vignette|Au centre, les deux dubes vues de l'extérieur. thumb|Dube vue de l'intérieur. thumb|Tombeau d'Agnès Sorel dans l'église Saint-Ours de Loches. thumb|Statue de sainte Jeanne d'Arc. Léglise Saint-Ours de Loches, prononcé , est une ancienne collégiale située à Loches (Indre-et-Loire), dont l'architecture est marquée par deux tourelles pyramidales à huit faces, les « dubes », élevées vers 1165, ainsi que par son portail polychrome sculpté de personnages et d’animaux tirés du bestiaire du Moyen Âge.
Elle est collégiale sous le vocable de Notre-Dame puis, après la Révolution, le chapitre étant dispersé, elle devient église paroissiale dédiée à saint Ours (de LochesDiocèse de Tours: Saint Ours), abbé de la fin du , mais dans le langage commun, la confusion demeure parfois quand elle est désignée sous le nom de collégiale Saint-Ours.
Elle renferme, depuis , le tombeau de marbre d'Agnès Sorel.
Historique D'après Grégoire de Tours, la première église aurait été construite au par saint Eustache, évêque de Tours.
Selon la légende, Geoffroy Grisegonelle, comte d'Anjou fonde la collégiale entre 963 et 985 pour servir d'écrin à la relique d'une moitiéL'autre moitié fut divisée en trois parties que l'on peut vénérer en France, en Italie et aux Pays-Bas. de la ceinture de la ViergeSelon M. Demonte, fabricant de soie à Tours, « il s'agit d'un tissu (de de longueur et de largeur) dont la chaîne est en soie et la trame en fils de lin. Elle porte, tissées à ses deux extrémités, des lettres grecques ». apportée de Constantinople au . Elle portera le vocable de Notre-Dame jusqu'au . La nef et le transept s'effondrant entre 1030 et 1050, Thomas Pactius, notaire et chapelain du comte d'Anjou Foulques le Jeune, prieur de la collégiale Notre-Dame, la fait reconstruire au milieu du .
Les reliques de l'évêque de Tours Baudinus, vénéré sous le nom de saint Baud, sont conservées à Verneuil-sur-Indre au début du puis transférées à la fin du dans cette église..
La nef conserve des maçonneries du , en particulier la première travée. On peut dater de 1160 l'édification de la tour occidentale. Le voûtement en pierre, remplaçant une couverture charpentée, entraîna la reprise des murs de la nef et l'ajout de fortes piles au milieu du . La fin de ce siècle vit la reconstruction complète du chœur et des transepts à absidiolesPatricia Duret-Molines, « L'église Saint-Ours de Loches, ancienne collégiale Notre-Dame », in Congrès archéologique de France, 1997, (lire en ligne)..
Exposée à la vénération populaire trois fois par an (le , le et le ), la relique se voit offrir par Agnès Sorel un reliquaire en or et en agate qui disparaît à la Révolution. Des reliques de contact appelées « mesures de la vraie ceinture » (rubans blancs coupés aux dimensions exactes de la vraie), possédaient le pouvoir de protéger les futures mères des dangers de l'accouchement, aussi étaient-elles utilisées par toutes les familles chrétiennes de la région lochoise jusqu'aux reines de France.
Ludovic Sforza qui a fini ses jours à Loches serait, selon François de Belleforest, enterré dans la collégiale. Des fouilles archéologiques en ce sens ont été effectuées en 2019, elles ont mis au jour de nombreuses sépultures. Parmi celles-ci, cinq corps de religieux et de nobles du château de Loches datant du ont pu être identifiés. Mais une dernière dépouille nécessitait la poursuite des fouilles archéologiques qui a mené à une nouvelle campagne débutant le Une reprise au lundi d'une campagne de fouilles archéologiques officielles dans la nef de la collégiale Saint-Ours de Loches. Lire en ligne Reprise des fouilles archéologiques autour de la sépulture de Ludovic Sforza à Loches sur le site web de France3 - Publié le 01/12/2020 à 08h00. Consulté le 02/12/2020..
L'église n'a pris sa forme actuelle qu'à la fin du , à la suite de la destruction de l'ancienne église paroissiale Saint-Ours, située Rue Saint-Ours, baptisée en l'honneur d'Ours de Loches (ou Ursus de Cahors), abbé-fondateur du monastère à la fin du . Elle était auparavant nommée Collégiale Notre-Dame. Devenue église paroissiale, elle connut d'importantes modifications au . De 1844 à 1854, Alexandre Vestier reconstruisit presque entièrement la tour de la croisée et les voûtes de la nef. En 1855, de larges arcades sont percées dans les murs de la nef pour ouvrir sur les bas-côtés, auparavant beaucoup plus isolés.
Protection L'église est classée au titre des monuments historiques par la liste de 1840.
Architecture
Sculptures romanes de Denis vers 1130-1150.
Mobilier
Divers Selon Viollet-le-Duc, la collégiale est .
Paroles de la duchesse de Dino, nièce de Talleyrand : duchesse de Dino, de Valençay, le 15 juillet 1837, Chronique de 1831 à 1862 - Plon, 1909, .
Notes et références
Pour en savoir plus
Bibliographie
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Articles connexes Liste de collégiales de France Liste des monuments historiques de Loches Liste des monuments historiques protégés en 1840
Liens externes
Structurae - Collégiale Saint-Ours Collégiale Saint-Ours à Loches - patrimoine-histoire.fr L'église Saint-Ours de Loches (Bulletin Monumental, Année 1924) - Persée Recherches sur l'ancienne église Saint-Ours de Loches (Bulletin Monumental, Année 1974) - Persée
Loches Saint-Ours Catégorie:Monument historique à Loches Catégorie:Monument historique classé en 1840 Loches Loches