Tenir feu et lieu est une expression du français québécois qui se rapporte aux droits seigneuriaux de la Nouvelle-France (1534-1763).

Lors de la concession d'une terre, tenir feu et lieu, définissait un ensemble de conditions imposées aux seigneurs ou aux colons : de bâtir une habitation, d'y habiter, de construire et entretenir les chemins, de bâtir un moulin à farine, et de concéder des terres aux colons,

Aux , les terres étaient concédées sans paiement direct à quiconque en voulait une, les concessions étaient contraintes à des redevances seigneuriales annuelles sur la production. Une terre laissée en friche retournait au domaine du seigneur, ou à celui du roi.

Le colon ou le seigneur n'était pas tenu de demeurer sur sa terre, il pouvait avoir des engagés, L’engagé était généralement un homme, âgé d’une vingtaine d’années, célibataire et originaire de l’ouest de la France. En échange de son travail, il recevait logement et repas, des vêtements et un salaire (environ 75 livres par an), en plus d’être remboursé du coût du voyage au Canada.

+ Ferme de l'habitant Cornelius Krieghoff (1815-1872), Ferme de l'habitant, huile sur canevas 1856

Photos

Bibliographie . .

Notes et références

Liens externes

Le Nouvelle-France vers 1745, Commission scolaire des Découvreurs, tirés de Recitus et certains d’Allô Prof Le Bien Public, organe du réveil trifluvien, Trois-Rivières, , 16 pages d'actualités d'entre deux guerres Fleuve Saint-Laurent, Encyclopédie Canadienne - Historica Canada, 2022 Atlas de l'eau, Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs Québec, 2023. Plan directeur de l’eau de la rivière Batiscan, Société d’aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan (SAMBBA) (2015). Village du bûcheron de Grandes-Piles, l’univers des bûcherons québécois d’antan. Menaud maître-draveur, Savard Félix-Antoine (1896-1982), Les Presses de l'Université de Montréal 2004

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