vignette|Dans le parc, le mont Aiguille.
Le parc naturel régional du Vercors est un parc naturel régional français créé en 1970, à cheval sur les départements de la Drôme et de l'Isère, son point culminant est le rocher Rond sur la commune de Lus-la-Croix-Haute (Drôme)PNR du Vercors sur le site de la FPNR. La maison du parc se trouve à Lans-en-Vercors.
Géographie
Le parc du Vercors s’étend sur et 6 villes-portes. Son territoire, d’une superficie de , est situé dans les massifs du Vercors et du Dévoluy, entre la vallée de l'Isère, au nord, et le Diois, au sud, et 62 500 habitants y vivent de façon permanente.
Topographie Le territoire du parc naturel régional du Vercors présente une topographie complexe, enchainant les vallées et les plateaux. Plus de 150 sommets dépassant les 1500 m d'altitude y sont référencés, dont 34 dépassant les 2000 m d'altitude. Les secteurs les plus hauts du territoire sont situés sur la barrière Est du Vercors, sur le Haut-Diois et sur la commune de Lus-la-Croix-Haute, dans le Haut-Buëch. Les secteurs les plus bas se situent dans l'ouest et de sud-ouest du territoire, dans la plaine du Royans et la vallée de la Gervanne.
Quelques points culminants par secteurs du territoire du PNR :
Le piémont nord :
- Les rochers de la Bourgeoise (1177 m)
- Les rochers du Chabloz (1108 m)
- Le bec de l'Echaillon (619 m)
Les Quatre Montagnes
- La Grande Moucherolle (2284 m)
- La Grande Sœur Agathe (2193 m)
- Le roc Cornafion (2049 m)
- Le pic St Michel (1966 m)
- Le Moucherotte (1901 m)
- Le bec de l'Orient (1568 m)
Les Coulmes
- Le bec de Neurre (1474 m)
- Le Serre du Sâtre (1415 m)
- La Lunette (1304 m)
Le Vercors sud
- La montagne de Beure (1704 m)
- Le But de Nève (1656 m)
- Le Sapin du Vercors (1587 m)
Les Hauts-Plateaux du Vercors
- Le Grand Veymont (2341 m)
- Pierre Blanche (2106 m)
- Le Malaval (2097 m)
- Le dôme du Glandasse (2041 m)
- La Montagnette (1972 m)
Le Trièves
- Le Mont Aiguille (2087 m)
- Le Grand Brisou (1674 m)
- Le Platary (1586 m)
Le Haut-Büech
- Le rocher Rond (2453 m)
- La tête de Plainie (2383 m)
- La tête du Lauzon (2278 m)
- La pointe Feuillette (1882 m)
Le Diois
- Le Jocou (2051 m)
- La montagne de Belle Motte (1952 m)
- La montagne de Toussière (1916 m)
- La montagne de Pinchinet (1556 m)
La Gervanne
- Le Perruclat (1126 m)
- La montagne du Vellan (1089 m)
- La montagne de Lozeron (927 m)
Le Royans
- Le Serre du Montué (1706 m)
- Le roc de Toulau (1581 m)
- La montagne de Musan (1295 m)
Les Monts du matin
Les rochers des Deux Sœurs (1330 m) Les rochers de la Drayette (1112 m)
Relais d'information Les points d'informations, proposés par de nombreux offices du tourisme et par le musée de l'Eau, la cave Jaillance, la maison du mont Aiguille, la Distillerie des 4 Vallées, la riviere et le couvent des Carmes, se trouvent à l’intérieur et à l’extérieur du terroir du parcPoints infos, parc-du-vercors.fr, accès 15 janvier 2015.
alt=Sabot de Venus|vignette|Sabot de Venus dans une forêt du Vercors.
Communes
NB PC = Partiellement classé VP = Ville porte
Présidences 2026-... : Pierre-Louis Fillet 2016-2026 : Jacques Adenot 2014-2016 : Catherine Brette 2008-2014 : Danièle Pic 1998-2008 : Yves Pillet 1992-1998 : Gisèle Telmon 1985-1992 : Albert Villard 1979-1985 : Yves Pillet 1976-1979 : Maurice Vérillon 1970-1971 : Pierre Salazard
Directeurs 2026-... : Margaux Lebecque 2016-2025 : Olivier Putot 2012-2016 : Jean-Philippe Delorme 1998-2012 : Pierre Weick 1985-1998 : Dominique Parthenay 1975-1979 : Jean-Pierre Courtin
Énergie Le parc est un territoire à énergie positive pour la croissance verte., s'appuyant sur des centrales villageoises installant des panneaux solaires sur les toits des bâtiments existants et sur l'hydroélectricité..
