La politique en Hongrie repose sur un modèle d'État indépendant et démocratique. La Hongrie est une république d'Europe de l'Est unitaire et constitutionnelle, dont le chef d'État est le président et le chef de gouvernement, le Premier ministre.

Depuis le Ayant remporté plus des deux tiers des députés lors des élections législatives de 2010, le parti conservateur Fidesz et son allié le KDNP ont décidé de changer la Constitution adoptée à la suite de l'écroulement du communisme, qui était une version très modifiée de la Constitution communiste de la république populaire de Hongrie adoptée en 1949.

La nouvelle Loi fondamentale de la Hongrie, qui est entrée en vigueur le , a été adoptée par les députés du Fidesz et du KDNP le et publiée au Journal officiel le 25 (lundi de Pâques), un an exactement après la victoire électorale de 2010. Elle modifie profondément le système politique et les bases de la législation de la Hongrie.

Critiques de la nouvelle Loi fondamentale De nombreuses voix se sont fait entendre à la fois en Hongrie et l’extérieur de ses frontières contre cette nouvelle constitution, jugée par la plupart des observateurs étrangers comme un recul démocratique inquiétant. La plupart des critiques formulées reprennent les analyses de la Commission européenne pour la démocratie par le droit, aussi appelée Commission de Venise, appelée à se prononcer sur le texteCette Commission est un organe consultatif du Conseil de l'Europe visant à promouvoir l’esprit du droit constitutionnel de l’Union européenne et à fournir une assistance dans ce domaine à tout État désirant réformer dans ce sens ses lois et institutions politiques..

Le , celle-ci rend son Avis sur la nouvelle constitution de la HongrieCet avis, adopté lors de sa plénière les 17 et 18 juin est consultable sur le site de la Commission de Venise. où elle commence par répéter des remarques qu’elle avait déjà formulées précédemment sur , .

Elle formule aussi deux critiques majeures sur le fond : la première critique porte sur le prévu par la Loi fondamentale qui enlève au Parlement .

Selon elle, , ce qui contrevient à la Convention européenne des droits de l'homme (article 3 du protocole ) qui dit que , article . la deuxième critique porte sur les mentionnées par la Loi fondamentale.

La Commission déplore . Par exemple, Elle regrette aussi que les articles sur ces règles d'interprétation ne contiennent pas .

Après avoir mené une analyse détaillée du texte de la Loi fondamentale et des dispositions qui lui apparaissent critiquables, la Commission conclut en répétant ses critiques sur la trop grande rapidité du processus (tout en espérant ), en s'inquiétant à nouveau du nombre excessif de lois organiques (), en se préoccupant de et du , de l'imprécision du , en précisant que et en émettant des doutes sur .

Pouvoir exécutif

Le président de la République, élu par l’Assemblée nationale tous les cinq ans, a un rôle essentiellement honorifique, bien qu'il soit aussi commandant en chef des armées et chargé de nommer le Premier ministre.

Le Premier ministre est élu à la majorité par les membres de l’Assemblée nationale sur recommandation du président de la République.

La constitution hongroise de 1989 est inspirée de la loi fondamentale de la République fédérale d'Allemagne votée après la Seconde Guerre mondiale

Le Premier ministre propose des candidats pour les postes de ministres au président qui les nomme au poste de ministre.

Pouvoir législatif

Le parlement hongrois est monocaméral. L’Assemblée nationale de Hongrie, qui compte 199 membres, est la plus haute autorité du pays. Entre la révision constitutionnelle du (effective aux élections de 1990) et la réforme de 2011 (mise en place effectivement en 2014), l'Assemblée comptait 386 sièges. Elle initie les lois ou approuve celles soutenues par le Premier ministre.

Un parti doit recueillir au moins 5 % des suffrages pour prétendre à une représentation à l’Assemblée nationale. Les élections législatives se tiennent tous les quatre ans (les dernières ont eu lieu en 2026).

Pouvoir judiciaire Une cour constitutionnelle, composée de 15 membres, a le pouvoir de contester une loi pour inconstitutionnalité. (Cette institution n’a jamais été complètement remplie et ne compte aujourd’hui que onze membres, ce qui la rend presque incompétente.)

Le président de la Cour suprême et les systèmes pénal et civil qu’il représente, sont totalement indépendants du pouvoir exécutif. Le procureur général est également totalement indépendant du pouvoir législatif, mais son statut est âprement débattu dans le pays. L’équivalent du médiateur de la République existe en Hongrie. Il y a plusieurs médiateurs qui protègent les droits civils, éducationnels et écologiques, ainsi que les droits des minorités hors du circuit judiciaire classique.

Banque nationale La Banque nationale de Hongrie était totalement indépendante entre 1990 et 2004, mais la nouvelle législation l’a subordonnée au Premier ministre en .

Partis politiques

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Histoire de la Hongrie Politique étrangère et militaire hongroise

Liens externes

Constitution de la Hongrie Présidence de la République Site du Premier ministre Parlement Le résultat des élections au Parlement hongrois depuis 1990

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