Saint-Just est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

Géographie

Communes limitrophes

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Canut, les Sauvers, le ruisseau de l'Étang de Saint-just et un autre petit cours d'eau..

Le Canut, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Ganton et se jette dans la Vilaine à Avessac, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques du Canut [sud] sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 667 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/11/1968 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-JustLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang du Val ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Noë-Blanche à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Just est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Redon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (33,2 %), zones agricoles hétérogènes (26,3 %), prairies (23,4 %), forêts (11,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,5 %), zones urbanisées (1,1 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la commune est attesté sous les formes Alarac (860), Sainct Just en la frairie d'Allerac (1459), S. Ius (1630).

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Sant-YustOffice public de la langue bretonne.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 22,5 % des toponymes de la commune sont bretons.

Histoire Préhistoire

La région de Saint-Just a été occupée dès la Préhistoire comme en témoignent les nombreuses constructions mégalithiques qui parsèment les Landes de Cojoux et les environs. Il constitue le deuxième site mégalithique de Bretagne après Carnac par le nombre, la densité et la variété de ses monuments mégalithiques. Le lieu qui se présente comme une crête naturelle orientée est/ouest constitue un site privilégié pour les observations astronomiques du soleil. La facilité d'accès aux ressources naturelles (dalles de schiste bleu et blocs de quartz) a aussi joué un rôle dans cette exceptionnelle concentration..

Dès le , les populations vivant sur le site entretenaient des contacts avec celles du Bassin parisien comme l'attestent les vestiges de poteries à pastilles retrouvées sur place. Les constructions mégalithiques de Saint-Just témoignent aussi de son rôle de carrefour d'influences culturelles : le tumulus du Château Bû constitue une construction intermédiaire entre les dolmens à cabinets latéraux des Landes de Lanvaux et ceux à transept de Pornic ; quant aux tertres (Croix Madame, Croix Saint-Pierre) et aux dolmens (Four Sarrazin, Tréal) ils traduisent une influence des modes funéraires venus du Danemark ou de l'Allemagne du Nord. Plus tard, à l'Âge du bronze, cette même confluence des styles se retrouvera dans les céramiques où les poteries biconiques des civilisations armoricaines côtoient des poteries de style rhénan. Ainsi, Saint-Just fut probablement un grand site religieux où des populations très diverses se retrouvaient pour une célébration du culte du soleil.

Dans le contexte de recharge sacrale, l'abbé Huet conçoit en 1907 le projet de construire un calvaire reposant sur trois grottes consacrées à Notre-Dame de Lourdes, sainte Anne et saint Joseph, grâce notamment au réemploi de mégalithes, en les intégrant dans un syncrétisme religieux témoin du culte païen des pierres. Les trois statues sont érigées le 7 janvier 1909, au carrefour de l'actuelle rue des Grottes. La statue du Sacré-Cœur surmontant l'ensemble à droite est placée solennellement en 1937 et remplacée en 1950..

Un article de presse publié en 1936 par le journal L'Ouest-Éclair décrit les mégalithes des "Landes de Cojoux, de Tréal et de Bocadève" à cette date..

Moyen Âge Saint-Just vient de saint Just, né à Auxerre et martyrisé dans le Beauvaisis. Saint-Just est un démembrement de la paroisse primitive de Renac. En 1101, Alarac ou Allérac est le centre paroissial de Saint-Just. Il est situé près du village du Châtaignier. Alarac a été, semble-t-il, détaché au de la paroisse de Sixt et/ou Renac (Histoire de Bretagne par A. de la Borderie, II, p. 178).

