Morizécourt est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.
Géographie
Localisation Village entouré par les communes de Serécourt, Frain, Tignécourt, Martigny-les-Bains et Lamarche.
Géologie et relief Espaces naturels : 2 espaces protégés Natura 2000 ; 2 zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (Znieff).
Sismicité La commune est située en zone sismique faible
Hydrographie
Réseau hydrographique La commune est située pour partie dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse et pour partie dans le bassin versant de la Saône au sein du bassin Rhône-Méditerranée-Corse. Elle est drainée par le ruisseau de Deuilly, le ruisseau de la Chèvre et le ruisseau de l'Etang de Chalandray.
vignette|centre|redresse=2.0|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de MorizécourtLa ligne de partage des eaux entre le bassin versant de la Meuse et le bassin versant de la Saône est représentée par une ligne verte en tirets-points..
Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Nappe des Grès du Trias Inférieur ». Ce document de planification, dont le territoire comprend le périmètre de la zone de répartition des eauxUne zone de répartition des eaux est une zone comprenant les bassins, sous-bassins, fractions de sous-bassins hydrographiques et systèmes aquifères définis dans le décret du 29 avril 1994, où sont constatées une insuffisance, autre qu'exceptionnelle des ressources par rapport aux besoins. de la nappe des Grès du trias inférieur (GTI), d'une superficie de , est en cours d'élaboration. L’objectif poursuivi est de stabiliser les niveaux piézométriques de la nappe des GTI et atteindre l'équilibre entre les prélèvements et la capacité de recharge de la nappe. Il doit être cohérent avec les objectifs de qualité définis dans les SDAGE Rhin-Meuse et Rhône-Méditerranée. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le conseil départemental des Vosges.
La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lignéville », sur la commune de Lignéville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site publié par Météo-France en ..
Urbanisme Typologie Au , Morizécourt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vittel - Contrexéville, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (63,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (37,5 %), forêts (35,9 %), terres arables (16 %), zones agricoles hétérogènes (8,2 %), zones urbanisées (2,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Voies de communications et transports Voies routières La commune est à de Serécourt et 3,3 de Frain par la D 25Plan et voies routières.
Transports en commun Fluo Grand Est
Intercommunalité Commune membre de la Communauté de communes des Vosges côté Sud-Ouest.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesiam Malisei curtis (1044) ; Melezeicort (1285) ; Molexecourt (1312) ; Mallizecourt (1468) ; Malesaincourt prez de la Marche (1520) ; Malzecourt (1532) ; Maurizirecourt (vers 1600) ; Morizecourt (1606) ; Morizecour (1656) ; Maurizécourt (1751)..
Morizécourt viendrait de Maurisil curia et non Malise curtis d’où l’on a traduit le nom de saint Maurice patron de la paroisse (1875).
Histoire
Autrefois nommé Malzécourt (Malsei Curtis en 1044 dans le titre de confirmation du prieuré de Deuilly)Origine du nom.
Quelques informations dans la monographie de l'instituteur Morlot en 1889 (Archives départementales des Vosges, 7 pages): État de la communauté de Morizécourt à la veille de la Révolution.
Politique et administration
Budget et fiscalité 2022 vignette|260px|La mairie-école. En 2022, le budget de la commune était constitué ainsiLes comptes de la commune : total des produits de fonctionnement : , soit par habitant ; total des charges de fonctionnement : , soit par habitant ; total des ressources d'investissement : , soit par habitant ; total des emplois d'investissement : , soit par habitant ; endettement : , soit par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants : taxe d'habitation : 10,05% ; taxe foncière sur les propriétés bâties : 32,02 % ; taxe foncière sur les propriétés non bâties : 5,52 % ; taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ; cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet.
Économie Entreprises et commerces Agriculture Élevage de chevaux et d'autres équidés. Élevage d'autres bovins et de buffles.
Tourisme Hébergements et restauration à Monthureux-sur-Saône, Contrexéville, Bulgnéville, Bourbonne-les-Bains, Vittel.
Commerces Commerces et services de proximité.
Population et société Démographie Évolution démographique
Enseignement Établissements d'enseignementsÉtablissements d'enseignements : Écoles maternelles et primaires à Martigny-les-Bains, Lamarche, Isches, Viviers-le-Gras, Dombrot-le-Sec. Collèges à Lamarche, Monthureux-sur-Saône, Contrexéville, Bourbonne-les-Bains. Lycées à Contrexéville, Mandres-sur-Vair.
