Cet article présente une liste des seigneurs de Ribemont en Vermandois (aujourd'hui dans l'Aisne, en France). 900 : Eilbert, fils de . 920 : Bernier, fils naturel du précédent. 948 : Anselme. 1010-1020 : Godefroid, châtelain de Saint-Quentin. 1070 : , comte d'Ostrevant, fils de Hugues, comte d'Ostrevant. Il fut tué en 1071 à la bataille de Cassel. 1079 : Lambert, comte d'Ostrevent, fils du précédent. Il a pour fils Gautier. : , comte d'Ostrevant, seigneur de Bouchain, fils d'. Il accompagne en Terre Sainte en 1099. 1098 : Gilles, fils du précédent. 1104-1117 : dit de Bouchain, fils d', comte d'Ostrevant, seigneur d'Origny, châtelain de Valenciennes et de Saint-Quentin. : , fils du précédent. 1133 : . 1140 : , fils du précédent. 1142 : , fils du précédent. 1153 : Gobert, Robert ou Albert, fils du précédent. 1158 : , fils de . 1170 : ou Albert, fils du précédent. 1194 : , fils du précédent.

Famille de Ribemont : lignée capétienne

(Eilbert est connu sous le nom d'Ybert et sa femme Hérésinde sous le nom d'Hersent, d'une charte de ). 970 : Bernier, son fils adultérin, abdique à son tour pour se retirer à Homblières. Il est cité dans la chanson de geste Raoul de Cambrai. 982 : de Ribemont, son fils, chevalier de Ribemont, châtelain dit de Saint-Quentin. 1020 : Godefroy de Ribemont, seigneur de Saint-Quentin. 1070 : de Ribemont. 1083-1170 : de Ribemont aura de Ribemont par lequel la généalogie des véritables seigneurs de Ribemont se termine, continuée néanmoins par les comtes d'Ostrevent.

Les seigneurs de Ribemont sont les seigneurs fieffés du comte de Vermandois, et en temps de guerre sont chargés de défendre ses châteaux. On y trouve donc Maximilien Melleville, Dictionnaire historique du département de l’Aisne :

1015 : de Ribemont, comte dudit lieu, châtelain et signifier de Saint-Quentin. prend l’habit monastique à Homblières en 1035 ; 1036 : Raoul de Ribemont, comte de Ribemont, châtelain de Saint-Quentin ; 1043 : de Ribemont, chevalier, châtelain de Saint-Quentin, est comte et seigneur de Ribemont, et surtout reconnu comme le plus puissant seigneur de la cour des comtes de Vermandois sous , étant toujours considéré comme descendant d’, comte de Vermandois. Il est enfin le porte-guidon et le porte-étendard de Saint-Quentin, charge honorifique particulièrement importante du comté de Vermandois. Il est décédé en 1064.

Eilbert ou Ybert, fils de d'Italie, de Vermandois (tandis qu'une très ancienne chronique le disait fils d’Ébroïn, comte de Narbonne ?) s'installe au château de Ribemont. En 948, Eilbert fait remplacer les religieuses d’Homblières par des moines et vers la même période, fonde avec sa femme Hérésinde, l’abbaye de Bucilly (d'après Milleville), qu’il dote de grands biens. Vers la même période, il donne naissance à un fils, nommé Lambert. Toutefois, Eibert donnera son domaine à Bernier (fils adultérin qu’il a eu d’une abbesse d’Origny). C'était un homme prudent et de grande noblesse, « vir nobilis et prudens » dit une charte de l’Maximilien Melleville, L'histoire ecclésiastique et civile du diocèse de Cambrai.

L'histoire a bien souvent confondu les seigneurs de Ribemont et les seigneurs de Valenciennes, or les seigneurs de Valenciennes étant des seigneurs d'Ostrevent, l'alliance des deux familles ne fut pas initiée avant le Maximilien Melleville, Les annales de la province et comtes du Hainaut où l'on voit la suite des comtes.