Patrimoine naturel
Le parc naturel régional du Vercors abrite de nombreux habitats et espèces naturelles du fait de son positionnement biogéographique à la rencontre des influences montagnardes, méditerranéennes, continentales et océaniques. Couvert à 70 % par des forêts, la mosaïque d'habitats y est complexe.
Entités géographiques Dans le sud du massif, les vallées de la Gervanne et de la Drôme ainsi que le sud du Royans présentent des aspects très méditerranéens. La forêt naturelle qui s'y développe est la chênaie pubescente, mais de nombreuses plantations de Pin noir d'Autriche y ont été réalisées au . On y trouve des espèces méridionales telles que le Lézard ocellé, la Couleuvre vipérine, le Tarente de Maurétanie, le Scorpion noir à queue jaune ... L'avifaune y est très diversifiée avec des populations de Fauvette passerinette, mélanocéphale, orphée de Pouillot de Bonelli. Le long des cours d'eau nichent des colonies de Guêpier d'Europe, d'Hirondelles de rivages et des Petits Gravelots et des Chevaliers guignettes. La plupart des zones humides sont occupées par des Castors d'Eurasie, et la Loutre d'Europe fait son retour sur la Drôme et ses affluents, qui accueillent également l'Ecrevisse à pieds blancs et l'Apron du Rhône. La flore de ce secteur est particulièrement riche en orchidées avec plus de 70 espèces connues, dont l'Ophrys de la Drôme, l'Orchis papillon ou l'Epipactis à petites fleurs. Les zones de vigne sont occupées par des espèces emblématiques comme le Petit-ducs scops, le Moineau soulcie ou la Tulipe sauvage. La vallée de la Gervanne est connue pour abriter plus de 30 espèces de chauves-souris sur les 36 connues en France, dont le Minioptère de Schreibers, le Murin à moustache ou la Noctule de Leisler.
Les falaises séparant le Diois du Vercors sont occupées par un grand nombre de rapaces. Plusieurs colonies de Vautour fauve y nichent, après une réintroduction réussie ayant eu lieu entre 1999 et 2007. Le Gypaète barbu s'y reproduit depuis 2022, après y programme de réintroduction initié en 2010 et toujours en cours. Plusieurs couples d'Aigles royaux, de Faucons pèlerins et de Grands-Ducs d'Europe y sont connus et suivis. Ces falaises et leurs abords sont utilisées par les Chamois des Alpes, les Bouquetins des Alpes et des Mouflons méditerranéens. La flore rupicole y est importante avec notamment la Doratille élégante ou le Genêt du Dauphiné qui y sont particulièrement bien représentées. Le cirque d'Archiane, sur la commune de Châtillon-en-Diois est un monument particulièrement impressionnant qui accueille une grande partie des espèces citées précédemment.
Les plateaux du Vercors drômois sont caractérisés par un paysage agricole bocager traditionnel de polyculture-élevage préservé. On y trouve de nombreuses haies sur le plateau de Vassieux-en-Vercors ou dans la vallée de la Vernaison. Ces milieux accueille une avifaune des milieux agricoles préservée avec des populations importantes de Pie-grièche écorcheur, d'Alouette des champs, de Caille des blés, de Bruant jaune et sont le domaine de chasse de rapaces comme le Milan royal ou la Bondrée apivore. Les Cerf élaphe et Chevreuils européens y sont abondants et sont la proie de plusieurs meutes de Loups gris. La diversité en papillons des prairies fleuries du Vercors est particulièrement abondante avec plus de 120 espèces recensées. Des hêtraies-sapinière de moyenne montagne s'y développent et sont gérées pour la plupart en futaie jardinée. Elles accueillent le Pic noir, la Gélinotte des bois, la Chevêchette d'Europe, la Chouette de Tengmalm, la Rosalie des Alpes et la Buxbaumie verte.
Les zones d'alpage de la montagne de Beurre, de Font d'Urle et d'Ambel sont de larges zones ouvertes, pâturées par des vaches, des chevaux et des moutons. On y retrouve d'importantes populations de Marmottes des Alpes (réintroduites), de Cerf élaphe, de Traquet motteux, de Pipit spioncelle et de Monticole de roches. La flore y est très diversifiée avec encore une fois le Genêt du Dauphiné, l'Aconit napel ou l'Erythrone dent-de-chien. Le Lièvre variable et le Tétras lyre y sont présents de manière relictuelle.
