Les Irois (Lèziwa en créole haïtien) est une commune d'Haïti, située dans le département de Grand'Anse, arrondissement d'Anse-d'Hainault.
Géographie La commune des Irois est située à l'extrême pointe de la péninsule de Tiburon.
Démographie La commune est peuplée de habitants POPULATION TOTALE, POPULATION DE 18 ANS ET PLUS - MÉNAGES ET DENSITÉS ESTIMÉS EN 2015 sur le site de l'Institut haïtien de statistique et d'informatique (IHSI)(recensement par estimation de 2015).
Administration La commune est composée des sections communales de : Garcasse (dont le quartier « Carcasse ») Matador (ou Jorgue) Belair Histoire Les Irlandais ayant quitté leur île, au cours des , et . Ils étaient très souvent appelés "Irois" ou "hibernois", notamment dans les registres paroissiaux, actes de baptêmes et mariages du "Les Réfugiés Irlandais au en Bretagne" par Patricia Dagier. Les "Oies sauvages (jacobites) désignait le cas très particulier des officiers supérieurs appartenant au Jacobitisme, réfugiés en France et en Espagne.
La présence de ce toponyme dans la Caraïbe s'explique par la migration massive d'Irlandais dans les années 1630, bien avant la conquête de l'Irlande par Oliver Cromwell en 1649. Le mythe de milliers d’enfants irlandais par une prétendue proclamation royale de 1652, propagé par les suprémacistes blancs, a lui été dénoncé par le New York Times en 2017Selon Jean-Pierre Le Glaunec, professeur d’histoire à l’Université de Sherbrooke, interviewé par Simon-Olivier Lorange dans La Presse, en 2019 .
Comme Saint-Christophe, la Barbade n’était , les deux îles devenant le , chassés par la misère, bien avant . Résultat, vers 1650, "La Barbade. Les mutations récentes d'une île sucrière" par Maurice Burac, dans la revue Îles et Archipels en 1993 , cultivant le tabac ou même le sucre, inquiétant l’Assemblée de la colonie, qui vote un texte peu avant le décollage de la culture du sucre dans l'île, qui va chasser les Irlandais.
La Barbade comptait 36600 habitants blancs dont près de 11200 propriétaires en 1645, l’apogée de la population blanche, sur moins de 40500 hectares cultivables en tabac. Les plus pauvres partirent les premiers dans d'autres îles, en vendant leurs terres, quand ils en avaient, beaucoup devenant boucaniers à l'île de la Tortue et d'autres sites. Dans ses récits d'aventure, Alexandre Olivier Exquemelin, chirurgien des boucaniers, écrit en 1678 que , dans les années 1660 principale ressources de Saint-Domingue avec le cacao, celui de l'île de la Tortue « surpassant en bonté » tous les autres, tandis que la canne a sucre y est "Flibuste et matière médicale : à propos d'Alexandre-Olivier Exmelin, chirurgien des corsaires", par Jean Savare dans la Revue d'Histoire de la Pharmacie en 1965 . Entre 1643 et 1647, près de 1200 Barbadiens émigrèrent en Nouvelle Angleterre et 600 à Trinidad et Tobago. De 1646 à 1658, la Virginie et le Surinam en attirèrent 2400.
Une "Baie des Irois" existe aussi sur l'île de Marie-Galante, où des boucaniers sont notés dans les correspondances de 1645 "Madame de Maintenon. La presque reine" par Alexandre Maral aux Editions Humensis en 2018 M. Le beau-père de Louis XIV, Constant d'Aubigné (1585-1647), père de la marquise Françoise de Maintenon et éphémère gouverneur de Marie-Galante a eu affaire aux "Irois" selon une recherche de Louis Merle"L'étrange beau-père de Louis XIV" (1585-1647) père de Mme de Maintenon", par le Dr Louis Merle, aux Editions Beauchesne, 117 rue de Rennes, Paris, 1971 . L'auteur estime que Constant d'Aubigné et sa famille ont bien vécu dans une plantation à Marie-Galante avant d'être contraints par des attaques menées par des "Irois" (Irlandais) de fuir pour la Martinique à l'automne 1945, où ils ont loué une maison et vécu près du village du Précheur, puis pour l'île de St-Christophe d'où la famille repartit pour France fin 1646"L'étrange beau-père de Louis XIV" (1585-1647) père de Mme de Maintenon", par le Dr Louis Merle, aux Editions Beauchesne, 117 rue de Rennes, Paris, 1971. Comte-tendu de lecture par Michel Rateau . Constant d'Aubigné avait en effet reçu le , une commission de gouverneur de Marie-Galante pour trois ans, afin d'"habitur" l'île, alors qu'il avait déjà, d'après un acte notarié du , installé aux îles sa femme et ses trois enfants, dont Françoise, âgée de 9 à 10 ans. La présence des Irois, qui constituait une menace pousse sa femme à repartir à la Martinique alors qu'il est repartie en France"Duel pour un roi. Mme de Montespan contre Mme de Maintenon" par Agnès Walch, histoirienne, aux Editions Taillandier en 2014 .
Alexandre Olivier Exquemelin rapportait des faits sans en avoir été le témoin, selon le temoignage probablement pastiche de Louis-Adhémar-Thimotée Le Golif"Les manuscrits retrouvés dans de vieilles malles peuvent-ils encore être authentiques ? Le cas des Cahiers de Le Golif, dit Borgnefesse, capitaine de la flibuste", par Odile GANNIER Université Côte d’Azur , qui le critique dans ses Cahiers. Exquemelin écrit en 1678, selon la légende de la fin des 1660, que Cromwell a en 1949 , toponyme en réalité celui de la "pointe de l'Irois", qui apparaît au même lieu sur une carte de Saint-Domingue de 1741 "Histoire des aventuriers flibustiers", par Alexandre Olivier Exquemelin, 1686 .
C'est en réalité à partir du même cap Tiburon, dans la commune voisine de Tiburon (Haïti), tout au bout de la Péninsule de Tiburon (Haïti), qu'une quinzaine d'années plus tôt, en 1670, le pirate Henry Morgan donna rendez-vous aux Aventuriers, tant Français qu'Anglais de la Jamaïque. Parmi l'équipée de 1 846 hommes répartis en 35 navires figurait un quart de français, 520 homme embarqués sur huit navires français"La diaspora des colons de Saint-Domingue et le monde créole : le cas de la Jamaïque", par Jacques de Cauna, dans la Revue française d'histoire d'outre-mer 1994, Volume 81, numéro 304 , preuve que le Saint-Domingue des années 1660 allait au delà de l'Ile de la Tortue et des rivages l'environnant.
En 1798, apparaissent pour la première fois à la Jamaïque la famille de planteurs des Espeut qui vient des Irois. Guillaume-François Espeut possèdait au quartier de Jérémie cinq habitations pour une valeur de 156800 francs. Les historiens ont repéré quatre autres Espeut à la Jamaïque"Les colons de Saint-Domingue passés à la Jamaïque (1792-1835)" par Philip Wright et Gabriel Debien, dans le Bulletin de la Société d'Histoire de la Guadeloupe Numéro 26, 4e trimestre 1975 " par le dans Le Monde .
Transports Jusque dans les années 1980, la commune n'était accessible qu'en bateau. Depuis une route relie la ville au reste de Haïti.
Économie L'économie locale repose sur la culture du cacao,la pêche et l'élevage.
Notes et références
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