Santé Professionnels et établissements de santéProfessionnels et établissements de santé : Médecins à Martigny-les-Bains, Lamarche, Mont-lès-Lamarche, Monthureux-sur-Saône, Contrexéville. Pharmacies à Martigny-les-Bains, Lamarche, Monthureux-sur-Saône, Contrexéville. Hôpitaux à Lamarche, Vittel, Ville-sur-Illon.
Cultes Culte catholique, Paroisse Bienheureux-Jean-Baptiste-MenestrelParoisse Bienheureux-Jean-Baptiste-Menestrel, Diocèse de Saint-Dié.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments
L'église Saint-Maurice : Bas-côtés et chœur roman (). Voûtes des nefs et absides, gothique flamboyant (). Le vitrail du chœur, saint Maurice devant ses juges, est posé en 1895. Cette église a été presque entièrement reconstruite au XVe siècle ou au commencement du XVIe. Son clocher, qui s'élève sur une travée entre la nef et le choeur actuels, mais qui devait former l'ancien choeur, appartient seul à l'époque romane, selon Georges Durand. Cette travée est à peu près carrée (5 m x 5,5 m), et voûtée sur croisée d'ogives dont le profil est rectangulaire aux arêtes abattues. Une petite rosace feuillue, d'un très faible relief, est sculptée à la rencontre des ogives. Les doubleaux et les formerets sont en plein cintre, à arêtes vives. La tour n'a qu'un seul étage, qui est celui du beffroi. Sur chacune des trois faces nord, est et sud, s'ouvre une ouïe en plein cintre. La baie principale est percée d'un oculus et composé de deux arcs en plein cintre retombant sur une colonnette centrale. Un toit en bâtière couvre le clocher, sans corniche.
C'est une construction en grès, d'un appareil légérement irrégulier.
Le château de Deuilly : Avec son antique donjon, il fut démoli à trois reprises. D'abord par les Suédois, ensuite par les pillards qui s'ajoutaient à la confusion des temps ; enfin les plaintes des malheureux habitants parvinrent aux oreilles de Louis XIII qui prescrit de détruire les anciennes forteresses féodales, repaires des brigands et des pillards. C'est ainsi que la définitive œuvre de destruction du château de Deuilly commença en Le château de Deuilly. On rasa plus de 200 forteresses de la même manière à cette époque de la guerre de Trente Ans. Il est probable qu’en faisant démolir des châteaux, Richelieu avait surtout pour but de châtier les gentilshommes qui en étaient propriétaires et dont l’énergie et le patriotisme l’avaient irrité.
Le prieuré de Deuilly : Le couvent des bénédictins élevé primitivement en 1044 au pied de la forteresse de Deuilly de et par le duc de Bar Gauthier et sa femme Odile, fut doté magnifiquement et remis à l’abbé de Saint-Epvre de Toul237 Prieuré de Deuilly-lès-Morizécourt.
Le prieuré fut démoli une première fois en 1467 par Pierre du Châtelet qui craignait de voir les Bourguignons s’y installer puis, en 1562, Olry du Châtelet, qui s'était converti au protestantisme, agrandit sa demeure.
En 1625, les bénédictins recommencèrent à rebâtir leur couvent qui porta alors le nom de prieuré Saint-Georges de Deuilly.. En 1713, la vaste propriété fut entourée de mur et une chapelle y fut ajoutée. Un moine très pénitent pour se punir s’enferma dans la cave pendant treize ans.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les séminaristes de Saint-Dié sont venus se réfugier à Morizécourt. La chapelle du prieuré possède un vitrail représentant saint Georges de Deuilly terrassant le dragon, ce vitrail est d’origine. Il ne reste aujourd’hui que le bâtiment principal avec la belle porte d’entrée qui sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du .
Le patrimoine architectural rural : Une enquête thématique régionale (architecture rurale de Lorraine : Vôge méridionale) a été réalisée par le service régional de l'inventaireEnquête thématique régionale (architecture rurale de Lorraine : Vôge méridionale) : Fermes et maisons d'ouvrier de la commune de Morizécourt.
Sacrilège