne de Cornillon Adoration eucharistique
Liens externes
Bse Ève de Liège, recluse à Saint-Martin, Les Recluses Missionnaires De la bienheureuse Ève de Saint-Martin, Le blogue du Maître-Chat Lully
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