Pierre Joseph François Bodin, né le à Tours, mort le à Blois, est un homme politique de la Révolution française.

Il ne saurait être confondu avec Vincent Jacques Bodin, député des Deux-Sèvres au Conseil des Cinq-Cents.

Biographie Pierre Joseph François Bodin est le fils de Pierre Simon Bodin, salpêtrier du roi, et de Françoise Estevou. Après avoir été soldat au régiment de Navarre, il s'installe comme chirurgien à Montrichard (Loir-et-Cher), puis à Limeray (Indre-et-Loire)Philippe Jardin, Martin Gardien: conventionnel oublié, Lemercier, 1989 , où il devient maire de cette commune à partir de 1789.

La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Pierre Bodin, alors commandant de la garde nationale de Limeray, est élu député du département d'Indre-et-Loire, le huitième et dernier, à la Convention nationale.

Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la réclusion et le bannissement sous peine de mort et vote en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine :Louis a rompu le contrat social qui l'unissait au peuple ; il a parjuré son serment, et conspiré contre la liberté. [...] je vote pour la réclusion de Louis et de sa famille, pendant la guerre ; le bannissement, sous peine de mort, un an après la paix. Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze.

Le , il est envoyé en mission aux côtés d'Albert Ruelle (député d'Indre-et-Loire) près l'armée des côtes de La Rochelle en Indre-et-Loire. Le , ils sont tous les deux rappelés à la Convention

Du au , il eut à remplir une mission à l'Armée de l'Ouest où il fit preuve de modération et de sang-froid. À cette occasion, il profita de son passage à Tours pour y faire libérer un certain nombre de ses compatriotes qui avaient été injustement emprisonnés.

Le , le département d'Indre-et-Loire l'élut député au Conseil des Cinq-Cents, par 135 voix sur 251 votants. Il cessa de faire partie de cette assemblée le . Le il est nommé inspecteur de la loterie nationale en Loir-et-Cher, dans le Cher, en Indre-et-Loire et dans la CreuseArchives nationales, Procès verbaux du directoire exécutif, An V-AnVII, tome III p. 124. Il fut finalement nommé capitaine de gendarmerie à Blois où il mourut.

Marié avec Françoise Emmanuelle Mesnard, il est le père d' Étienne Soulange-Bodin.

Ouvrage et rapports Mon opinion sur l'affaire de Louis Capet (1793) 7 pages Rapport fait au nom du Comité militaire sur la réorganisation de la garde nationale des départemens (1795) 14 pages Essai sur les accouchements Lemaire (1796) 136 pagesprésenté à l’académie des sciences dans sa séance du 11 prairial an II

Notes et références

Annexes Bibliographie

Charles Louandre et Félix Bourquelot, La Littérature française contemporaine 1827-1844, Félix Daguin, Paris, 1846, Jacques-Xavier Carré de Busserole, Dictionnaire géographique historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, tome 1, 1878,

Articles connexes Révolution française Liste des membres de la Convention nationale par département Liste des membres du Conseil des Cinq-Cents Résultat par département du scrutin sur les quatre questions posées lors du procès de Louis XVI

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