Les marbres modernes désignent les marbres utilisés dans le monde occidental à partir de la Renaissance et jusqu'à nos jours. Après plusieurs siècles d'utilisation moins intensive du marbre durant le Moyen Âge, de nombreuses carrières sont de nouveau exploitées et de nombreuses autres sont découvertes, depuis environ les sous l’impulsion des Médicis souverains de Toscane en Italie, et de Louis XIV en France.

Alors que les « marbres antiques » désignent des roches de composition très variée, les listés ici sont en majorité des roches calcaires : de vraie « marbres » au sens géologique moderne (des calcaires métamorphiques entièrement cristallisés) mais aussi d'autres variétés de calcaire dur. Les autres roches polissables, non calcaires, sont moins désignées par le terme de « marbre », on leur préfère souvent leurs noms géologiques modernes pour les différencier : granite, basalte, porphyre, serpentinite, bien que le grand public utilise souvent le terme générique « marbre » pour désigner globalement toute roche ferme polissable.

Marbres de Grèce En tant que pays producteur de marbre, la Grèce est réputée depuis l'Antiquité. L'extraction des carrières de marbre a été intensive aux .

L'île de Thassos est célèbre pour ses carrières de marbre blanc. La marbrerie : Philippides Marbel of Thassos est un exemple du savoir faire de Thassos. L'île de Tínos est l'un des centres les plus importants de l'artisanat grec moderne du marbre. L'économie marbrière est surtout présente dans la région de Pánormos (ou Pýrgos), avec un musée de l'artisanat du marbre. L’artisanat du marbre de Tinos est inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO...

Marbres d’Italie thumb|200px|right|Santa Maria del Fiore de Florence 200px|thumb|right|La statue du Nil de la fontaine des Quatre-Fleuves à Rome La Sicile compte plus de cent sortes de marbres : Le Sicile, dit aussi Sicile antique. Ses couleurs rouges, blanches, vertes ou grises, sont très vives et imitent celles des jaspes et forment des taches, des rubans rayés, des veines. Il est susceptible d’un lustre éclatant. On distingue deux variétés principales : l’une ressemble à une brèche, l’autre est rempli de coquilles bivalves. Il est rarement en morceaux volumineux et on en fait des tables, des cippes, des socles et des placages. ... La Toscane avec Les marbres de Sienne qui sont de plusieurs sortes : le jaune de Sienne, d’un jaune doré avec des flasques et des veines gris-noirâtre. Exploité à Montarrenti de la commune de Sovicille près de Sienne. La brocatelle de Sienne, exploité à Montagnola senese à partir du pour la construction d’églises et particulièrement pour le dôme de Florence et la cathédrale d'Orvieto. Ce marbre est composé de petites parties jaunâtres formant, par leur réunion, de grandes taches entourées de veines gris-bleuâtre tendant au rouge. Le marbre vert de Florence, c’est un marbre serpentineux. Les marbre de Carrare , un des marbres les plus connus et des plus diffus, surtout les blancs. Le Vert de Prato, marbre serpentineux, vert foncé tacheté de noir et de blanc, c'est le marbre vert emblématique de l'architecture de la Toscane, où il est souvent associé en contraste avec le blanc de Carrare.

Les marbres vénitiens et en particulier ceux de Vérone, sont extrêmement variés et une trentaine de carrières fournissent ou ont fourni plusieurs espèces de marbres : Le mandelato est un marbre mélangé de taches jaunes et blanchâtres. Le marbre rouge de Vérone, d’un rouge vif tirant sur l’hyacinthe (variété rouge-orangé de quartz). Brèche de Vérone, espèce de poudingue jaunâtre à noyaux ronds ou oblongs, jaunes, bruns, rouge et gris, cimentés par une pâte sablonneuse composée de grains de mêmes couleurs. Le socle de la statue du Nil de la fontaine des Quatre-Fleuves à Rome est en ce marbre.

