Le diocèse de Porto (en latin : ; en portugais : ) est une Église particulière de l'Église catholique au Portugal.

Son siège se situe à Porto, avec la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption. Créé au , il est suffragant de l'archidiocèse de Braga, s'étendant sur , avec 477 paroisses., regroupées en 22 vicariats, eux-mêmes regroupés en 4 zones pastorales Paróquias, vigararias e região pastorial, diocese do Porto..

Territoire

Le diocèse s'étend sur deux districts portugais. Il comprend : toutes les communes du district de Porto, à l'exception de Póvoa de Varzim et de certaines paroisses des communes de Santo Tirso et de Vila do Conde, qui appartiennent à l'archidiocèse de Braga ; les communes d'Arouca, Vale de Cambra, Espinho, Ovar, Oliveira de Azeméis, São João da Madeira, Santa Maria da Feira et Castelo de Paiva dans le district d'Aveiro.

Histoire

Le diocèse de Porto a très probablement été érigé au , avec l'affirmation du christianisme sous le règne des Suèves. Le premier siège épiscopal fut la ville de Magnetis, du (latin : Dioecesis Magnetensis), qui correspond à la freguesia de Meinedo dans la commune portugaise de Lousada. Parmi les évêques présents au deuxième concile de Braga en 572 figurait Viator Magnetense, le seul évêque connu portant le titre de Magneto, dont le siège fut transféré dans la ville voisine de Porto avec l'affirmation du royaume wisigoth après 585.

Au premier concile wisigoth de Tolède (589), deux évêques portucalensis étaient présents : Constâncio et l'arien Argiovito, qui abjura l'hérésie arienne. D'autres évêques sont connus pour toute la période wisigothique jusqu'à la fin du . En 716, la ville fut conquise et détruite par les Musulmans et, pendant environ deux siècles, on n'a plus aucune nouvelle de la communauté chrétienne de Porto ; il est probable que de nombreux chrétiens, y compris les évêques, se soient réfugiés plus au nord, dans les terres asturiennes.

Au cours de la seconde moitié du , Porto et sa région furent reconquises par les chrétiens et leurs édifices furent restaurés. C'est à cette période que remontent la consécration ou la construction de certaines églises et de certains monastères. Lors du concile d'Oviedo, en 900, apparaît le nom de l'évêque Gomado, le premier connu après une longue interruption dans la succession épiscopale. La série suivante n'est pas complète et interrompue à plusieurs reprises ; après 1070, on ne connaît plus d'évêques, et l'Église de Porto fut gouvernée par des archidiacres, sous la supervision des archevêques de Braga.

En 1113, le siège de Porto fut définitivement rétabli avec la nomination de l'évêque Hugo, d'origine française et archidiacre de l'Église de Compostelle. En décembre 1114, Hugo convoqua un synode avec les évêques des diocèses voisins afin de définir certains aspects religieux et d'établir les limites des différents diocèses concernés, qui furent fixées par le pape Pascal II avec la bulle Egregias quondam du 15 août 1115Texte de la bulle, dans España sagrada, XXI, pp. 297-299. et qui restèrent inchangées jusqu'en 1881. Par la même bulle, le pape plaça le diocèse sous la juridiction directe du Saint-Siège ; mais celui-ci fut très vite rattaché à la province ecclésiastique de Braga.

Une période de tension dans la vie du diocèse survint en 1640, lorsque le pape Urbain VIII reconnut comme évêque Francisco Pereira Pinto, élu par Philippe III d'Espagne, mais empêché de prendre possession du diocèse, tandis que Jean IV du Portugal élut deux candidats successifs qui ne furent pas reconnus par le pape. Cette période s'étendra jusqu'à la mort de Francisco Pereira Pinto en 1670.

Au siècle suivant, la situation se répéta lorsque, en 1716, le pape Clément XI ne reconnut pas le candidat à l'épiscopat nommé par le roi, João Maria. Le siège resta vacant jusqu'en 1741. Mais ce ne fut pas la dernière fois, car en 1833, le candidat à l'épiscopat nommé par le roi, Manuel de Santa Inês, ne fut pas reconnu et le siège resta vacant jusqu'en 1843.

En 1770, il céda une partie de son territoire pour la création du , qui fut toutefois supprimé dès 1778 et dont le territoire fut réintégré à celui de Porto.

À la suite de la réorganisation des diocèses portugais, prévue par la lettre apostolique Gravissimum Christi du pape Léon XIII du 30 septembre 1881, le diocèse de Porto agrandit son territoire en acquérant des paroisses des diocèses voisins de Braga, Lamego et Aveiro, ce dernier ayant été supprimé dans le même temps. Le diocèse comptait alors 434 paroisses et Lettre apostolique Gravissimum Christi, dans Leonis XIII Pontificis Maximi Acta, vol. II, Rome, 1882, pp. 343-357.

Le 24 août 1938, il céda une autre partie de son territoire au profit de la restauration du diocèse d'Aveiro.

Les dix derniers évêques 1899-1918 : António (V) José de Sousa Barroso 1919-1929 : António (VI) Barbosa Leão 1929-1942 : António (VII) Augusto de Castro Meireles 1942-1952 : Agostinho de Jesus e Sousa 1952-1982 : António (VIII) Ferreira Gomes (1952-1982), ancien évêque de Portalegre 1982-1997 : Júlio Tavares Rebimbas 1997-2006 : Armindo Lopes Coelho 2007-2013 : Manuel (I) José Macário do Nascimento Clemente, devenu par la suite patriarche de Lisbonne 2014–2017 : António (IX) Francisco dos Santos depuis le 15 mars 2018 : , anciennement évêque des Forces armées

Notes et références

Voir aussi

Article lié Église catholique au Portugal

Liens externes

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