James Coignard est un peintre, graveur et sculpteur français, né le à Tours et mort le à Mougins.
Biographie Refusé à l'École des beaux-arts de Tours , il entre dans l'Administration des finances et c'est dans la ville de Langeais où il est affecté qu'il devient l'ami de Louis Marchand des Raux avec qui il peint sur le motif. Il retrouvera ce dernier à Villefranche-sur-Mer lorsqu'i y sera muté en 1948.
À la fin des années 1960, l'artiste va plus particulièrement exploiter les possibilités offertes par la gravure au carborundum. C’est un inclassable, il touche, expérimente, essaye, et cherche inlassablement les supports, les formes et les techniques qui lui permettent de faire évoluer ses recherches artistiques. Au début de sa carrière, Coignard est assimilé aux réalistes de l’École de Paris. Très vite, il devient difficile d’arrêter son travail dans l’un des mouvements artistiques de cette seconde moitié du ; mais, au regard de son œuvre, il est clair que James Coignard appartient pleinement à son époque.
Marcelin Pleynet, dans James Coignard et la mémoire des signes Macelin Pleynet, James Coignard, éditions D. Papierski, 1989, Paris., écrit : .
À ses débuts, il est céramiste. Sa rencontre avec Paul Hervieu, galeriste à Nice en 1950, est décisive pour sa carrière. Coignard expose pour la première fois à Beaulieu-sur-Mer et c’est par l’intermédiaire de Paul Hervieu, dont il devient artiste permanent, qu’il rencontre Braque, Matisse et Chagall.
En 1952, il déménage à Paris et installe son atelier de céramique. Il commence à exposer dans les pays scandinaves. Il épouse Mireille Poupart ; il retourne à Beaulieu-sur-Mer en 1956, où il installe son atelier. À cette époque s’y retrouvent Atlan, Christine Boumeester, Henri Goetz, Max Papart…
En 1958, Coignard cesse de pratiquer la céramique pour se consacrer à la peinture. Dans les années 1960, sa carrière prend une dimension internationale, tout particulièrement aux États-Unis et en Suède. Il voyage alors dans le monde entier et s’essaye à de nouvelles techniques comme la tapisserie et la sculpture de verre. thumb|120px|Henri Goetz En 1968, avec Henri Goetz, Coignard réalise ses premières gravures au carborundum ; un procédé dont il va explorer les multiples possibilités et facettes jusqu’à la fin de sa vie. À partir de 1969, il s’intéresse aux problématiques de l’édition et travaille sur ses premiers livres d'artistes.
Coignard épouse Sylvia Uryn en 1984. Entre 1985 et 1990, il part vivre aux États-Unis, puis s’installe définitivement à Antibes ; l’artiste y travaille inlassablement à ses œuvres peintes et gravées.
En 1992, une exposition rétrospective de l'œuvre de Théo Tobiasse est organisée au château-musée de Cagnes-sur-Mer. Véritable lieu de rencontre entre artistes, il y retrouve notamment l'écrivain Chaïm Potok et ses amis plasticiens Ben et Arman.
Dans les années 2000, il renforce sa collaboration avec la galerie GKM Siwert Bergström à Malmö, en Suède, avec laquelle il va continuer de développer son œuvre gravé.
En France, il collabore à partir de 2002 avec la galerie Capazza à Nançay Itzahk Goldberg, Clémence Houdard, James Coignard, éditions Galerie Capazza, Nançay, 2014..
Mort le , il est incinéré au cimetière du Père-Lachaise à ParisLaurence Chauvy, « Peintre du chaos ordonné, james coignard s'en est allé », Le Temps, 12 mars 2008.
