Le Haverford est un paquebot transatlantique britannique mis en service en 1901 pour l' sur la route de Southampton à New York, puis rapidement sur celle de Liverpool à Boston et Philadelphie. Durant ses premières années, ce navire principalement conçu pour transporter migrants et marchandises est victime de plusieurs incidents. Sa compagnie ayant été intégrée à l' (IMM) en 1902, il lui arrive également, durant cette période, d'être utilisé par d'autres compagnies de la société, la et la .
Le début de la Première Guerre mondiale n'entrave pas son service civil. Ce n'est qu'en qu'il est utilisé comme transport de troupes. Durant le conflit, il est attaqué à plusieurs reprises par des sous-marins allemands, l'un d'entre eux parvenant à le torpiller le . Bien que huit personnes périssent, le navire est échoué, puis remis en état. Il reprend ensuite, à partir de 1919, son service à destination de Philadelphie.
En 1921, une autre compagnie de l'IMM, la , reprend la ligne de Philadelphie exploitée jusque-là par l', ainsi que le Haverford. Contrairement à l'habitude de la compagnie, le navire n'est pas renommé, et continue à desservir Philadelphie. Dès 1922, il retrouve sa compagnie d'origine pour plusieurs traversées au départ de Hambourg, puis rejoint à nouveau la . En 1924, usé, le navire est vendu à des démolisseurs italiens, et démantelé l'année suivante.
Histoire Construction et débuts thumb|left|Le Haverford possède un , le Merion.|alt=carte postale colorée du Merion La construction du Haverford débute en 1899 dans les chantiers John Brown & Company de Clydebank. Avec son , le Merion, il est construit pour desservir la ligne de Liverpool à Philadelphie pour l'. Après son lancement le , il est terminé durant le mois d'août qui suit. Les projets de sa compagnie sont modifiés et le Haverford effectue finalement sa traversée inaugurale à titre expérimental sur la ligne de Southampton à New York en passant par Cherbourg. Après cette rotation, le navire est prêté à la (les deux compagnies appartenant à l') qui l'utilise sur la route d'Anvers à New York du au .
C'est à cette époque, en 1902, que John Pierpont Morgan réunit l' et plusieurs autres compagnies maritimes pour former l'. Cet épisode entraîne le transfert de nombreux navires entre les diverses sociétés afin de réorganiser les lignes et d'optimiser leur exploitation. Le Haverford est cependant épargné : l' vient en effet de perdre son Waesland, le , dans une collision. Le Haverford reçoit donc pour mission d'assurer, avec le Merion, la ligne de Liverpool à Philadelphie qui lui était originellement attribuée. À cette époque, son capitaine et une partie de ses marins étant particulièrement friands de football, il n'est pas rare que le paquebot arrive en avance à Liverpool les samedis, pour que l'équipage puisse assister aux matchs.
Ce service est à plusieurs reprises troublé : le , dans le port de Liverpool, une explosion survient dans une de ses cales alors que l'équipage décharge sa cargaison : huit personnes sont tuées et quarante autres blessées. Le (ou 25 selon les sources) 1913, il heurte cette fois-ci des rochers au large de Queenstown, où il venait de faire escale. Deux de ses cales sont inondées, mais il est remis à flot dès le lendemain. Durant cette période, il est également prêté, du au , à une autre compagnie de l'IMM : la . Celle-ci l'utilise pour deux rotations entre Liverpool, Halifax et Portland « SS Haverford », Great Ships. Consulté le 15 mars 2014.
Première Guerre mondiale La Première Guerre mondiale n'entraîne pas immédiatement la réquisition du Haverford, qui poursuit son service en 1914 sans encombre. Ce n'est qu'en qu'il est réquisitionné et transformé en transport de troupes, dans un premier temps afin de desservir les Dardanelles, ce qu'il fait jusqu'en 1916, avant de retourner sur l'Atlantique. Il est alors victime de plusieurs attaques sous-marines. La première survient le au sud de l'Irlande, mais le navire s'échappe sans encombre.
Le navire est moins chanceux le suivant, lorsqu'il est cette fois-ci torpillé au large de l’Écosse. Huit personnes sont tuées, mais l'équipage parvient à échouer le navire sur une plage, évitant ainsi qu'il ne sombre. Six mois de réparations sont nécessaires. Enfin, le , le Haverford est à nouveau attaqué par un sous-marin sur l'Atlantique Nord, mais esquive ses deux torpilles « Haverford of the White Star Line », Titanic-Titanic.com. Consulté le 15 mars 2014. Le navire est ensuite utilisé pour rapatrier des troupes américaines, avant d'être rendu à l' en .
Au service de la White Star et fin de carrière thumb|Le Pittsburgh (par la suite devenu Pennland) rejoint le Haverford sur la ligne de Philadelphie en juin 1922.|alt=affiche promotionnelle du Pennland Le Haverford poursuit sa carrière entre Philadelphie et Liverpool, généralement seul dans le contexte difficile de l'après-guerre. En 1921, cependant, la prend possession de cette ligne, et récupère donc le Haverford, ainsi qu'un navire en construction de l', le Pittsburgh. Le navire est repeint aux couleurs de la compagnie (avec, notamment, une cheminée ocre brun à manchette noire), mais il n'est étrangement pas renommé, ce qui tranche avec les habituels noms en « » des navires de la compagnie « SS Haverford », Titanic and Other White Star Ships. Consulté le 15 mars 2014. Par ailleurs, le navire reste officiellement la propriété de l', de Liverpool.
Le , il effectue sa première traversée pour sa nouvelle compagnie, toujours entre Liverpool et Philadelphie. Durant l'hiver 1922 (de janvier à avril), inutile sur cette ligne, il est prêté à l' qui l'utilise au départ de Hambourg pour New York. Il revient ensuite sur la ligne de Liverpool à Philadelphie pour la , une escale étant cette fois-ci ajoutée à Boston. Il est rejoint par le Pittsburgh en , durant son voyage inaugural. Ce service est troublé par un important accident : le , le Haverford heurte le vapeur américain . Si le Haverford s'en tire sans grands dommages, le reçoit pour dollars de réparations.
En 1924, le paquebot poursuit ses traversées, mais commence à connaître des problèmes structurels et électriques qui l'envoient à plusieurs reprises en cale sèche. Après un dernier voyage, le , entre Liverpool, Belfast, Glasgow et Philadelphie, le navire est donc retiré du service. En décembre, il est vendu à une société de démolition italienne pour livres, et part ensuite en Italie où il est démoli l'année suivante.
Caractéristiques Le Haverford est un paquebot de taille moyenne, avec tonneaux de jauge brute et sur 18. Il dispose d'une cheminée entourée de quatre mâts. Sa propulsion est assurée par des machines à triple expansion, lui permettant d'atteindre une vitesse moyenne de 14 nœuds, plutôt lente pour l'époque sur la ligne transatlantique. Cette faible vitesse s'explique par la vocation même du navire, qui est avant tout destiné à transporter de grandes quantités d'émigrants ( passagers de troisième classe), ainsi que quelques passagers de deuxième classe (150 au départ). Cette capacité est par la suite revue, et le navire transporte durant sa fin de carrière passagers de troisième et 216 passagers de deuxième classe. Outre ces passagers, le navire est également conçu pour transporter une importante quantité de marchandises. Il dispose de sept cales, et sa coque est divisée en onze compartiments étanches.
Références
Annexes
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes « Titanic » and Other White Star Ships, site consacré à la White Star Line avec une liste de navires Titanic-Titanic.com, site de référence sur le Titanic contenant des pages sur la plupart des navires de la compagnie
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