La famille Bruce (autrefois de Brus) est une famille originaire de Normandie dont on trouve les premiers membres au . Elle passa en Angleterre au et donna des branches en Écosse et en Irlande. Une branche reconnue comme issue de la branche écossaise s’installa dans le Poitou au . La filiation authentique de cette famille française ne remonte toutefois pas au delà du avec Adam Brusse, écuyer, seigneur de Walton, qui obtint 1633 du roi d'Angleterre, des lettres patentes reconnaissant qu'il descendait de Robert Bruce, comte de Clackmannan, vivant au , descendant lointain d'un oncle de Robert Bruce, roi d'Écosse de 1306 à 1329. Elle fut reconnue noble en France en 1635 puis en 1715 et subsiste de nos jours.

Origines en Normandie Selon l'ouvrage de Claude Pithois, Brix, berceau des Rois d'Écosse (1980), Robert Bruce auteur commun des branches de la famille Bruce en Angleterre, en Écosse et en Irlande est un membre de la famille normande de Brus qui possédait au le château de Brix en Normandie dans le Cotentin, près de Cherbourg.

Cette famille qui s'installa en Angleterre au sous avec Robert I de Brus (mort en 1142) était originaire de Normandie où elle tenait le château de Brix dans le Cotentin qui lui fut donné au , par le duc de Normandie et portait le nom « de Brus », « de Bruis », « de Brix ». Adam de Brus, premier auteur connu de la famille remplaça l'ancien château en bois par un château en pierre dont il ne subsiste que des ruines. La famille de Brus n’apparaît plus à Brix avant la perte de la Normandie en 1204. Après la mort de Pierre de Brus vers 1185, son héritage passe à Luce de Bruce, petite-fille d'Adam de Brus et femme de Guillaume du Hommet, connétable de Normandie.

Famille Bruce en Angleterre, Écosse et Irlande Jusqu'à 1100 la famille Brus reste dans l'ombre et les histoires légendaires de ses engagements en Angleterre et en Écosse avant cette date ne sont pas prouvé tout comme l'affirmation qu'un Brus accompagna Guillaume le Conquérant lors de la conquête de l'Angleterre est à peu près certainement due à une confusion avec la famille de Braose. Ce n'est qu'à l'arrivée de Robert de Brus I (mort en 1142) en Angleterre sous , que la famille commerce à émerger..

Ses membres installés d'abord en Angleterre s'implantent en Écosse à partir de la première moitié du et y formant l'un des plus puissants clans du pays.

est couronné roi d'Écosse en 1306. En 1326, l'Auld Alliance est renouvelée par le traité de Corbeil, entre Robert Ier Bruce et Charles IV le Bel.

La sœur aînée de Robert Ier devint reine consort de Norvège en épousant le roi Éric II de Norvège.

Un de ses frères, Édouard Bruce, lutte contre les Anglais en Irlande et est victorieux. Couronné roi d'Irlande en 1316, son règne ne dure pas. En 1318, il est vaincu par les Anglais à Dundalk et meurt au combat.

, fils de , succède à son père en 1329. Son existence en Écosse étant devenue trop périlleuse face aux Anglais, il partit pour la France (à bord d'un bateau envoyé par ) et débarqua à Boulogne le . Pendant son séjour en France, il résida principalement au Château-Gaillard. Après quelques années d'exil, il revint en Écosse en 1341 et commença à assumer le gouvernement du royaume. À sa mort sans descendance directe en 1371, les Stuart héritent du trône.

Ascendances de (1142), , est le fondateur de la famille BruceA. A. M. Duncan, « de Brus, Robert (I), Lord of Annandale (d. 1142) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004.. Il a été dit, sans preuves et depuis plusieurs siècles, être le fils d'Adelme de Brus (1094), compagnon d'armes de Guillaume le Conquérant durant la conquête de l'Angleterre, qui aurait combattu à Hastings en 1066 pour devenir le seigneur de Skelton, époux d'Agnès de Sourdeval, dont il eut Robert (1141/1142), Guillaume (1155), prieur de Guisborough, Richard (1131), évêque de Coutances, et Adam(1143), seigneur de Brix qui bâtit le château fort laissant deux fils.. Mais Adelme de Bruce est considéré par certains auteurs comme une invention permettant de légitimer les prétentions des Bruce au trône d'Écosse en enjolivant son histoireEmma Cownie, « Brus, Robert de (supp. d. 1094) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004..