Les marbres de la côte de Gênes qui abondent en : Marbre noir veiné blanc, tiré du mont Alcino, Marbre bleu uni et veiné, dits bardigio, près de Staremma; Marbre Vert de Gênes marbre serpentineux vert, veiné de blanc, et flaqué de rouge sombre Marbre Vert d'Égypte sans flaque rouge Marbre Vert de mer Marbre Polzeverra les parties blanches abondent et les filets verts sont lâchement embrouillés Marbres panachés de rose et de blanc, de Seravezza; Marbre noir taché de jaune et veiné de blanc qu'on trouve à Porto Venere, d'où dérive son nom Marbre violet de Carrare qui offre beaucoup de variétés

Marbre blanc de l'île d'Elbe

Marbre de Rovigo, de couleur blanche, il est inférieur au marbre de Carrare ; on l’exploite près de Padoue. Marbre de Bergame, vert tacheté de gris et de noir intense. thumb|200px|right|Dôme de Milan Marbre de Mergozzo, de la commune de Mergozzo au bord du lac Majeur. Il est blanc veiné de noirâtre. La plupart des églises de Milan sont ornées de ce marbre et la cathédrale en est bâtie. Les blocs étaient acheminés à Milan par le Naviglio Grande, canal creusé à partir de 1179 et qui fait partie des canaux de Milan. Marbre noir de Côme. Les marbres du Piémont qui ont beaucoup de rapport avec ceux de Gênes : Le marbre blanc de Ponte, marbre statuaire exploité non loin de Turin, Le vert de Suse, vert et blanc, imitant le vert antique, exploité à Bussolin près de Suse.

Les Marbres des Abruzzes, un est blanc et l’autre coquillé.

Marbres du Trentin : Marbre vert du Trentin, vert mêlé de blanc, les pyrites qu’il contient le rendent difficile à travailler. Marbre vert de Bressanone, vert foncé (serpentine (minéral)), varié de taches jaunes, mêlées de talc blanc argentin. Marbre brèche du Trentin, connu sous le nom de brèche de Vérone, dans les hautes montagnes de Vallarsa. Sur un ciment rouge, il présente un grand nombre de taches bleues, rouge pâle, cramoisies, etc.

Marbres de France 200px|thumb|right|Les façades est du château de Louis XIII autour de la « Cour de marbre ». En France, le goût pour les marbres date de Louis XIV et de son ambition fera découvrir de nombreuses carrières allant du nord de la Belgique jusqu’aux Pyrénées. Allier : Marbre du bourbonnais, de couleur tricolore, bariolé de rouge, de jaune et de bleu ; on le tire de près de Moulins (Allier). Brocatelle de Moulins, marbre coquillé, gris-bleuâtre, veiné de brun et jaune doré. La carrière fut découverte par Caylus en 1760. Les marbres blancs et coquillés ont servi pour les pavés de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Haute-Alpes : Marbre noir de Saint-Firmin, marbre noir foncé et très compact avec des débris de coquilles, assez dur et prend un beau poli. Extrait aux Eygliers, à Saint-Maurice (Isère), à la montagne du Farau et Aspre-l’Ecot. Marbre rouge vineux, de Briançon (rive droite de la Durance), Marbre rouge, blanc, gris et jaune en veines et en taches irrégulières des Eygliers. Utilisé pour les remparts et la ville de Mont-Dauphin, que les Romains connaissaient et travaillaient déjà, comme le prouvent les vestiges existant sur place. marbre blanc, rose et vert mélangé de grenat, aiguille d’épidote et de lames de fer très brillantes avec un grain salin, de Saint-Maurice. Marbre cipolin, comme tous les cipolins il est composé de la matière même du marbre brillant et grenu et talc verdâtre en zones ondoyantes. La manière de le couper donne des aspects différents. Vient de la vallée de Saint-Maurice. Marbre poudingue, comme tous les poudingues, il est composé de galets de marbre blanc, gris, jaune, agglomérés par un ciment rougeâtre, qui peut recevoir un beau poli. Exploité aux Eygliers.

Ardèche : Marbre de Pouzin, jaspé de gris-cendré, presque noirâtre, en zones orbiculaires souvent irrégulières avec de rares veines blanches, renferme quelques coquilles noirâtres. Extrait des carrières du village de Pouzin et de Chaumenac sur les bords du Rhône. Le pont sur la Drôme entre Loriol et LivronLe pont du commando Henri Faure est fait de ce marbre.

Ardennes : Marbre rouge de Givet, rouge, nuancé de taches et de veines plus claires. Il contient des débris d’entroques, chargés en calcaire blanc spathique. Brèche de Givet, marbre noir veiné blanc Marbre rouge de Charlemont, veiné de blanc et rouge, et ses taches blanches sont dues à des madrépores.

