Thonon-les-Bains () est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie (dont elle est une sous-préfecture), en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Située dans la région historique du Chablais et plus précisément du Chablais haut-savoyard (ou français), au bord du Léman, la commune fait également partie de l'agglomération urbaine du Grand Genève. Selon la population municipale de référence en 2025, basée sur les données de 2022, c’est la deuxième commune la plus peuplée du département avec , après Annecy () et devant Annemasse ().

Ses habitants sont appelés les Thononais et les Thononaises.

Géographie Localisation La ville de Thonon-les-Bains est située à d’altitude, sur la rive sud du Léman, à l’extrême nord du massif du Chablais, dans le quart nord-ouest des Alpes.

Le territoire communal s’étend sur une superficie de et borde le Léman sur une distance d'environ .

À l’échelle nationale et internationale Thonon-les-Bains est située : à d'Annecy, préfecture de la Haute-Savoie, à de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, à de Grenoble, à de Paris, à de Marseille pour la France ; à , à l’est de Genève, à quatorze kilomètres à l’aplomb sud de Morges et à à l'aplomb sud de Lausanne pour la Suisse en traversant le Léman.

Description vignette|gauche|Port et ville basse de Thonon-les-Bains. Capitale historique de la petite province savoyarde du Chablais, la ville de Thonon se divise en deux parties bien distinctes : La ville haute avec ses belvédères situé près du musée du Chablais et le terminus du Funiculaire avec un centre-ville sillonné par des rues devenues essentiellement piétonnes avec ses petites maisons et des bâtiments de faible ou de moyenne hauteurs et où l'on trouve de nombreux lieux historiques, notamment des bâtiments religieuxÉmission F3 "Midi en France", sur Thonon-les-bains et la ville basse, au bord du Léman et dont le port de Rives est le point central avec son vieux village de pêcheurs.

La partie de l'agglomération dont les limites sont fixées par la rocade de contournement présente un ensemble architectural assez hétéroclite, composé essentiellement de villas de taille modeste, de quelques rares maisons rurales, ainsi que d'immeubles à la dimension et à la hauteur plus ou moins variées. Hydrographie vignette|gauche|Thonon et le Léman depuis l'espace. Le territoire communal est bordé par deux cours d'eau : la Dranse, rivière française qui s'écoule à la limite orientale du territoire communal, en formant un delta, intégré dans la réserve naturelle du delta de la Dranse, sur une surface de 53 hectares, avant de se jeter dans le Léman. Elle est par conséquent, un affluent du Rhône ; le Pamphiot, modeste cours d'eau s'écoulant à la limite occidentale du territoire communal ; il sépare notamment Thonon et Anthy et prend sa source sur le territoire de la commune d'Orcier.

La commune est également bordée au nord par le Léman, le plus grand lac alpin et subalpin d'Europe centrale et d'Europe de l'Ouest. Le Léman est traversé d'est en ouest par le Rhône, fleuve franco-suisse qui, avec 75 % des apports, constitue le principal affluent du lac.

Géologie et relief Au nord du territoire thononais, s'étend la partie du léman dénommée « Grand lac ». Selon les recherches scientifiques les plus récentes, le creusement de la cuvette du Léman serait lié aux avancées du glacier du Rhône, à l'occasion de grandes phases de glaciationW. Wildi, A. Moscariello et A. Pugin, « Histoire glaciaire du Léman », , dans: C. Bertola, C. Goumand et J.-F. Rubin, Découvrir le Léman. 100 ans après François-Alphonse Forel (Actes du colloque pluridisciplinaire, Nyon, 16-18 septembre 1998), Slatkine, Genève, 1999, 880 p.. En effet, le glacier du Rhône recouvrait la région de l'actuelle Vevey d'environ un kilomètre de glace et la région genevoise d'environ .

Au sud du territoire thononais, la colline des Allinges se situe sur le front de la nappe du Gurnigel dénommé aujourdh'hui sous le vocable de « Complexe Voirons-Wägital ». Les matériaux de cette nappe sont dits de type « ultrabriançonnaise »Site Carmen, page sur la colline des Allinges.

Climat Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du massif alpin.

Températures (sous abri, moyennes) - source : météo-sciez.com Année Température moyenne T. la plus haute T. moyenne la plus haute T. la plus basse T. moyenne la plus basse 2014 le 18.07 le 10.06 le 25.01 le 29.12 2013 le 27.07 le 03.08 le 26.02 le 26.02 2012 le 27.07 le 29.06 le 07.02 le 07.02 2011 le 28.06 le 19.08 le 23.01 le 24.01 2010 le 09.07 le 14.07 le 16.02 le 04.12Sources : Météo-Sciez

Températures (sous abri, moyennes) °C J F M A M J J A S O N D Année 2,4 1,3 4,4 10,1 12,0 17,1 21,8 20,5 16,8 13,1 6,5 2,8 2013 3,1 -2,2 7,1 9,6 14,2 18,4 19,3 19,7 14,8 10,8 6,9 3,1 2012 2,3 2,4 6,4 12,3 15,7 17,5 17,6 19,6 16,8 10,6 6,2 4,4 2011 0,0 1,9 5,1 10,3 12,9 17,5 21,5 18,3 14,0 9,9 6,0 0,4 2010 2,5 1,2 8 10,5 15,4 23,4 22,1 24,2 16,4 9,3 6,5 4 2003 1,5 5,9 8,1 9,4 14,3 16,6 18,3 21,3 17,3 11,5 6,9 4,4 1997 1,9 3,0 6,1 9,3 13,7 17,1 19,8 19,3 16,2 11,3 6,2 3,2 1951-1997Sources : : Météo.éducation ; : Cipel ; : Météo-Sciez

