Maurice Henry, né le à Suresnes et mort le à Paris, est un général de corps d'armée français.
Il s'illustre particulièrement au cours de la Seconde Guerre mondiale au sein du de tirailleurs marocains () lors de la campagne d'Italie (corps expéditionnaire français) et des campagnes de France et d'Allemagne puis au cours de la guerre d'Indochine.
Il est grand-croix de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite.
Biographie
Maurice Henry est admis à Saint-Cyr en 1938 (promotion De la plus grande France), à l’âge de dix-neuf ans.
La campagne de France Maurice Henry prend part à la campagne de France à la tête du groupe franc du BI du d'infanterie. Blessé en mai 1940, fait prisonnier sur son lit d’hôpital à Zuydcoote, il réussit à s’évader et rejoint, au Maroc, le de tirailleurs marocains ().
La campagne d’Italie En permission en France lors de l’invasion de la zone libre, Maurice Henry passe en Espagne où il est interné. Il s'évade pour rejoindre l’Afrique du Nord. Il participe, comme chef de section du RTM, aux campagnes d’Italie, de France et d’Allemagne.
La nuit de Noël 1943, Maurice Henry quitte Taza à la tête d’un renfort de cinquante Français et deux cents Marocains avec lesquels il débarque à Naples le . Il prend, quelques jours plus tard, le commandement d’une section de la et participe à l’attaque du Belvédère, lancée le . Plusieurs de ses hommes sont blessés par l’artillerie allemande, et lui-même est grièvement atteint par une grenade le : le mulet devant le porter se débat furieusement et ce sont quatre tirailleurs qui vont porter le brancard dans la montagne.
Le , le lieutenant Henry embarque pour la Provence.
Blessé deux fois, titulaire de quatre citations, Maurice Henry est fait chevalier de la Légion d’honneur à titre exceptionnel et promu capitaine en . Lorsqu’il rejoint son régiment après la capitulation, il apprend par son colonel qu’il avait été promu capitaine en mars 1945. Il prend le commandement de la du RTM en novembre 1946.
La guerre d’Indochine (1947-1954) En 1947, Maurice Henry rejoint l’Indochine avec le bataillon Pothier, puis, toujours capitaine, commande le de marche d’Extrême-Orient. À la tête de sa compagnie, puis du bataillon de marche d'Extrême-Orient, il est engagé dans les opérations de la zone ouest de Cochinchine. Blessé et quatre fois cité, il est promu officier de la Légion d’honneur. Affecté à Coëtquidan à la suite d’une blessure en 1950, il y commande une compagnie d’élèves-officiers de la promotion Du Garigliano, puis devient adjoint du chef de bataillon Dominique Hubert commandant le bataillon de la promotion De Lattre jusqu’en 1953.
En 1953, jeune chef de bataillon, Maurice Henry est de retour en Indochine où il commande le du RTM qui opère au Moyen-Laos. Blessé et deux fois cité, il est fait commandeur de la Légion d’honneur en 1955. Après le cessez-le-feu, il sert au de l'état-major du Commandement des Forces Terrestres en Extrême-Orient. Fin 1955, revenu en France, à Saint-Maixent, il passe trois années à la direction des études de l'EAI. Breveté de l'École de Guerre.
L’Algérie (1960-1962) En 1960, Maurice Henry est affecté en Algérie au du commandement supérieur puis il prend le commandement du Bureau d'études et liaison (BEL) responsable de la guerre psychologique. Sous son autorité il sera dissous en . Il est alors affecté comme chef d’état-major de la zone ouest-oranais et de la blindée.
Une longue carrière Colonel à quarante-trois ans, Maurice Henry prend le commandement, en 1962, du Premier Groupe de Chasseurs Portés, qui va jouer un rôle déterminant dans les expérimentations Massena. De 1964 à 1967 il est Directeur de l'Instruction Militaire des Écoles à Coëtquidan. Chef d’état-major de la Région Militaire, général de brigade le , il est successivement commandant de la brigade motorisée, chef de la division emploi de l’EMA et commandant de la (1973) Il est élevé à la dignité de Grand Officier de la légion d'honneur, le . En , il prend le commandement de la Région militaire (soit hommes), à la suite du général Marcel Bigeard, et est élevé aux rang et appellation de général de corps d’armée. En , il devient Inspecteur de l’Infanterie.
En 1979, atteint par la limite d'âge, il passe en deuxième section après 41 ans de vie militaire.
Il occupe alors sa retraite en s'investissent dans la vie associative. Il est notamment président de la Saint-Cyrienne de 1981 à 1987, président de l'amicale des anciens du RTM et président de l'association des anciens du Corps expéditionnaire français en Italie (CEFI).
Maurice Henry est fait Grand-croix de la Légion d'honneur le par le Président Jacques Chirac.
Il s'est éteint le à Paris.
Décorations Intitulés (2002)
avec 4 citations avec 7 citations avec une citation
en Afrique du Nord avec 5 étoiles
50px Ordre du Million d’Éléphants et du Parasol blanc (Laos)
Placard 106px106px106px106px106px106px106px106px106px106px106px106px106px106px
Publications Jean Verhaeghe, co-auteurs : Maurice Henry et Pierre Daillier, Le 4e R.T.M. Histoire d'un régiment de Tirailleurs marocains (1920-1964), Service historique de l'armée de Terre, 1989. Pierre Dailler et Maurice Henry, Les Bataillons de Marche en Indochine (1947-1954), le RTM, Service historique de l'armée de Terre, 1990.
Références
Articles connexes Armée d'Afrique Tirailleurs marocains
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