Chronologie de l'Afrique 2007 au Tchad - 2008 au Tchad - 2009 au Tchad - 2010 au Tchad - 2011 au Tchad 2007 par pays en Afrique - 2008 par pays en Afrique - 2009 par pays en Afrique - 2010 par pays en Afrique - 2011 par pays en Afrique
Chronologie Janvier 2009 Jeudi : Les autorités du Tchad accusent le Soudan d'avoir participé à la création de l'Union des forces de la résistance (UFR), nouvel organe réunissant les principales factions rebelles tchadiennes.
Février 2009
Mars 2009 Mardi : La Pologne décide de maintenir jusqu'à fin novembre sa mission militaire au Tchad, qu'elle voulait supprimer précédemment en raison de coupes budgétaires. Au-delà du , la mission de l'Union européenne se transformera en mission de l'ONU. Le contingent polonais comptera 330 personnes contre 400 actuellement. La mission se prolongera jusqu'au , mais le départ effectif devrait avoir lieu fin novembre.
Vendredi : Tentative d'assassinat par balles contre le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Ahmat Mahamat Bachir. Il a été blessé mais ses jours ne sont pas en danger.
Dimanche : La force européenne Eufor, déployée depuis un an au Tchad et en République centrafricaine, laisse la place à la Mission des Nations unies Minurcat, lors d'une cérémonie à Abéché.
Avril 2009 Mardi : Un légionnaire français forcené, membre de la Minurcat 2, a tué avec son arme de service trois autres soldats, membres du étranger d'infanterie de Nîmes (Gard) — deux légionnaires et un Togolais — à Abéché avant de prendre la fuite. Les militaires étaient stationnés au Camp des Étoiles. La prévôté, les autorités tchadiennes et les militaires de l'Eufor Tchad/RCA participent aux recherches menées pour arrêter le fuyardLe Figaro.fr, Tchad : un légionnaire tue 3 soldats.
Mercredi : Le légionnaire qui a été pris d'un « coup de folie » et a tué la veille trois autres militaires avant de prendre la fuite est rattrapé et interpellé.
Mardi : Dans l'affaire de l'enlèvement au Darfour des deux femmes de l'ONG Aide médicale internationale, les autorités tchadiennes démentent tout contact avec les ravisseurs, contredisant ainsi la version des preneurs d'otages. Selon le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Mahamat Hissène : « Le gouvernement tchadien n'a aucun contact avec ce groupe. Une fois de plus, le Soudan veut coûte que coûte nous impliquer dans cette affaire ».
Samedi : Le ministère espagnol de la Défense annonce que le contingent espagnol, déployé au sein de la force européenne Eufor, quittera le Tchad lundi à l'issue de sa mission. « Dans sa majeure partie, il quittera le pays lundi », le reste du personnel, de même qu'une équipe chargée d'organiser le retour, restera à N'Djamena jusqu'au . Un total de 300 soldats espagnols ont été déployés au Tchad depuis dans le cadre de la mission européenne.
Mai 2009 Lundi : Le Tchad et le Soudan signent au Qatar un accord en vue d'une réconciliation alors que leurs relations sont mauvaises en raison des rébellions actives sur leurs territoires. Le Soudan accuse le Tchad de fournir des armes et des munitions au JEM qui avait lancé en 2008 une attaque sans précédent sur les faubourgs de Khartoum, alors que le Tchad accuse le Soudan d'avoir participé à la création de l'Union des forces de la résistance, nouvel organe réunissant les principales factions rebelles tchadiennes. Des colonnes armées de rebelles sont entrées dans l'est du Tchad en provenance du Soudan avec « plusieurs centaines de véhicules » et prennent position « sur la ligne entre Goz Beïda et Abéché », mais aucun accrochage n'a eu lieu jusqu'ici avec l'armée tchadienne. Des avions « Épervier » de l'armée tchadienne ont survolé les colonnes rebellesLe Figaro.fr, Tchad : la rébellion avance .