Précipitations (hauteur moyenne en mm) J F M A M J J A S O N D Année 64,5 65,0 97,5 126,00 145,5 74,0 111,0 48,0 105,5 195,5 121,5 125,0 2013 60,5 8,5 15,5 67,5 46,5 48,5 39 91,5 73 149,5 63,5 30 2003 53 40 17 49,5 138,5 237 101 88,5 68,5 47 72,5 99,5 1997 63,1 57,8 63,1 66,1 91 104 73,3 98,8 93,3 81,9 82,5 71 1951-1997Sources : : Météo.éducation ; : Cipel

Insolation (en heures) J F M A M J J A S O N D Année 57,9 88,9 105,1 174,2 172,8 264,7 321,3 276,1 193,4 98,3 47,6 57,9 2013 46 102,3 251,3 250,9 268,8 389,6 354,1 326,9 251,9 108,9 78,1 78,9 2003 2,4 91,2 189,9 258 239,2 184,9 217,9 243,3 195,1 101 57,9 39,7 1997 42,6 81 151,1 192,6 222,5 237,7 269 235,3 178 111 54,4 37,9 1954-1997Sources : : Météo.éducation ; : Cipel

Jours de gelée (nombre de jours) J F M A M J J A S O N D Année 14 22 1 1 0 0 0 0 0 1 0 11 2003Sources : : Météo.éducation ; : Cipel

Urbanisme Typologie Au , Thonon-les-Bains est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Thonon-les-BainsUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant treize communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Thonon-les-Bains comprend une ville-centre et douze communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Thonon-les-Bains, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à , le Léman, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (70,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (64,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (58,3 %), forêts (13,1 %), zones agricoles hétérogènes (8,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,5 %), prairies (4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,7 %), terres arables (2,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,2 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Morphologie urbaine vignette|left|redresse=1.5|Morphologie urbaine de Thonon-les-Bains. vignette|Quartier de Concise. Thonon-les-Bains est la capitale du Chablais savoyard, qui s’étend, pour la partie française, de Douvaine à Saint-Gingolph.

Selon les classements établis par l’INSEE, sur des critères géographiques et économiques, Thonon-les-Bains est un pôle urbain, centre de l’unité urbaine de Thonon-les-Bains (couramment agglomération de Thonon) composée de douze communes (Allinges, Anthy-sur-Léman, Évian-les-Bains, Excenevex, Lugrin, Margencel, Marin, Maxilly-sur-Léman, Neuvecelle, Publier, Sciez et Thonon-les-Bains). Thonon-les-Bains est également la commune centre de l’aire urbaine de Thonon-les-Bains (27 communes) intégrée à l’espace urbain Rhône et Alpes.

Le centre historique, s’articulant autour de la Grande Rue, se caractérise par des rues étroites, bordées d’immeubles de trois ou quatre étages. L’artère comprend une zone piétonnière, commerciale et résidentielle ; elle est adjacente à la plus ancienne rue de la ville, la rue Chante-Coq.

La mise en place d’une opération de rénovation urbaine, dans les années 1960, modifie en profondeur une partie du centre historique alors insalubre. Des immeubles d’habitations de huit à neuf étages avec cellules commerciales au rez-de-chaussée sont construits. Ils forment le quartier de la Rénovation. Un espace vert est aménagé en belvédère au pied de l’avenue Saint-François-de-Sales.

À l’ouest du centre, le long du boulevard de la Corniche, aux alentours des thermes, un ensemble de villas aux architectures et styles variés forme un ensemble hétéroclite caractéristique d’une ville d’eau et de villégiature du .

En périphérie, la ville se découpe en quartiers de voisinage qui structurent la ville au niveau local : Sur Crête, surplombant la gare ; à l’ouest, La Grangette et La Versoie ; et à l’est, Le Morillon. Ces quartiers sont principalement pavillonnaires. Au sud, Collonges-Saint Hélène et Le Châtelard sont des quartiers populaires marqués par de grands ensembles.

vignette|Vue du quartier de Rives en 1935.

Construite entre 1970 et 1984, une marina, Port Ripaille, a été implantée au nord-est de la ville dans le quartier du Saint-Disdille, à l'embouchure du delta de la Dranse.

D’anciens villages sont aujourd’hui rattachés à la commune : au nord : Rives, ancien village des pêcheurs sis sur les rives du Léman ; Concise ; à l’est : Tully ; Vongy, siège d’une zone industrielle limitrophe de la réserve naturelle du delta de la Dranse ; Saint Disdille, contiguë au domaine de Ripaille ; Port Ripaille plus au nord ; au sud-ouest : Corzent sur les bords du Léman ; Marclaz, siège d’une zone commerciale ; Morcy.

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