Ariège : Marbre noir et blanc Grand antique d'Aubert, à Moulis, déjà exploité par les Anciens. Marbre gris veiné de bleu, se trouve à Montaillou et Montferrier. Brèche violette, semblable à la brèche violette d’Italie et n’en diffère que par des taches plus petites. Bleu turquin de Seix. Vert d'Estours, à Seix, proche du Campan vert, mais plus clair, fond de couleur ivoire parsemé de fines lignes vertes. Aube : Marbre lumachelle gris, connu sous le nom de Lumachelle grise, il est formé de petites coquilles et prend un beau poli.

Aude : Marbre rouge et blanc, dit marbre de Languedoc, de couleur rouge de feu, mêlé de taches blanches de madrépores et de gris, disposé en zones contournées. Il est exploité aux carrières de Caunes-Minervois et décore plusieurs monuments en France ; les huit colonnes de l’arc de triomphe du Carrousel à Paris, les contre-plaques sur les piliers de Notre-Dame, de Saint-Sulpice, de Saint-Roch, le Capitole de Toulouse et décorations sur d’autres villes du Languedoc. Marbre de Roquebrune, il diffère du précédent par ses taches qui sont toutes arrondies. Marbre de Narbonne, blanc mêlé de gris bleuâtre. Marbre de Sigean, d’un vert rembruni, mêlé de taches rouges, il ressemble à certaine partie du marbre campan. Marbre noir coquillier, d’un noir très intense, il contient des bélemnites blanches qui font un très bel effet. Extrait du côté de Narbonne. Marbre jaune et violet, des environs de Narbonne, il a des taches jaunes assez éclatantes sur un fond violet très foncé.

Bouches-du-Rhône : Marbre bariolé blanc, rouge et jaune, localement appelé marbre de Saint-Baume ressemble beaucoup à la brocatelle d’Espagne. Marbre de Tray, (ou Trest), mélangé de jaune et quelques taches grises, rouges et blanches, reçoit un très beau poli et il est extrait au lieu-dit Saint-Jean-du-Désert. Marbre rouge de Vitrolles, d'une couleur que l'on nomme rouge étrusque, d'un fond rouge éclatant parsemé de taches oblongues blanc rosé entourées de jaunes et de bruns. Brèche d’Aix marbre composé d’un fond jaunâtre et de petites taches grises, brunes et rouges. Il reçoit un très beau poli et est exploité dans la ville d’Alep (Syrie), et sur la commune de Beaurecueil, près d’Aix-en-Provence. Brèche de Marseille, dit Brèche de Memphis, fond rougeâtre avec de petits fragments blancs, gris et bruns. Extrait de Marseille.

Calvados : Marbre de Caen, d’un rouge sable et tacheté par de grandes veines grises ou blanches (madrépores), employé en décoration pour les dessus de mobiliers et de cheminées.

Charente : Marbre coquillier

Côte-d'Or : Brèche de Saint-Romain, de couleur brique foncé avec fragments anguleux jaune d’œuf. Brèche de Rocheport, près de Beaune, rouge et blanc, découvert en 1756.

Hérault : Marbre griotte, appelé aussi griotte rouge d'Italie ou marbre du Roi d'un brun foncé avec taches ovales, d’un rouge foncé, dues à des coquilles. Marbre bleu turquin de Saint-Nazaire-de-Ladarez Marbres de France : les carrières des « Marbres de France » sont situées sur la commune de Saint-Pons-de-Thomières. En sont extraites six variétés de marbre de couleurs différentes selon leur zone d'extraction : le Kuros Doré, le Kuros Fleur de Pêcher, le Rouge de St-Pons, le Kuros Perle de Nacre, le Noisette Fleury et le Skyros. Grâce à ses qualités techniques et esthétiques, le marbre de Saint-Pons est très prisé des sculpteurs mais aussi des architectes et des professionnels de l'aménagement d'intérieur. Isère : Marbre blanc salin, blanc, se trouve aux aiguilles de Vaujany. Marbre du Tensin, gris clair avec fragments rose vif nuancé et taches brun chocolat, plus ou moins foncé. On le trouve au Tensin en Dauphiné.