Expositions Expositions personnelles thumb|150px|Musée d'Art et d'Histoire Paul-Éluard, Saint-Denis thumb|120px|Galerie Ducastel, Avignon thumb|150px|Musée Faure, Aix-les-Bains
Expositions collectives thumb|150px|Université d'Ottawa thumb|150px|Château de Carros École de Paris et art sacré, Musée Ike-de-France, Saint-Jean-Cap-Ferrat, 1949. Salon d'automne, Paris, 1953. James Coignard, Max Papart - Peintures, collages, gravures, Université d'Ottawa, octobre-. Un sculpteur, un peintre - Michel Anasse, James Coignard, Galerie Expression, Strasbourg, 1974. De Bonnard à Baselitz, dix ans d'enrichissements du cabinet des estampes, 1978-1988, Bibliothèque nationale de France, Paris, 1992 Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner et Anne Mœglin-Delcroix, De Bonnard à Baselitz - Estampes et livres d'artistes, Bibliothèque nationale de France, 1992, .. Par delà les frontières du regard - Quarante artistes choisis autour de la donation André Verdet au château de Carros : Arman, César, James Coignard, Bernard Damiano, Pierre Faniest, Franta, Pierre Gastaud, Henri Goetz, Hans Hartung, Paul Jenkins, Yves Klein, Pablo Picasso, Anton Prinner, Théo Tobiasse, Raoul Ubac, Javier Vilató, Jean Villeri…, Centre international d'art contemporain, château de Carros, juin- « L'art contemporain et la Côte-d'Azur », numéro spécial du magazine Artpress, juin 2011.. Antoni Tàpies, Dominique Coffignier, James Coignard, Takesada Matsutani, Le Grande Galerie, La Fabrique, Savasse, juin-La Grande Galerie, Tàpies, Coffignier,Coignard,Matsutani, présentation de l'exposition, 2014. Sortir de sa réserve - Collection du CIAC, château de Carros, février-Château de Carros, Sortir de sa réserve - Collection du CIAC, présentation de l'exposition, 2016. Collection lm Obersteg - Antoni Clavé, James Coignard, Kunstmuseum, Bâle, 2018Kunstmuseum Bâle, Focus sur la collection lm Obersteg : Antoni Clavé, James Coignard, 2018.
Citations Dits de James Coignard - James Coignard Jean-Paul Gavard Perret, « James Coignard, peintre déjà classique », Le Salon littéraire, novembre 2014. - James Coignard
Réception critique thumb|120px|Itzhak Goldberg thumb|120px|Jean-Paul Gavard-Perret - Lydia Harambourg Lydia Harambourg, L'École de Paris, 1945-1965 - Dictionnaire des peintres, Ides et Calendes, 1993, . - Gérald Schurr Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996, . - Dictionnaire Bénézit Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol.3, . - Johan Persson Johan Persson James Coignard - Catalogue raisonné de l'œuvre gravé - vol.V, 1998-2005, éditions GKM, Malmö, 2005. - Ileana Cornea Ileana Cornea, James Coignard - Catalogue raisonné de l'œuvre gravé - vol.VI, 2005-2008, éditions GKM, Malmö, 2008. - Clémence Houdart - Itzhak Goldberg - Jean-Paul Gavard-Perret
Collections publiques Afrique du Sud Galerie nationale sud-africaine Iziko, Le Cap.
Allemagne , Soest.
Canada Kitchener-Waterloo Art Gallery, Kitchener. Musée d'art contemporain de Montréal.
États-Unis
France
Irlande Musée de Dublin.
Israël Musée de Dimona. Musée d'Israël, Jérusalem.
Japon Musée d'art moderne de Shiga, Ōtsu (préfecture de Shiga)
Luxembourg Musée d'Art et d'Histoire de Luxembourg.
Royaume-Uni British Museum, Londres.
Suisse Kunstmuseum, Bâle, six œuvres (collection de la Fondation lm Obersteg).
Prix et distinctions Prix Dorothy-Gould, Nice, 1964.
Publications bibliophiliques Jean Marcenac, L'Amour du plus lointain, poèmes enrichis de neuf gravures originales de James Coignard, 60 exemplaires numérotés, Au Vent d'Arles, Saint-Paul-de-Vence, 1969. Charles-François Landry, Et commenter la pierre, huit gravures originales au carborundum par James Coignard, toutes numérotées et signées, 60 exemplaires numérotés, éditions de La Cour Saint-Pierre, Genève, 1974. Jean Lescure, De l’Arbre au Masque, trois gravures originales de James Coignard, Paris, François Bénichou, 1977. James Coignard, Portrait de femmes, livre-objet sous emboîtage toilé contenant sur la partie droite une plaque de bronze 23x17,5cm, sur la partie gauche une eau-forte 35x28cm reprenant en symétrie le dessin du bronze, 75 exemplaires numérotés et signés par l'artiste, éditions Vision nouvelle, 1977. James Coignard, Lettres, album de gravures au carborundum rehaussées à la main, 76x56cm, 95 exemplaires avec chaque gravure numérotée et signéé, 15 exemplaires avec chaque gravure justifiée EA (épreuve d'artiste) et signée, 1988. James Coignard, Tita Reut, L’Écume des ans, écumes des rêves oubliés, Éditions de l’Ariane, Nice, 2007. James Coignard, Les demoiselles de vertu, Bogéna Galerie, Saint-Paul-de-Vence, 2007.
