est un auteur de mangas seinen et de gekiga, né le à Yokosuka au Japon et mort des suites d'un cancer du pharynx le .
Biographie
Kazuo Kamimura naît le à Yokosuka dans la préfecture de Kanagawa au Japon..
Alors qu'il suit les cours de l', section design, il est en même temps illustrateur de publicités pour l'agence de communication . Diplômé en 1964, il débute dans le manga en 1967 avec la nouvelle parue dans le . Puis en 1968, il fait équipe avec Yū Aku, un ancien collègue de Senkōsha qui deviendra écrivain, et tous deux signent le feuilleton Parada dans le .
Par la suite, il forge son style en associant l'image de la femme des ukiyo-e du peintre Yumeji Takehisa et le gekiga, et fournit – avec près de quatre cents pages par mois – une œuvre abondante. Il paraît ainsi à la fois dans les Young Comic, Weekly Playboy, Weekly Manga Action et Big Comic. C'est avec paru à partir de 1972 qu'il connaît le succès. Outre Yū Aku, il travaillera notamment avec Ikki Kajiwara, Kajiyama Toshiyuki, Kazuo Koike, Teruhiko Kuze, Hisao Maki, Hideo Okazaki, Kōichi Saitō, , Norifumi Suzuki, Shūji Terayama, Masako Togawa et Masao Yajima.
Il a été l’assistant d’Osamu Tezuka et a eu pour assistant Jirô Taniguchi..
Kazuo Kamimura meurt à 45 ans des suites d'un cancer du pharynx le . , créé avec Kazuo Koike de 1972 à 1974, lui apporte une réputation internationale posthume à partir de 2003, Quentin Tarantino avouant qu'il s'en était fortement inspiré pour son adaptation cinématographique de Kill Bill. Ses œuvres sont éditées en France à partir de 2007, par les éditions Kana (collection Sensei) et Asuka.
Il est surnommé le , en effet les thèmes abordés sont très forts, voire tabous dans la société de l'époque (condition féminine et destin dans Lady Snowblood et d'autres, mal de vivre, suicide, inceste, prostitution, homosexualité dans Maria) et sont traités avec une grande sensibilité. Son esthétique est très reconnaissable et les pages communes alternent avec parfois de véritables œuvres d'art, dans des styles reprenant différentes traditions et techniques : aquarelle (Maria, p122), branchages traditionnels (ib. p102), vagues (ib. p70).
Jirô Taniguchi, dans la préface de , dit ainsi de lui « Kazuo Kamimura traversa son époque en se consumant violemment, laissant derrière lui de nombreuses œuvres qui resteront dans l’histoire du manga. »
Principales œuvres
Selon le site officiel de l'auteur Works list, les principales œuvres ayant une page descriptive associée. Transcription du japonais selon Junkudō.
Traduites en français : , 1971-1972 (Maria, Kana, 2012), 2 tomes. Histoire d'une jeune fille de bonne famille s'émancipant des codes. Dénonciation des hypocrisies de la société perdurant dans les années 70. , 1972-1974 (Lady Snowblood, Kana, 2007-2008), scénario de Kazuo Koike, 3 tomes. Histoire d'une vengeance par procuration, imposant un destin sanglant à une enfant. Dénonciation des hypocrisies de la société à l'avènement de l'ère moderne au Japon. , 1972-1973 (, Kana, 2009), 3 tomes , 1973-1974 (, Asuka, 2008), d'après l'œuvre de Hideo Okazaki, 3 tomes , 1973-1974 (Folles passions, Kana, 2010), 3 tomes. Relation de la vie hors norme de Hokusai, prétexte à des reproduction d’œuvres de Hokusai, d'Hiroshige, ou de Utamaro mêlées à ses propres création, illustré de poèmes, haïkus ( Nobunori, kobayashi) et tankas (Sao Maekawa). Plusieurs style et techniques sont utilisés, et ce dès la première page où une fleur de camélia traitée à l'aquarelle figure le tatouage de Sutehachi, l'assistant de Hokusai en particulier sur la série de gravures sur bois "Les Trente-six Vues du mont Fuji", "La Grande Vague de Kanagawa" et "Pluie fine sur le pont Nihonbashi". , 1974 (L'Apprentie Geisha, Kana, 2010), one shot , 1974-1975 (Le Club des divorcés, Kana, 2015-2016), 2 tomes , 1975 (Les Fleurs du mal, Le Lézard noir, 2019) scénario de Hideo Okazaki, 3 tomes , 1976 (La Plaine du Kantō, Kana, 2011), 3 tomes , 1976-1977 (Fleur de l'ombre, Kana, 2019) 4 tomes , 1977-1978 (Une femme de Shōwa, Kana 2017), scénario d'Ikki Kajiwara, one shot
Œuvres non éditées en France : , 1968, scénario de Yū Aku, one shot , 1968-1969, one shot , 1970, scénario de Yū Aku, one shot , 1970-1971, one shot , 1970, one shot , 1971, scénario de , one shot , 1971-1972, one shot , 1972-1973, scénario de Kajiyama Toshiyuki, one shot , 1973, scénario de Yū Aku, 2 tomes , 1973, scénario de Kazuo Koike, 2 tomes , 1974, scénario de Hideo Okazaki, 2 tomes , 1975, scénario de Yū Aku, 2 tomes , 1975-1976, scénario de , one shot , 1975-1976, 5 tomes , 1976-1977, scénario de , 4 tomes , 1976, scénario de Norifumi Suzuki, one shot , 1976-1977, scénario de , one shot , 1976, one shot , 1977-1978, 6 tomes , 1977-1978, one shot , 1978-1980, 5 tomes , 1979-1980, scénario de Norifumi Suzuki, one shot , 1979, 3 tomes , 1980-1982, scénario de , 6 tomes , 1980, scénario de , one shot , 1981, scénario de Shūji Terayama, one shot , 1982-1985, 9 tomes , 1983-1984, one shot , 1984-1985, scénario de , 3 tomes , 1984-1985, one shot
Distinctions
2017 : Fauve d'Angoulême – Prix du patrimoine de la meilleure rénovation/redécouverte pour Le Club des divorcés, lors du festival d'Angoulême 2017 pendant lequel une exposition lui est consacrée.
Notes et références
Liens externes
Site officiel de l'auteur : Fiche de l'auteur Fiche de la série
Catégorie:Mangaka Catégorie:Naissance à Yokosuka Catégorie:Naissance en mars 1940 Catégorie:Décès en janvier 1986 Catégorie:Mort d'un cancer au Japon Catégorie:Décès à 45 ans Catégorie:Décès à Tokyo