L' est une organisation japonaise, spécialisée dans la recherche sur la biologie et la vie des cétacés. C'est une organisation de recherche à but non lucratif, financée par le Ministère japonais de l'Agriculture, des Forêts et de la PêchePaul Larter, « Australia condemns bloody killing of whale and calf by Japanese fleet », dans The Times, 8 février 2008. via l'agence de la Pêche.

Histoire Le , créé en 1941, devient en 1947 l'. En 1951, le Japon adhère à la Commission baleinière internationale (CBI), créée en 1946.. L'institut obtient alors ses données grâce à la chasse commerciale : à l'apogée de la chasse, dans les années 1950, environ sont débarquées chaque année au port d'Ayukawa à Ishinomaki (base spécialisée construite en 1906).

En 1982, la CBI adopte un moratoire sur la chasse commercialeAbout ICR ., qui entre en vigueur en 1986, et que signe le Japon. À cette date, la CBI réduit à zéro les quotas alloués au Japon via la chasse commerciale. L'Institut japonais de recherche sur les cétacés est alors créé, en . Il prend le contrôle de l'ensemble de la flotte baleinière du pays et poursuit la chasse à la baleine dans des buts scientifiques.

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Organisation et financement L'Institut japonais de recherche sur les cétacés dépend administrativement de l'agence de la Pêche, organisme du Ministère japonais de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche. Il confie la gestion de sa flotte à l', le plus grand exploitant japonais de navires baleiniers.

Il reçoit, chaque année, environ dix millions d'euros de subventions de la part du gouvernement japonais Norway, Japan prop up whaling industry with taxpayer money, WWF, le 19 juin 2009.. Le Fonds mondial pour la nature estime à d'euros la subvention d'équilibre versée par le gouvernement pour la campagne de chasse 2008-2009 (l'estimation de Greenpeace est beaucoup plus élevée : d'eurosJapon : la fin de la chasse à la baleine à l'horizon .) et à d'euros le total des subventions versées depuis 1988.

Programmes de recherche Pour mener à bien ses programmes de recherche, l'Institut japonais de recherche sur les cétacés se fixe l'objectif de capturer un millier de baleines par an..

Programmes de recherche sur les baleines L'Institut conduit deux programmes de recherche sur les baleines : le « Programme japonais de recherche sur les baleines sous permis spécial dans l'Antarctique » (Japanese Whale Research Program under Special Permit in the Antarctic, JARPA) et la « Recherche japonaise sur les baleines dans le Pacifique du nord-ouest » (Japan's Whale Research in the Western North Pacific, JARPN). Ces programmes de recherche, bénéficiant de permis spéciaux du gouvernement japonais, sont basés sur la recherche biologique, notamment la collecte d'échantillons provenant de l'océan Antarctique et le nord-ouest de l'océan Pacifique. Les échantillons sont utilisés pour des études relatives à l'estimation des paramètres biologiques, l'abondance des ressources, l'élucidation de la structure des populations, le rôle des baleines dans l'écosystème marin et l'élucidation de l'effet des changements environnementaux sur les cétacés.

JARPA Ce programme de recherche se déroule dans l'Antarctique entre 1998 et 2005. Son objectif affiché est de déterminer le taux de mortalité, le nombre et la structure des populations de baleines, leur rôle dans l'écosystème antarctique et comment les changements environnementaux les affectent. Les opérations baleinières ont lieu sur de nombreuses zones préétablies, avec l'objectif de capturer 400 rorquals au moins à chaque saison.

En 1997, le comité scientifique de la CBI examine officiellement le programme JARPA. Il apprécie la précision raisonnable et l'utilité des données recueillies, mais exprime son désaccord avec la nécessité d'employer des méthodes létales. Il constate aussi que les résultats peuvent potentiellement conduire à un accroissement du nombre de prises annuelles de rorquals..

Lors de l'examen final de 2007, le comité reprend les conclusions de l'examen intermédiaire de 1997. Il reconnaît que des progrès ont eu lieu dans la détermination de la structure des populations, dont deux nouvelles ont été découvertes dans les zones de recherche. Il n'y a cependant pas d'accord sur la détermination de l'abondance des cétacés et les estimations préliminaires ne peuvent que refléter les changements majeurs à long terme. Des problèmes sont identifiés concernant les données sur l'âge et la mortalité. Les travaux relatifs au krill sont les bienvenus, mais relativement peu de progrès ont eu lieu en ce qui concerne la compréhension du rôle des baleines dans l'écosystème antarctique. Les données sur la pollution sont accueillies favorablement, mais des désaccords persistent sur l'analyse des résultats. Les niveaux de polluants toxiques sont inférieurs dans les baleines de l'Antarctique à ceux déterminés dans l'hémisphère nord..

Le comité prend note du fait que les prises ont lieu dans le Sanctuaire des baleines de l'océan austral, créé par la CBI en 1994, et qu'une amélioration de la gestion de la chasse à la baleine dans un sanctuaire n'est pas utile. La résolution 2007-1 sur le programme JARPA, adoptée à la majorité, demande au Japon de suspendre les recherches avec mise à mort...

JARPA II Comme son prédécesseur, ce programme de recherche sur les baleines se déroule près de l'Antarctique. Commencé en 2005, et se poursuivant actuellement (2011), il a pour objectifs le suivi de l'écosystème de l'Antarctique, la modélisation de la compétition entre espèces de cétacés, l'enregistrement des changements dans la structure des populations et l'amélioration de la gestion future des baleines antarctiques. Le programme prévoit, à chaque saison, la mise à mort d'au moins 850 rorquals de l'Antarctique, de 50 rorquals communs et 50 baleines à bosse. Le quota de baleines à bosse n'a pas été atteint, à cause d'une intense opposition internationale.