Notes et références
Annexes Bibliographie Jean Rollin, Exposition James Coignard, Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis, Saint-Denis, 1969. François Bénichou, Coignard, Le Musée de poche, Paris, 1973. G. Bergström etFrank Renevier, Catalogue raisonné de l’Œuvre gravé 1956-1976, quatre volumes, Éditions Sonet, Stockholm, 1976. Michel Bohbot, Coignard - Délimiter le territoire…, Éditions Paul Hervieu, Nice, 1977. Michel Bohbot, James Coignard. Y a-t-il des mots pour la peinture ?, Éditions Paul Hervieu, Nice, 1978. Michel Bohbot, Quatre clés pour l’Œuvre de James Coignard, Éditions Paul Hervieu, Nice, 1979. François Bénichou, Catalogue raisonné de l’Œuvre gravé. 1976-1980, t. 2. Éditions Sonet, Stockholm, 1980. Michel Bohbot, Frisson en surface, Éditions Paul Hervieu, Nice, 1980. , James Coignard, Éditions Paul Hervieu, Nice, 1981. Marcelin Pleynet, Catalogue raisonné de l’Œuvre gravé 1980-1986, t. 3, Éditions Sonet, Stockholm, 1986. François Bénichou, Entretien avec James Coignard, Éditions Sonet, Stockholm, 1986. Marcelin Pleynet (préface de Sylvia Corenski), Mémoires… Silences, Éditions Daniel Papierski, Paris, 1987. Marcelin Pleynet, James Coignard. La mémoire des Signes, Éditions Daniel Papierski, Paris, 1989. Alexander Shwartz, Immanence de l’invisible, Éditions ECA France, Paris, 1988. Michel Bohbot, La main interroge, Éditions Navara, Paris, 1990. Marcelin Pleynet, James Coignard, éditions Papierski et Les Éditions de l'Amateur, 1990. Jean Rollin, Un peintre et son miroir, Éditions ECA France, Paris, 1990-1991. Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner et Anne Mœglin-Delcroix, De Bonnard à Baselitz - Estampes et livres d'artistes, Bibliothèque nationale de France, 1992. Lydia Harambourg, L'École de Paris, 1945-1965 - Dictionnaire des peintres, Ides et Calendes, Neuchâtel, 1993. Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996. Frédérique Verlinden, Iléana Cornéa, L’Œuvre de 1956 à 1996, Château-Musée de Cagnes sur Mer, Cagnes-sur-Mer, 1997. Georges Tabaraud, Catalogue raisonné de l’Œuvre gravé 1986-1998, t. 4, Éditions Sonet Stockholm, 1998. Emmanuel Bénézit', Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol.3, Gründ, 1999. Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001. Tita Reut, Langage évolutif du graveur, Éditions F. Vecchio, Cannes, 2002. Johan Persson, Catalogue raisonné de l’Œuvre gravé 1998-2005, t. 5, Éditions GKM, Malmö, 2005 (consulter en ligne). Ileana Cornea (préface de Thomas et Karl Johan Bergström), Catalogue raisonné de l’Œuvre gravé 2005-2008, t. 6, Éditions GKM Malmö, 2008 (consulter en ligne). Itzhak Goldberg, Clémence Houdard, James Coignard, Editions Galerie Capazza, 2014.
Filmographie 1981 : James Coignard, pour la série télévisée « Portraits d’artistes » par Liliane Thorn-Petit. Télé Luxembourg 1984 : James Coignard, « Maîtres de l’art », par P. Collage et S. Bigata. Sonet Vidéo, Suède 1987 : Le Procédé Goetz, autour de Antoni Clavé, James Coignard, Henri Goetz et Max Papart'', par Jean Réal, 5 Continents Productions
Articles connexes art moderne art contemporain gravure
Liens externes
Site officiel des amis de James Coignard (archive) Estampe, Éditeur d'Artiste. James Coignard, diaporama (source : YouTube ; durée : 6'48").
Catégorie:Peintre français du XXe siècle Catégorie:Peintre français du XXIe siècle Catégorie:Sculpteur français du XXe siècle Catégorie:Sculpteur français du XXIe siècle Catégorie:Graveur français du XXe siècle Catégorie:Graveur français du XXIe siècle Catégorie:Graveur au carborundum Catégorie:Graveur en taille-douce Catégorie:Aquafortiste français du XXe siècle Catégorie:Aquafortiste français du XXIe siècle Catégorie:École de Paris Catégorie:Naissance en septembre 1925 Catégorie:Naissance à Tours Catégorie:Décès en mars 2008 Catégorie:Décès à Mougins Catégorie:Décès à 82 ans