Quand l'église d'Alarac tombe en ruines, le centre de la paroisse de Saint-Just est transféré au Vieux-Bourg, dans la chapelle d'un prieuré de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon, puis à l'endroit où est construite l'église actuelle entre 1848 et 1851. La première pierre du nouvel édifice fut bénite le 17 juillet 1848. C'est à l'époque de la construction de cette église qu'on commence à évoquer le terme de "plateau". En effet, de nombreux ouvriers en sabot, venant des alentours, œuvrant pour sa construction se regroupèrent pour déjeuner sur les hauteurs pour constater l'évolution des travaux. Les ouvriers ont fini par parler de Saint-Just comme de la commune du plateau. L'église du Vieux-Bourg prend alors le nom de Saint-Just à cause des reliques de ce saint qu'elle conserve. Le bourg de Saint-Just renfermait les ceps et collier des seigneurs de Renac. La paroisse de Saint-Just dépendait jadis de l'ancien évêché de Vannes.

Le château de La Vieille-Cour aurait été une des résidences de la duchesse Anne.

Le L'Entre-deux-guerres Mgr Mignen, archevêque de Rennes, vint le bénir l'agrandissement de l'église paroissiale, son nouveau clocher et ses quatre nouvelles cloches ; « toute la paroisse de Saint-Just est à féliciter pour la décoration parfaite de ses maisons et l'érection de 50 arcs de triomphe, tous rivalisant de bon goût et de fraicheur »..

Politique et administration

Démographie

Lieux et monuments vignette|redresse|L'église Saint-Just en 2018 On recense sept monuments historiques et 368 bâtiments inventoriés. sur la commune.

À l'ouest du bourg, les différents monuments situés sur les landes de Cojoux et ses alentours forment un ensemble qui est à considérer comme l'un des quinze plus grands sites mégalithiques d'Europe par la diversité des monuments érigés là du Néolithique jusqu'à l'âge du bronze : alignements, menhirs isolés, dolmens, tertres et tumuli et le plus grand site en termes de diversité de Bretagne après Carnac.

Sur la quinzaine de sites mégalithiques encore visibles, six sont classés ou inscrits aux monuments historiques :

En 2018, le site des landes de Cojoux a fait l'objet de travaux de réaménagement pour mieux mettre en valeur les différents monuments via un "sentier de découverte" qui permet de mieux appréhender les différents édifices mégalithiques et leur environnement"Saint-Just - Inauguration du nouveau sentier de découverte" - Article de Ouest-France du 28 mai 2018. vignette|redresse|La « Maison Mégalithes et Lande » en 2018 L'église Saint-Just, milieu du et début du . Le château du Val : château néo-gothique du édifié à l'emplacement d'un ancien manoir, propriété successive des familles Peschart seigneurs de la Durantaye (au ), Saoullaye (en 1734 et en 1789), Poulpiquet du Halgouet (descendant de Philippe le Beau, fils de l'empereur germanique Maximilien ) et maintenant la famille Saini. Le château était jadis entouré de douves. Le château et son parc sont privés et non ouverts au public. La « Maison Mégalithes et Lande »Le site officiel de la « Maison Mégalithes et Lande » située dans une maison dédiée dans le centre de Saint-Just est le lieu de découverte et d'information sur le mégalithisme local. Ce centre et site d'interprétation permet de découvrir l'histoire du site des landes de Cojoux et des alentours et héberge certaines des pierres remarquables de ces sites qui n'ont pas pu être laissées "in-situ" du fait de leur fragilité comme certaines roches à cupules. Ce musée a fait l'objet d'une réorganisation globale en 2017 (maquettes, vidéos et manipulations...) et se veut ouvert à tous les types de publics pour permettre une meilleure appréhension de l'importance des sites mégalithiques des landes de Cojoux et pour mieux comprendre l'histoire des hommes qui ont vécu ici de la période du Néolithique à celle de l'Âge du bronze.

Personnalités liées à la commune

Louis de Chappedelaine (1876-1939), homme politique.

Bibliographie

Pierre-Roland Giot, J. L'Helgouach, Le tertre tumulaire de la Croix-Saint-Pierre en Saint-Just, Annales de Bretagne, n° 62, 2, 1955, pp 282–292. Jacques Briard, Les mégalithes de Saint-Just, Edition Gisserot 1993. Jacques Briard, M. Gautier, G. Leroux, Les mégalithes et les tumulus de Saint-Just, Les éditions du CTHS, 1995, 175 p.