La rue de la Tour-des-Dames est une voie publique du de Paris. Elle relie la rue Blanche et la rue Catherine-de-La-Rochefoucauld.
Situation et accès
Ce site est desservi par la station de métro Trinité - d'Estienne d'Orves.
Origine du nom Dès 1494, il est question d'un « moulin aux Dames », supposé être construit en 1320 et situé en cet endroit. En 1383, il figure sur les plans de censives. Il est, alors, stipulé l’obligation de moudre les blés nécessaires à la nourriture des religieuses et de leurs domestiques, En 1717, le moulin ne tourne plus, les terres sont affermées à un marchand de chevaux. Le bâtiment est transformé en colombier. Sur le plan de Turgot, une tour est figurée sur cet emplacement : elle était située à l'angle de la rue Catherine-de-La Rochefoucauld indiquée sur le plan de Turgot « ruelle de la Tour des Dames ». Cette tour, qui appartenait aux « dames », les abbesses de Montmartre, existait encore en 1821, et se trouvait alors dans l'hôtel LestapisMaurice Dumolin, Notes sur l'abbaye de Montmartre, Société de l'histoire de Paris, 1932...
Historique
Cette rue provient d'une très ancienne ruelle du village des Porcherons conduisant, jadis, de la rue Blanche à un moulin à vent appartenant à l'abbaye des Dames de Montmartre et est tracée sur le plan de Jean de La Caille de 1714.
Vers 1760, elle est appelée « ruelle Baudin » puis « rue Baudin » (du nom du propriétaire) et figure sur le plan de Deharme de 1763 avant d'apparaitre sous le nom de « rue de la Tour-des-Dames » sur le plan de Verniquet de 1789. La partie de la ruelle Baudin dans le prolongement vers l'est de l'actuelle rue de la Tour-de-Dames a disparu. La ruelle de la Tour des Dames figurant sur le plan de Turgot est l'actuelle rue de La Rochefoucauld.
Cette rue fut sous la Restauration et la monarchie de Juillet au cœur du nouveau quartier de la Nouvelle Athènes. Le receveur général des finances de la Seine Augustin de Lapeyrière et l’architecte Auguste Constantin ont conçu la rue pour en faire la plus élégante du nouveau quartier. Lapeyrière acquiert l’hôtel de Valentinois, rue Saint-Lazare, en 1820. Après le démantèlement de la propriété, une partie du parc est destinée à l’aménagement de la rue de la Tour-des-Dames, pages 44 à 50..
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Plusieurs célèbres comédiens ont habité dans la rue« Rues Pigalle, La Rochefoucauld, de la Tour-des-Dames », www.paris-pittoresque.com.. : hôtel de Mademoiselle Mars, construit en 1820 par Auguste constantin et transformé, en 1824, par Louis Visconti (Ludovico Tullio Giocchino Visconti) pour le maréchal de Gouvion-Saint-Cyr. En 1824, l'hôtel est racheté par la célèbre comédienne Mademoiselle Mars, amie de Talma, qui habitait dans la même rue. Le maréchal Berthier en devient propriétaire en 1840. : hôtel de Lestapis construit en 1819 à l'origine pour le prince de Wurtemberg, l'architecte Biet l'acheva pour le pair de France Claude Bailliot. La famille de Lestapis en fut propriétaire de 1838 à 1870. : hôtel de Mademoiselle Duchesnois construit en 1820 par Auguste Constantin pour le spéculateur Jean-Joseph-Pierre-Augustin Lapeyrière sur des dépendances de son hôtel de Valentinois. En 1822, Augustin Lapeyrière revend l'hôtel à Catherine-Joséphine Duchesnois, tragédienne de la compagnie de Talma. Cette actrice rivale de Mademoiselle George cacha pendant et après les Cent-Jours des victimes désignées tour à tour, aux vengeances de l'un et de l'autre parti. : le moulin en forme de tour, qui a donné le nom de la rue, était situé à hauteur du 4. Aujourd'hui s'y trouve l'hôtel construit en 1822 pour Henry Maris Antoine François de Paule de Clouet qui le revend en 1826 au comte Étienne de Cambacérès, neveu de l'archichancelier de l'Empire. L'hôtel est acquis en 1838 par Jules Talabot, frère de Paulin Talabot, d'une famille d'industriels et de promoteur d'entreprises ferroviaires. : hôtel du peintre Horace Vernet construit en 1822 par l'architecte Louis Pierre Haudebourt, époux de la peintre Hortense Haudebourt-Lescot. La façade principale de l’hôtel donne sur l’impasse du rue Saint-Lazare. : hôtel construit par l'architecte Auguste Constantin. Le peintre Paul Delaroche, gendre d'Horace Vernet, y habita (comme inscrit sur le cadastre municipal de 1850 environCf. Paris, archives municipales, inv. RES/A1513/7.. : hôtel particulier du grand comédien Talma (où il est mort), construit en 1820 par Paul Lelong. Il en confia la décoration au peintre Eugène Delacroix en 1821 avec ordre de s'inspirer des fresques d'HerculanumFrédéric Martinez, Delacroix, Gallimard, 2016.. Une plaque commémorative lui rend hommage.
: le médecin Jean Charcot y résida. : adresse, durant l'enfance et l'adolescence, chez sa tante, d'un certain Jean-Philippe Smet, alors qu'il commence sa carrière artistique de chanteur avec des membres de son entourage familial, Les Hallidays. Il deviendra célèbre sous son nom de scène : Johnny Hallyday PARIS 9e - PARADIS DES ROCKERS« Dans ce quartier est né le Rock en France », bvjhostelparis.com, 7 décembre 2017.. Une plaque commémorative lui rend hommage. : emplacement de 1830 à 1873 de la poste aux chevaux dont l’entrée était au rue Jean-Baptiste-Pigalle. Elle est remplacée, en 1927, par une sous-station électrique. Depuis 2014, le Centre d’animation Nouvelle Athènes - Jacques-Bravo occupe les locaux, pages 74-75... : dans cet immeuble habitait avec sa mère l'acteur Lino Ventura
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie
Bruno Centorame (dir.), La Nouvelle Athènes. Haut lieu du romantisme, Action artistique de la Ville de Paris, Paris, 2001, . Charles Lefeuve, Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, 1875. « Rues Pigalle, la Rochefoucauld et de la Tour-des-Dames », www.paris-pittoresque.com.
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Catégorie:Rue dans le 9e arrondissement de Paris