est un allié d’, dont il est présumé avoir soutenu la conquête de la Normandie en 1105-1106. Peut-être aussitôt après la bataille de Tinchebray en , lui donne dans le Yorkshire, principalement dans le wapentake de ClaroClaro était une centaine (en anglais : ou ) du West Riding du Yorkshire ( Riding)., puis de plus autour de Skelton, et quelques autres dans le comté de Durham. La seigneurie de Skelton, était l’un des points d’ancrage du contrôle normand dans le nord de l’Angleterre. Probablement en 1124-1125, le roi lui donne Annandale avec son château.

Son fils Adam (1143) lui succède comme lord de Skelton. Il épouse Agnès, fille d’Étienne, comte d’Aumale. Ses descendants tiennent Skipton encore quatre générations après lui, jusqu’en 1272.

(1194), deuxième fils de , lui succède comme lord d'Annandale.

Robert Bruce ( Bruce) (1243–1304), lord d'Annandale et comte de Carrick (par son mariage), est le père de . Il accompagna d'Angleterre lors de sa croisade de 1269/1270.

Une marche militaire est connue sous le nom de Marche des soldats de Robert Bruce. Elle aurait été exécutée pour la première fois à la bataille de Bannockburn en 1314. La tradition nous enseigne que l'entrée de Jeanne d'Arc à Orléans en 1429 se serait faite aux sons des cornemuses et de cette marche..

Après La plupart des branches de la famille Bruce existantes après le décès de descendent de Thomas Bruce, qui reçut de la seigneurie de Clackmannan. Si ce Thomas était indubitablement apparenté à la famille royale, sa filiation est indéterminée. Il pourrait être un petit-fils ou un petit-neveu de Pour Medieval Lands, il serait un fils illégitime de Edward Bruce, Voir Bruces..

Ce Thomas Bruce laissa un fils, Robert (seigneur de Clackmannan), décédé avant 1389, qui est appelé dilectus consanguineus (cher parent) dans une charte que lui octroya en 1359 le roi . Ce Robert laissa trois fils dont les deux aînés, Robert et Édouard, furent les auteurs de deux grandes branches.

Les descendants de la première branche tiennent aujourd'hui les titres de comte d'Elgin (depuis 1633) et comte de Kincardine (1643), baronnets de Stenhouse (1628) et de Downhill (1804). C'est à cette branche qu'appartiennent notamment : Thomas Bruce (1841), ambassadeur à Constantinople (et connu pour avoir transporté le décor sculpté du Parthénon d'Athènes à Londres) ; James Bruce (1863), gouverneur général du Canada puis vice-roi des Indes ; Victor Bruce (1917), également vice-roi des Indes de 1894 à 1899.

L'auteur de la seconde branche, Edouard Bruce de Clackmannan, épousa avant 1417 Agnès, héritière de la seigneurie d'Airth. Le rameau de la famille Bruce établi en France est issu de cette branche.

