vignette|Les qui sont le raccourci pour accéder à la colline du réservoir Nunobiki. est un tueur en série japonais, mineur au moment des faits. Il est aussi appelé ou .

Enfance Dans son autobiographie Zekka (絶歌) parue en , Sakakibara indique qu'après la mort de sa grand-mère, dont il était très proche, puis celle de son chien, il a commencé à développer des envies de meurtres qui le poussèrent à tuer des animaux (notamment des chats) pendant plusieurs années jusqu'à sa rentrée en première année de lycée où il commença à fantasmer sur un passage à l'acte sur des humains.

Premières agressions Le , Sakakibara attaque deux enfants avec un marteau en caoutchouc. L'une des victimes, ayant reconnu l'uniforme scolaire de son agresseur, en informe son père qui demande au directeur du collège de Sakakibara de consulter le trombinoscope de l'établissement afin de l'identifier, mais celui-ci refuse.

Meurtre d'Ayaka Yamashita Le , Sakakibara agresse à l'aide d'un marteau, avant de poignarder une seconde victime de 9 ans. Yamashita est transportée à l'hôpital, et meurt une semaine plus tard en raison d'un traumatisme crânien.

Agression de Sakura Début , Sakakibara confie à son amie d'enfance, Sakura (pseudonyme), des textes morbides faisant allusions à ses crimes et lui fait part des meurtres de chats qu'il a commis. Les jours suivants, Sakura va répéter à des camarades les confidences que Sakakibara lui a fait, répandant dans l'école où ils vont, la rumeur de son implication dans le meurtre d'Ayaka Yamashita. Cette rumeur participera à l'arrestation de Sakakibara après son dernier meurtre.

Environ un mois plus tard, Sakakibara se venge. Il tend une embuscade à Sakura en l'invitant dans un petit parc près de chez lui pour l'agresser : Il enroule sa montre autour de son poing et la frappe à plusieurs reprises au visage. Il sort ensuite son couteau mais elle réussit à s'enfuir. Elle s'en tirera avec deux dents cassées et des bleus au visage. Le lendemain, la mère de Sakakibara apprend l'agression par l'école. Elle vient s'excuser avec lui auprès de la mère de Sakura et lui verse un dédommagement en main propre. Sakura change d'école et aucune poursuite judiciaire n'est engagé.

Meurtre de Jun Hase Le , en début d'après-midi, Sakakibara attire Jun Hase, un garçon de 11 ans souffrant d'un léger retard mental, sur la colline du réservoir Nunobiki en prétextant vouloir lui montrer des tortues, puis l'étrangle.

alt=|vignette|Poste de police de Suma où les parents de Jun Hase ont signalé sa disparition.Le , le concierge de l'école primaire de Tainohata découvre, devant le portail, la tête coupée de Jun Hase, dont la bouche contient une note écrite à l'encre rouge :

Arrestation Sakakibara est arrêté le . Après une enquête de , il se retrouve devant le , le . Le tribunal familial le condamne à la détention dans un centre surveillé d'éducation juvénile le , et Sakakibara est envoyé au centre du Kantō le .

Après plus de sept ans dans ce centre, Sakakibara est libéré le .

Évaluation psychiatrique Les examens psychiatriques pratiqués sur Sakakibara démontrent qu'au moment des faits et pendant l', il n'y a aucune trace d'altération de la conscience. Son quotient intellectuel correspond à la moyenne de son âge. Les experts-psychiatres judiciaires attribuent ses actes à un sadisme prononcé, combiné avec des impulsions sexuelles immatures. On lui diagnostique également un trouble du déficit de l'attention dans un hôpital psychiatrique en 1995.

Dénomination dans les médias Comme la loi japonaise interdit de mentionner le nom d'un criminel mineur L'article 61 de la loi sur les mineurs du Japon, Sakakibara est appelé dans les médias. Le Sankei shinbun du , informant sur les rumeurs courant sur internet, fait cependant référence à un site internet dans lequel apparait le vrai nom de Sakakibara 遊撃インターネット - サンケイ新聞が酒鬼薔薇の本名を暴露!.

thumb|Le collège Tomigaoka

Le magazine Shinchō publie la photo de Sakakibara le . Le bureau judiciaire de Tokyo recommande de rappeler les exemplaires parus, mais le magazine refuse. Après la libération de Sakakibara, le Shūkan Shinchō du rapporte un acte de violence commis par Sakakibara dans son centre de détention en utilisant son vrai nom , 2005-01-20, Shinchō hebdomadaire (archive).

Références

Voir aussi

Articles connexes Liste de tueurs en série au Japon

Bibliographie Shingi Ha, , Genshu-Shuppan 1998 Fumihiko Takayama, , Shinchō 2001 Isshō Kon, , Takarajima-sha 2003

Catégorie:Naissance à Kobe Catégorie:Naissance en juillet 1982 Catégorie:Meurtre commis par un mineur Catégorie:Tueur en série japonais Catégorie:Personnalité japonaise du XXe siècle Catégorie:Personnalité japonaise du XXIe siècle