Mardi : Le gouvernement tchadien accuse le Soudan d'avoir lancé « plusieurs colonnes armées » contre le Tchad, deux jours après la signature à Doha d'un nouvel accord qui visait à réconcilier les deux pays voisins.
Mercredi : Une brève bataille a opposé les troupes rebelles aux forces gouvernementales dans le sud-est du Tchad, près des frontières du Soudan et de la République centrafricaine.
Jeudi : Une importante bataille, près d'Am-Deressa, au sud d'Abéché, entre les forces rebelles et l'armée tchadienne aurait fait 146 morts (125 rebelles et 21 soldats tchadiens), selon l'état-major de l'armée tchadienne qui aurait aussi fait prisonnier 152 autres rebelles, dont un commandant en chef et un chef d'escadron des troupes de la rébellion. De son côté, l'armée tchadiennes compte 30 blessés. Selon le ministre de la Défense par intérim Adoum Younousmi, « la colonne qui est entrée [dans Am Dam] a été complètement annihilée »; les rebelles étaient munis d'équipements sophistiqués, dont du matériel de communication de haute technologie. Selon le ministre de l'Intérieur et de la sécurité Ahmat Mahamat Bachir, une deuxième colonne de rebelles se trouverait dans la région de Sila près de la frontière avec la République centrafricaine. Les éléments de cette colonne auraient tué des civils et pillé des commerces. Les troupes tchadiennes étaient en passe de l'acculer contre la frontière.
Vendredi : De « violents combats » opposent à nouveau troupes rebelles et forces gouvernementales tchadiennes près d'Abéché. Les rebelles auraient perdu quelque 100 combattants et les militaires 1. Les autorités tchadiennes affirment avoir pris l'avantage sur la rébellion lors des combats et « ratisser » la région. Les membres du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine se sont retrouvés à Addis-Abeba en Éthiopie pour s'entretenir de la situation au Tchad.
Samedi : Selon le ministre de la Défense par intérim Adoum Younousmi, les combats de jeudi et vendredi constituent « une victoire décisive » de l'armée contre les rebelles venus du Soudan. La rébellion assure vouloir continuer sa route vers N'Djamena en dépit des condamnations internationales. Les rebelles se trouvaient dans les environs de Haouich, où ils ont affronté l'armée vendredi. Le président Idriss Deby Itno, dans un discours depuis le palais présidentiel, affirme que son pays fait face à une offensive rebelle venue du Soudan et qu'il envisage de rompre les relations diplomatiques avec Khartoum et de « retirer sa confiance » à l'Union africaine : « Le gouvernement doit réévaluer les relations entre le Soudan et le Tchad et envisage le moment venu, si la situation n'a pas évolué positivement, la rupture de ces relations […] À cet effet, les centres culturels soudanais doivent être fermés et les écoles financées par le Soudan doivent être reprises par le gouvernement tchadien ».
Dimanche : Selon une source militaire française, l'armée tchadienne a remporté une « victoire nette » sur les rebelles venus du Soudan lors des affrontements des derniers jours, estimant que les combats étaient « dans une phase finale ». « Il y a une reconcentration de colonnes dans le sud-est, le long de la frontière » ce qui semble indiquer que les rebelles quittent le pays.
Mercredi : Quelque dix mille Tchadiens ont participé, place de l'indépendance à N'Djamena, à un rassemblement « contre l'agression soudanaise ». Sur les banderoles étaient inscrits les slogans suivants : « À bas el-Béchir le traître! », « Le peuple tchadien n'acceptera pas la vassalisation » et « Hommage aux forces de défense et de sécurité ». Le président Idriss Deby Itno explique : « Le dernier, les colonnes de mercenaires à la solde du régime de Khartoum, à bord de plus de 800 véhicules lourdement armés, ont franchi la frontière pour attaquer les positions de l'armée tchadienne […] Les aventuriers ont une fois de plus mordu la poussière […] Je voudrais rassurer le peuple tchadien: nos forces de défense et de sécurité ont le contrôle et la maîtrise totale de la situation […] Je ne permettrai jamais aux aventuriers de tous bords de venir troubler la quiétude du peuple tchadien ».