Personnalités vignette|redresse|Armoiries de et , rois d'Écosse. (1142), , est amené en Angleterre par le roi après sa victoire décisive de Tinchebray en 1106. Il reçoit de lui de nombreuses terres dans le Yorkshire et le comté de Durham. Il est aussi l'un des Normands sur lesquels s'appuie le nouveau roi d'Écosse pour installer son autorité, son gouvernement et son administration. Il lui donne la seigneurie d'Annandale et son château, probablement dès 1124. En 1138, il participe à la bataille de l'Étendard qui voit la victoire des forces anglaises du roi Étienne d'Angleterre sur celles de d'Écosse. Adam Bruce, le fils aîné du précédent, lui succède dans ses fiefs anglais. Sa descendance s'éteindra en 1272 avec Peter Bruce connétable de Scarborough. (1194 ?), d'Annandale. ( 1191), épouse en 1183 une princesse scote, Isabelle de Dunkeld, fille naturelle de , roi d'Écosse. William Bruce (1211/1212), d'Annandale, succéda à son père . dit le Noble (1226 et 1233), d'Annandale, succéda à son père William. Il épouse Isabelle, fille de David, comte de Huntingdon, frère des rois et d'Écosse. Ce mariage est à l'origine des prétentions de la famille au trône. dit le Compétiteur (1295), d'Annandale, fils de , et prétendant au trône d'Écosse contre Jean Balliol en 1290. Bruce (1304), comte de Carrick, par son mariage. Son fils Bruce sera finalement reconnu roi d'Écosse en 1306. William Bruce of Airth (1490). Envoyé par en France à la tête de troupes auxiliaires, il y eut une brillante conduite, si bien que le fit chevalier de l'ordre de Saint-Michel, lui permettant d'ajouter une fleur de lys à ses armes, et lui donna la seigneurie de Concressault, dans le Berry. James Bruce (1794), diplomate, explorateur et géographe écossais. (1861). Complice de l'évasion du comte de Lavalette lors de la Restauration. Andrew Bruce. Ayant rejoint un escadron blindé des Scots Guards, il débarqua en Normandie en 1944. Au cours de la bataille de Normandie, le près de Chênedollé, son tank fut touché par une roquette Panzerfaust et prit feu. Sévèrement brûlé et blessé à la jambe droite, Andrew Bruce fut évacué vers l'Angleterre. Il est décoré de la Légion d'honneur.

Famille de Bruce en France right|100px|vignette|redresse|Armes famille de Bruce (France)

Gustave Chaix d'Est-Ange écrit « la famille de Bruce en France ne peut remonter par filiation authentique au delà du , date à laquelle Adam Brusse, écuyer, seigneur de Walton, fixé en Poitou à la suite du duc de Thouars dont il était maître d'hôtel, épousa Marie d'IIarman, fille d'un capitaine au régiment des gardes du roi..

Il indique qu'Adam Brusse, écuyer, seigneur de Walton, natif de la province de Stiring en Écosse, obtint en du roi d'Angleterre, des lettres patentes reconnaissant qu'il était fils d'Antoine de Brusse, seigneur de Walton, et de Jeanne Leichman, petit-fils de Thomas de Brusse, seigneur de Larbert-Scheils, et de Marie Drummond, arrière-petit-fils de Thomas de Brusse, écuyer, seigneur de Larbert-Scheils, et d'Élisabeth Auchmoutie, que sa généalogie était très ancienne, que ses prédécesseurs avaient été honorés de la dignité de chevalier et qu'il descendait au sixième degré de Robert Bruce, comte de Clackmannan, chevalier, vivant au . Il obtint du roi Louis XIII, le , des lettres de naturalisation pour lui et pour ses deux fils mineurs et se fit maintenir dans sa noblesse le par sentence de l'élection de Thouars.

Il ajoute que « Les Bruce de France ont, du reste, toujours été reconnus comme parents par ceux d'Écosse et d'Irlande ».

Henri Jougla de Morenas dans Le Grand Armorial de France (1938) écrit que la famille de Bruce est une ancienne et très illustre famille d'origine scandinave, établie au en Normandie qui suivit Guillaume le Conquérant à la conquête de l'Angleterre, et reçut de grands biens en Écosse. Il indique que la famille de Bruce établie en Poitou au est issue de John Bruce, oncle de Robert Bruce (mort en 1329) roi d'Écosse.

Régis Valette dans le Catalogue de la noblesse française (2007) indique que la famille de Bruce est originaire d'Écosse et est une famille d'ancienne extraction écossaise, reconnue noble en France en 1715Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Robert Laffont, 2007, page 53..

Armes D'or, au sautoir de gueules, au chef du même, chargé à dextre d'une étoile d'orE. de Séréville, F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 235..

Personnalités Robert de Bruce (1917). Après avoir été blessé dans l'infanterie, il devient pilote de chasse en pour continuer à combattre. Successivement à l'escadrille N69 et à la N75, lieutenant, il trouve une mort glorieuse, à l'âge de , le , dans un combat aérien mené au-dessus des lignes ennemies, à Consenvoye. Il est décoré de la Croix de guerre et de la Légion d'honneur..

Famille Bruce en Russie