Aimée Médebielle, dite Emma Liébel, née à Pau le et morte à Boeil-Bezing près de Pau le La vie littéraire et artistique. Mort d'Emma Liebel. La Lanterne, 2 février 1928, p. 3, ., est une chanteuse française, pionnière de la chanson réaliste.

Biographie Aimée Médebielle est la fille de Pierre Médebielle, charpentier.

Elle débute sous le nom d’Emma Liebel à Toulouse vers 1900, où elle apparaît sous ce nom sur un programme des Nouveautés. Dès 1910, elle chante à Paris à l’Étoile-Palace puis, de 1912 à 1914, elle est à l'affiche de Pacra, de Chansonia, etc. Elle enregistre ses premiers disques vers 1910. sont à son actif à la fin de sa carrière.

En 1912, elle se produit notamment plusieurs semaines au Kursaal Music Hall à Alger où elle est très appréciée. Elle y chante notamment son grand succès Bonsoir m'amourDisque Pathé 3392 / 1913, valse lente d'amour composée en 1911 par Raoul Le Peltier, sur une musique d'Adelmar Sablon, le père de Jean SablonBonsoir m'amour Pathé 1913. Les poilus l'adoptèrent en modifiant les paroles, et c'est sur son air qu'un anonyme écrira la très anti-militariste La Chanson de CraonneLa chanson de Craonne sur le site de la Bibliothèque Nationale de France., évocation de l'offensive sur le chemin des Dames, qui fit en dix jourswww.herodote.net 16 avril 1917, l'offensive du Chemin des Dames.

En 1913, Emma Liébel enregistre chez Pathé Les GoélandsEmma Liebel les Goélands Pathé, 1913.

En 1919, elle sera au Zénith aux côtés d'une jeune débutante, Lucienne Boyer.

Sacrée reine de la chanson réaliste dès 1920, elle enchaînera les tournées et les salles prestigieuses de l'époque : L'Européen en 1924 aux côtés de Pierre Dac, L'Eldorado, etc. Elle crée la mélodie de Les Nuits (paroles Denyse Luciani, musique E. Cloerec-Maupas) et une affiche montre la présence dans les chœurs de Line Marsa, la mère d'Édith Piaf.

Ses succès discographiques lui valent le surnom de Reine du phono. Sa popularité est telle qu'en 1925, elle reste trois mois d’affilée à l’Européen. C’est sa dernière apparition en public à Paris.

Minée par la phtisie, Emma Liebel rentre dans son village natal en 1926, et y achète un terrain sur lequel elle fait bâtir un café-cabaret dont elle anime les soirées.

Sa mort est annoncée le dans La Dépêche, qui la décrit comme dont la spécialité était .

Œuvres Bonsoir m'amour (1911), paroles de Raoul Le Peltier et musique d'Adelmar Sablon Les Goélands (1913), Lucien Boyer La Coco (1916), Edmond Bouchaud et Gaston Ouvrard Du gris (1920), Ernest Dumont et Ferdinand-Louis Bénech La Violetera (1920), Eduardo Montesinos et José Padilla Autour des usines (1922), paroles d'Ernest Dumont, musique de Ferdinand-Louis Bénech Ma chanson (1923), Roland Gaël, musique de René de Buxeuil Pars (1924), Jean Lenoir Valencia (1926), J.A. de la Prada (adaptée par Lucien Boyer et Jacques-Charles), musique de José Padilla Il m'a vue nue (1926), paroles de Rip, musique de Fred Pearly et Pierre Chagnon Mon Paris (1925), Lucien Boyer, Jean Boyer et Vincent Scotto

Hommage Une composition lui rend hommage : Ames désolées de Mario Cazes, accompagné d'un poème de Senga.

Notes et références

Bibliographie .

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