Les thermes de Saint-Vincent sont un établissement thermal situé à Saint-Vincent en Vallée d'Aoste en Italie.

Eaux thermales vignette Les eaux de Saint-Vincent permettent le traitement des maladies de l'estomac, de l'intestin, du foie et des voies biliaires, dans les troubles de la digestion. Les cures sont également efficaces dans les cas de diabète, d'obésité, et dans les problèmes gastro-intestinaux ainsi que dans la plupart des affections touchant le système respiratoire.

Origine Le , un prêtre originaire de Saint-Vincent, Jean-Baptiste PerretNé à Saint-Vincent le il est le second des huit enfants de Jean Antoine (1682-1732) et de Jeanne-Baptiste Damay (morte en 1765), il décède au même endroit le ., féru de chimie et de minéralogie, constate que les vaches de l’alpage étaient attirées par l’eau d’une source jaillissant d’une roche micacée. Il effectue des prélèvement et découvre que cette eau est riche en bicarbonate, acide carbonique, sulfate de sodium et chlorures.

Jean-Baptiste Perret acquiert alors la source et procède à des analyses plus approfondies qui attestent des qualités diurétiques et purifiantes de l'eau.

Dans le courant de l’année 1778 le roi Victor-Amédée III de Sardaigne et son fils le prince Victor-Emmanuel de Savoie, futur duc d'Aoste, s’intéressent, à cette découverte et envoient l’ingénieur, M. de Buttet, ainsi que le docteur Gioanetti, professeur de l’Université de Turin, qui confirment en 1779 l’intérêt de la source qui génère un débit de 360 litres par jour Document cote F1/1 « Archivi Aggregati » Azienda comunale Fons Salutis. Archivio Storico Comune di Saint-Vincent

En 1792, avant de mourir, Jean-Baptiste Perret avait fait don de ses droits sur la source à la paroisse de Saint-Vincent. En 1808, le curé Jean-Baptiste FreppazNé à Issime le et décédé à Saint-Vincent le , curé de Saint-Vincent de 1793 à sa mort. achète le terrainActe du par lequel Jacques-Joseph de feu Vincent Gorris cède « une pièce de terre en vacole et masure (où se trouvent les eaux de Saint-Vincent) » pour la somme de trente francs, « valeur de France ». Une convention prévoit expressément que « la famille du vendeur et ses frères et les familles de ces derniers auront usage des dites eaux thermales ».. En 1820, Jean-Baptiste Freppaz cède l’ensemble désormais nommé « Fons Salutis » à la commune de Saint-Vincent pour la somme de 50 liresActe du par lequel le curé Freppaz se réserve également l’usage de l’eau pour « lui-même, ses successeurs et les invités de la paroisse »..

Développement vignette|left Le gouvernement du duché d'Aoste avait engagé une somme de 57,1 lires pour la construction d’ouvrage de captation et de bassins. Un investissement complémentaire de 40 lires est rapidement nécessaire.

En effet, dès 1792 une route reliant le bourg à la source, est construite et un premier et modeste établissement de cure est édifié. Il reçoit la visite des premiers curistes : en 1797 Benoît-Maurice de Savoie duc de Chablais (1741-1808), dernier fils du roi Charles-Emmanuel III de Sardaigne , la reine Marie-Thérèse d'Autriche-Este, épouse de Victor-Emmanuel de Sardaigne, ainsi que les princesses Marie-Anne de Savoie et Marie-Christine de Savoie en 1828. Giosuè Carducci y séjournera également.

En 1826 l’ingénieur Despines des mines de Pesey découvre une seconde source en profondeur qui permet d’obtenir un débit supplémentaire de 176 litres par jour. vignette La renommée de l’établissement thermal de Saint-Vincent est désormais établie et vers 1840/1845 se sont plus de 500 curistes qui fréquentent la source dont Ferdinand de Savoie, duc de Gênes. En 1898, sa fille, la reine Marguerite d’Italie vient à Saint-Vincent entraînant à sa suite une clientèle de fonctionnaires du royaume d’Italie, d’hommes d’églises, d'avocats, de notaires, de banquiers et de commerçants. Jusqu’en 1911 se succèdent, comme curistes, la princesse Marie-Laetitia Bonaparte, seconde épouse du roi Amédée d'Espagne, le prince Napoléon Joseph Bonaparte gendre du roi Victor-Emmanuel II de Savoie et le prince de Monténégro Danilo II Aleksander Petrović-Njegoš Beau-frère du roi Victor-Emmanuel III d'Italie .

Cette clientèle permet le développement du tourisme à Saint-Vincent et la construction de nombreux hôtels ainsi que l’aménagement des structures préexistantes. Le Grand Hôtel Billia est inauguré en 1947.

En 1900, les thermes sont agrandis et reliés au bourg de Saint-Vincent par un funiculaire. Ils sont complètement reconstruits et modernisés sur ² en 1959. De nouvelles analyses de l'eau sont effectuées à cette occasion. En 2005 le funiculaire est à son tour complètement rénové.

Un vaste programme de rénovation et de restructuration de l'ensemble thermale comprenant les « Nouveaux Thermes », les « Fons Salutis-Vieux Thermes » et « l'hôtel Source » soit un domaine de a été mis en œuvre en Adalberto Perosino, syndic de Saint-Vincent « Rinnovo del complesso termale » dans Environnement, bulletin de l'Assessorat de l'environnement de la région autonome Vallée d'Aoste n°51 juin 2011 24-26.. Le nouvel établissement, dont la gestion a été concédée par la commune pour 30 ans au groupe Bonatti de Parme, a rouvert ses portes le .

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Commune de Saint-Vincent (Ouvrage collectif), Saint-Vincent entre histoire, tradition, souvenir et renouveau (2002). Abbé Joseph-Marie Henry, Histoire populaire religieuse et civile de la Vallée d'Aoste, Imprimerie Marguerettaz, Aoste (1929) réédition en 1967 284-285. Aldo Hosquet, La Chiesa di Saint-Vincent attraverso i secoli, Imprimerie Valdôtaine, Aoste (1974) Bulletin paroissial de Saint-Vincent de , 2-7. Laura Decanale Bertoni (a cura di), Saint-Vincent e le sue Terme. Documenti e immagini 1770-2012, Saint-Vincent: comune di Saint-Vincent, 2012.

Liens externes Page des thermes sur le site de la région autonome Vallée d'Aoste Bien-être en Vallée d'Aoste

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