Vendredi : Selon des observateurs étrangers, la plupart des rebelles tchadiens, ont quitté le Tchad pour le Soudan : « Malgré les affirmations des rebelles qui veulent faire croire qu'ils sont toujours au Tchad, ils sont pour la plupart au Soudan […] L'armée tchadienne est d'ailleurs revenue à ses positions à la frontière comme avant l'attaque […] Les rebelles qui sont encore au Tchad sont ceux qui sont à pied après avoir fui des combats […] le gros des forces rebelles s'est enfoncé dans le territoire soudanais ». Selon un bilan officiel, 225 insurgés ont été tués et 212 faits prisonniers depuis le début de l'offensive le .
Dimanche : Le ministre de la Défense, Adoum Younousmi, annonce que l'armée tchadienne s'est retirée du Soudan après avoir « nettoyé tous les nids » de rebelles qui s'y étaient réfugiés, que N'djamena et Khartoum n'avaient jusqu'ici évoqué que des raids aériens.
Mercredi : Les autorités tchadiennes ont exposé au centre-ville de N'Djamena une partie des prises de guerre, une cinquantaine de véhicules avec la mention UFR, des missiles dont des Milan et des armes lourdes, canons de 106 et , des mitrailleuses lourdes, ainsi que des automitrailleuses de fabrication russe et chinoise, récupérés face aux rebelles lors de leur dernière offensive. Le président Idriss Deby Itno explique : Voila les preuves que le gouvernement de Khartoum est décidé à détruire le Tchad par mercenaires interposés […] Tous ceux qui demandent le départ de Deby ou la destruction du Tchad se trompent. Ils ne l'obtiendront pas […] le Tchad ne [peut] être changé par les armes […] Une nouvelle offensive dans les prochains jours paraît difficile […]Les rebelles ont encaissé une sévère défaite. Toutefois, les chefs rebelles ont survécu aux combats et les rebelles conservent encore d'importants moyens en matériel et en hommes.
Dimanche : Selon une étude publiée par l'ONG Physicians for Human Rights, menée auprès des femmes qui ont fui le conflit du Darfour, un tiers d'entre elles ont été violées et la plupart redoutent de subir des sévices sexuels dans les camps de réfugiés au Tchad. La moitié des viols perpétrés au Darfour sont attribuables aux milices Janjawid, alliées au gouvernement de Khartoum, et le reste aux villageois tchadiens, près des camps de réfugiés gérés par l'ONU. Ils s'attaquent aux femmes quand elles vont chercher du bois ou du fourrage pour le bétail en dehors du camp. L'ONG souhaite que ces viols, qualifiés de crime de guerre, soient jugés, et engage la Cour criminelle internationale à lancer des mandats d'arrêts contre les principaux suspects soudanais. Les médecins demandent aussi une meilleure protection des réfugiés au Tchad par la police locale et les soldats de la paix, protégeant notamment la quête de bois Le Figaro.fr, 1/3 des femmes violées au Darfour.
Juin 2009 Mercredi : Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) révèle qu'au moins 6 enfants ont été tués les 14 et lors de deux accidents impliquant des munitions non explosées aux environs de Koukou Angarana et de Goz Beïda (est), un secteur où venait de se dérouler une offensive rebelle. Début mai, des rebelles tchadiens assurant viser N'Djamena avaient lancé une offensive de grande envergure en passant près de Goz Beïda, laissant derrière eux beaucoup de munitions non explosées (UneXploded Ordnance), « de mauvaise qualité, souvent de fabrication chinoise », souvent des grenades ou des roquettes. Il n'y a pas de recensement systématique du nombre d'accidents mais ceux-ci sont « fréquents » et concernent essentiellement des enfants. En décembre, l'Ocha estimait que les accidents causés par la manipulation de munitions non explosées avaient fait 77 morts et plus de 200 blessés, à 80 % des enfants, depuis 2007 au Tchad Le Figaro.fr, 6 enfants tués par des munitions .