Les désaccords concernant l'utilité scientifique des recherches menées, l'utilisation de méthodes létales et la taille des échantillons continuent à s'exprimer, aussi bien dans le comité scientifique que dans la Commission. En 2005 et 2007, la Commission adopte, à la majorité, des résolutions demandant au Japon de cesser les recherches utilisant la mise à mort dans le programme JARPA II...

JARPN De 1994 à 1999, le Japon mène à bien le Programme de recherche japonaise sur les baleines dans le Pacifique du nord-ouest (JARPN), dont les objectifs officiels sont d'améliorer la connaissance de l'identité des populations et d'étudier la faisabilité d'un programme d'écologie alimentaire. Le programme prévoit la mise à mort de rorquals par an. Les résultats sont examinés par un comité en . Le comité s'accorde à reconnaître l'utilité des informations obtenues pour la gestion des baleines, mais aucun consensus ne se dégage sur la question de savoir si des méthodes létales sont nécessaires..

Comme dans le cas du programme JARPA, la CBI prend des résolutions applelant le Japon à cesser de délivrer des permis pour la capture des petits rorquals, en s'appuyant sur les doutes concernant les méthodes létales, comme la résolution 1999-1 sur la chasse à la baleine sous permis spécial..

JARPN II Le programme de recherche JARPN II commence, en 2000 et 2001, par une étude sur la possibilité de capturer des baleines dans l'Océan Pacifique du nord-ouest. Elle prévoit la mise à mort de cent baleines de Minke, cinquante rorquals de Bryde et dix grands cachalots. Les objectifs du programme sont d'étudier l'écologie de l'alimentation (notamment la consommation des proies), la structure des populations et les impacts environnementaux des cétacés. En 2002, après l'achèvement de l'étude préliminaire, le Japon propose et commence un programme à long terme, destiné à étudier les rapports entre l'écologie de l'alimentation et l'utilisation supportable des baleines dans le Pacifique et dans la Zone économique exclusive du Japon. En 2008, le programme comporte une proposition de capture annuelle de 340 baleines de Minke, cinquante rorquals de Bryde, cent rorquals boréaux et dix grands cachalots.

Des désaccords concernant les objectifs, la méthode, les effets sur les populations et le succès général du programme s'expriment lors de l'examen, par le comité scientifique de la CBI, de l'étude de faisabilité et du programme général. Ce dernier introduit un changement par rapport à l'usage antérieur des réserves à but scientifique de l'article VIII de la Convention internationale pour la règlementation de la chasse à la baleine (International Convention for the Regulation of Whaling, ICRW) de 1946. En effet, il ne prévoit pas de date d'achèvement. Certains membres du comité estiment que les objectifs fixés ne sont pas nécessaires à la gestion des populations et ne contribuent pas de façon significative aux objectifs de recherche identifiés antérieurement. Pour eux, la taille de l'échantillon et les méthodes proposées sont inadaptées aux objectfs du programme et la modélisation de l'écosystème est faiblement développée..

Certains scientifiques du comité estiment que le programme donne une importance exagérée aux effets négatifs supposés de la prédation des cétacés sur les ressources des pêcheries, tout en ne s'occupant pas des effets de la pêche sur les cétacés. Cependant, d'autres estiment qu'il est extrêmement important de déterminer les impacts des cétacés sur les populations de poissons et d'obtenir plus d'informations sur la structure des populations de baleines de Minke. Certains assurent que l'étude de faisabilité apporte des informations utiles sur la méthode et que d'autres aspects fondamentaux du programme s'améliorent au cours du temps et contribuent à répondre à des questions fondamentales. En ce qui concerne la partie concernant la pollution, le comité considère qu'elle ne contribue pas aux objectifs du projet Pollution 2000+ de la CBI, mais reste significative, pour la Commission, en tant qu'étude à long terme.

Les désaccords au sujet de la valeur des données obtenues grâce à des méthodes létales se poursuivent également. Certains assurent qu'un un grand nombre de questions peut recevoir une réponse grâce à des moyens non létaux, comme « le suivi des polluants (par échantillonnage de biopsies, dans le but d'analyser les acides gras et les nucléides stables), la structure des populations (par identification photographique, échantillonnage de biopsies et d'excréments) et l'écologie de l'alimentation (par échantillonnage d'excréments) »For pollutant monitoring (biopsy sampling for fatty acid and stable isotope analysis), for stock structure (photo identification, biopsy sampling and faecal sampling), and for feeding ecology (faecal sampling).. D'autres arguent que les données sur les proies, nécessaires pour les modélisations, ne peuvent pas être obtenues par des moyens non létaux. Cependant, selon certains, l'écologie de l'alimentation n'est pas nécessairement liée à la gestion des populations et l’échantillonnage de biopsies permet d'obtenir une plus grande quantité de données statistiques.

La controverse se poursuit au sujet des effets négatifs potentiels de prises, comme la diminution des populations O et J de baleines, quand les seules données sur de nombreuses populations ne proviennent que d'extrapolations sélectives des données de l'étude des Vaisseaux de reconnaissance japonais (Japanese Scouting Vessels, JSV). Les partisans du programme JARPN II estiment que les données JSV sont fiables et que l'extension des zones de recherche des aires côtières vers la haute mer limitent la pression sur les populations côtières.

En 2000, 2001 et 2003, la CBI adopte des résolutions demandant au Japon de cesser d'accorder des permis spéciaux pour la chasse à la baleine et de limiter la recherche aux méthodes non létales.. L'examen le plus récent (en 2011) par le Comité scientifique date de ..

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