Les parties les plus hautes, rassemblant les Hauts-Plateaux du Vercors, les secteurs de La Molière et du Sornin, les crêtes nord du Vercors, le massif de la Moucherolle, le plateau des Ramées et le secteur de La Jarjatte sont ceux qui présentent le faciès le plus montagnard. L'altitude y atteint 2453m au Rocher Rond, 2341m au Grand Veymont et 2284m à la Grande Moucherolle. On y rencontre des espèces typiques des Alpes comme le Bouquetin des Alpes, la Marmotte des Alpes, le Lièvre variable, le Tétras lyre, la Perdrix bartavelle et le Lagopède alpin. Les habitats y sont diversifiés, avec principalement de la pinède à crochet, des pessières sur lapiaz et des pelouses alpines. d'importantes populations de petites chouettes de montagne y sont présentes (Chouette de Tengmalm et Chevêchette d'Europe). La flore y est également alpine, avec l'Edelweiss, l'Ancolie des Alpes, le Panicaut blanc des Alpes, le Pavot des Alpes ...
Le nord du Vercors, avec les vals de Lans et d'Autrans-Méaudre présente un aspect plus humide et plus aménagé que le Vercors drômois. Les prairies subtourbeuses riches qui les composent sont pâturées par des bovins principalement. Elles sont occupées par des populations de Rousserolle verderolle, et quelques rares chanteurs de Râle des genêts. Des espèces rares comme l'Orchis musc y poussent. Les forêts de moyenne montagne qui s'y développent sont assez comparables à celles présentes dans le Vercors drômois.
Les secteurs Ouest, dans le Royans sont plus bas en altitude et caractérisés par des influences océaniques et méditerranéennes. Le massif y est entaillé de profondes gorges encaissés et l'eau y est abondante. C'est le domaine des Cincles plongeurs et des Bergeronnettes des ruisseaux. Le Bouquetin des Alpes y a été réintroduit au début des années 2000 sur le massif du Mont Barret et dans les Gorges de la Bourne, à 500m d'altitude. Ce secteur, plus agricole, est caractérisé par des plantations de noyers et de nombreux petits villages, occupés par des Chevêches d'Athéna, des Rougequeues à front blanc et des Milans noirs. Le Pic cendré y est présent de façon relictuelle dans les ripisylves. Une flore rare se développe dans les zones de gorge comme la Doratille de Jahandiez ou le Myosotis des grottes. Les bordures du Vercors accueillent de superbes tufières, notamment sur les secteurs de Combe Laval, de Bournillon ou des Petits Goulets.
Enfin, les secteurs Est du Trièves sont des paysages agricoles de moyenne montagne, bordés par les hautes falaises de la bordure Est des Hauts-Plateaux. Le cortège bocager y est préservé, ainsi que celui des hêtraies-sapinières. Ce secteur est particulièrement riche en orchidées, avec plusieurs dizaines de stations de Sabot de Vénus connues, ainsi que l'Orchis de Spitzel ou le Listère en cœur. La faune y est diversifiée avec les 6 ongulés présents dans les Alpes. Le secteur est également fréquenté par plusieurs couples d'Aigles royaux, et des populations isolées de Tétras lyre survivent sur des secteurs comme le Serpaton.
Le Vercors est un territoire également connu pour les grands prédateurs.
Il a été le dernier bastion alpin de l'Ours brun, dont la dernière observation a été réalisée sur la commune de Saint-Martin-en-Vercors en 1937. Des observations ponctuelles de traces ont ensuite été notées jusqu'au tout début des années 50, mais l'espèce est désormais éteinte, bien qu'un programme de réintroduction ai été envisagé puis laissé de côté dans les années 90.
Le Vercors a été l'un des premiers massifs recolonisé naturellement par les Loups gris arrivés d'Italie. Une première reproduction y a été observée sur le secteur du Col de Proncel en 1997. A ce jour, le territoire est occupé par plusieurs meutes présentes dans tous les habitats et à toutes les altitudes, de la plaine à l'Ouest aux plus hautes crêtes. Son suivi est assuré par le réseau grands prédateurs loup-lynx de l'Office Français de la Biodiversité.