Pikogan est une communauté autochtone de la Première Nation Abitibiwinni, une Première Nation Anishinaabeg, située au Québec au Canada. Elle est bordée par la rivière Harricana et enclavée dans la ville d'Amos. D'ailleurs, elle était autrefois appelée réserve d'Amos. Elle fut créée officiellement en 1956.
Toponymie En 1964, plusieurs résidents vivaient encore dans des tentes, expliquant ainsi l'origine du nom qui signifie tente de peau ou tipi en langue algonquine. Une petite église, dirigée par les Oblats, fut érigée en 1967 en forme de tipiToponymie : Pikogan.
Histoire Le pensionnat autochtone d'Amos a fonctionné de 1955 à 1973. Richard Kistabish, ancien chef de sa communauté de Pikogan, est enlevé à l'âge de 6 ans pour être placé au pensionnat autochtone d'Amos en 1955. Il témoigne : . Sur place il retrouve l'emplacement de l'ancienne chapelle, elle aussi détruite, quatre enfants ont été violés dans le confessionnal.
La réserve fut créée officiellement en 1956. Les Abitibiwinnik cessent de fréquenter la Pointe-aux-Indiens, située sur le lac Abitibi pour s'établir près d'Amos.
L'église fut construite en 1967.
Géographie La réserve de Pikogan est située au bord de la rivière Harricana dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue au Québec. En fait, elle est enclavée par la ville d'AmosRépertoire des municipalités : Réserve indienne de Pikogan (Hors MRC (autochtones) sur le site des Affaires municipales, régions et occupation du territoire..
Démographie Les résidents de la réserve de Pikogan sont des membres de la bande d'Abitibiwinni de la Première Nation algonquine. Ils furent identifiés pour la première fois sous la dénomination de Nation des Abbittibbis dans des documents datant du . Le recensement de 2011 de Statistiques Canada y dénombra Recensement 2011, soit 10,5 % de plus qu'en 2006Recensement 2006. Une importante part des membres de la Première Nation Abitibiwinni ne vit pas sur la communauté. En effet, en , selon Affaires autochtones et du Nord Canada, la bande avait une population inscrite totale de dont 43% vivaient hors réserve..
Économie Les activités principales sur la réserve sont le piégeage, le tourisme, la foresterie et les mines. On compte aussi une centaine d'Abitibiwinnik qui travaillent à titre de fonctionnaire ou d'ouvrier pour le gouvernement local.
Langues La principale langue parlée à Pikogan est le français, suivie de l'anglais et de l'algonquin, la langue traditionnelle des Abitibiwinnik. Cette dernière est encore parlée par les aînés, mais sa compréhension décline chez les jeunes. Des programmes sont mis sur pied afin de la valoriser auprès des jeunes et elle est enseignée à l'école primaireSite internet pikogan.com – Portrait de la communauté..
Culture Le , la communauté Abitibiwinni de Pikogan lance le premier festival de musique autochtone en Abitibi-Témiscamingue. Le Festival Mama8i Nikamo se tiendra les 13 et présentant l’artiste Samian en tête d’affiche. L'organisation de cet événement a pour but de souligner la 10e édition de son pow-wow annuel.
Personnalités notables Roger Wylde (artiste multidisciplinaire) Samian (rappeur) Oscar Kistabish (ainé anicinabe)
Administration Pikogan est gérée par le conseil de bande de la Première Nation Abitibiwinni qui est élu par un système électoral selon la coutume basé sur la section 11 de la Loi sur les indiens. Il est composé du chef David Kistabish et du vice-chef Bruno Kistabish élus pour le mandat de 2015 à 2019, ainsi que de trois conseillers élus pour le mandat de 2014 à 2017...
Notes et références
Annexes Articles connexes Administration territoriale de l'Abitibi-Témiscamingue Autochtones du Québec Conseil de la Première Nation Abitibiwinni Richard Kistabish Cris de Washaw Sibi
Liens externes
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