Famille de Ribemont : lignée d'Ostrevant

d'Ostrevant, dit de Ribemont. Le premier connu est d'Ostrevant, seigneur de Valenciennes fils d'Arnoul de Cambrai et Berthe de Bétuwe ( de Ribemont). Il épouse une fille du comte de Ribemont et transmet son titre à son fils, d'Ostrevant ( de Ribemont), né avant 1050. Ce dernier épouse Berthe de Bouchain avec qui il aura Agnés de Ribemont, la future épouse de Godefroy de Saint-Aubert. Dès 1070, d'Ostrevant ( de Ribemont) devient comte d’Ostrevent, châtelain héréditaire de Valenciennes et seigneur des plus puissantes places fortes du comté de Vermandois, à savoir : Ribemont, Bouchain, Grigny (maintenant Origny-Sainte-Benoite). Chef des armées de Richilde de Hainaut, il est tué à Cassel le lors d'une bataille contre Robert le Frison.

d'Ostrevant ( de Ribemont), son fils et successeur, dit Barbatus, est dit aussi « de Vermandois » car il agit dans le comté de Vermandois pour le compte d'un de ses parents, le Grand dit le Maisné, comte de Vermandois et frère du roi de France, . est le fondateur de l'abbaye Saint-Nicolas-des-Prés, devenu le beau petit château actuel. Époux d'Agnès de Roucy, , a au moins deux fils : - Son fis comte d'Ostrevent et Marie son épouse, sont châtelains de Valenciennes, seigneur de Bouchain, ils ont : - Marie d'Ostrevent qui épouse Gilles de Trazegnies, - d'Ostrevent qui épouse Yolende de Gueldre, de Montigny, - Sa fille Berthe de Bouchain, du titre de son père, épouse Gilles de Saint-Aubert, son fils Gérard de Saint-Aubert épouse Mélissende sûrement de Montlhéry, c'est lui qui contestera l'héritage de sa mère vendu par son frère sans postérité à de Flandre. Sans postérité lui-même, il passera son héritage à Yolente sa sœur l'épouse de Rénier de Beaumont.

d'Ostrevant ( de Ribemont) Le , à l'appel d', décide de se croiser et rejoint Hugues de Vermandois ; le départ pour la a lieu le , Anselme y est le bras droit de Godefroy de Bouillon et porte-étendard du Vermandois. Même le très célèbre Poplimont s'y est laissé prendre. Une fois les croisés en Anatolie, Alexis Comnène, empereur grec, ayant joué double jeu avec les Turcs, lui est envoyé comme ambassadeur, preuve de haute estime et de confiance de Godefroid de Bouillon. Il écrit ensuite deux lettres à l'évêque Manassé de Reims pour l'informer de l'avancée franque et des pertes alliées, la première de Nicée, la seconde d'Antioche. Encerclé par les Turcs dans cette dernière cité, il y fera le premier une sortie mémorable d'une audace rare qui libérera un instant les Francs, leur permettant de se déployer et de battre l'ennemi. Il est tué le au siège d'Archas (Tell Arqa).

Le fils de d'Ostrevent, de Ribemont, perdant son fils trop tôt, revend une part de ses terres à son demi-frère dit d'Edirne, comte de Hainaut.

Quant à son frère cadet, d'Ostrevent, il est dit d'abord de Valenciennes puis, à la suite de la vente ci-dessus, sera dit de Denain (selon Ferdinand-Ignace Malotau de Villerode). Il aura deux fils : le premier, Jean, meurt en 1202 (inhumé à Denain, église des Dames Chanoinesses), le second sera Étienne de Denain et sera la tige de la maison de Haynin en épousant Rose de Mons. Ribemont est alors perdu par la famille, passant par mariage dans celle de Moy.

Sources Maximilien Melleville, Dictionnaire historique, généalogique et géographique du département de l'Aisne, , Laon, 1857, .

Notes et références

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