Digna Ochoa y Plácido est une avocate et militante des droits de l'homme mexicaine née le à Misantla, État de Veracruz de Ignacio de la Llave et décédée le à Mexico.

Biographie Elle suit les cours de la faculté de droit de Xalapa en 1984 et commence à travailler à temps partiel pour le Procureur Général de Veracruz en 1986.

Le , après avoir dit à sa famille qu’elle avait trouvé une « liste noire » d’activistes politiques dans les bureaux de son employeur, .

En 1999, Digna Ochoa est séquestrée à son domicile par des inconnus, qui l’interrogent sur ses activités à la Prodh, sur ses rapports avec la défense des prisonniers politiques et sur les mouvements armés au Mexique. Elle reçoit aussi beaucoup de messages anonymes contenant des menaces de mort dans les bureaux de la Prodh. La Cour interaméricaine des droits de l'homme est alors saisie, ce qui signifie qu'est reconnue la nécessité de justice par une instance supranationale . Le de cette année, cette même cour se prononce et ordonne la protection de la vie et l’intégrité physique de Digna Ochoa ainsi que d’autres membres de la Prodh .

Pour assurer sa sécurité, en 2000, elle déménage aux États-Unis d’Amérique. En 2001, elle décide de revenir au Mexique, et avec Pilar Noriega elle entame la défense cas des frères Cerezo Contreras. Elles s’occupent alors aussi du cas de militants écologistes prisonniers au Guerrero .

L’autopsie indique que son corps a deux blessures par balles de calibre 22. Sa mort est causée par un coup de feu dans la tête : la blessure débute sur le côté gauche, et, selon le médecin légiste, traverse le crâne de gauche à droite avec un léger angle du haut vers le bas et de l’arrière vers l’avant. La balle resta incrustée dans la tempe droite, tout cela alors qu’Ochoa était droitière. L’autre balle entra dans la cuisse de l’avant vers l’arrière. La thèse du suicide est réfutée, notamment par son frère Jesús . Malgré ces faits, le journal mexicain El Universal commence alors une campagne de dénigrement, tendant à montrer l'hypothèse du suicide .

Le , dans la Sierra de Petatlan, au Guerrero, un paysan met en cause l’ancien maire de Petatlán, Alvarez, comme auteur intellectuel de l’assassinat de l’avocate .

En 2003, elle reçoit à titre posthume le Prix international des droits de l'homme Ludovic-Trarieux .

Notes et références

Voir aussi

Liens internes

Amnesty International Droits de l'homme El Universal (Mexique) La Jornada

Liens externes

Amnesty International Prodh Canal 6 de Julio Idhbb El Universal

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