Jean-Vincent Bully est un parfumeur français, établi à Paris en 1803, et qui inspira Balzac pour son roman César Birotteau.

En 2014, l'entreprise BulyLa marque actuelle a perdu une consonne pour ne pas heurter une clientèle anglophone, la traduction étant plutôt péjorative, bully signifiant brute. a ouvert ses portes rue Bonaparte, en s'inspirant du catalogue et des formules du parfumeurScène de la beauté parisienne. Rencontre avec les fondateurs du nouveau label de cosmétique Buly, Le Figaro, 26 mars 2014..

Histoire Jean-Vincent Bully Jean-Vincent Bully ouvre rue Saint-HonoréL’Almanach du commerce de Paris dans son édition de 1811 indique « Bully, rue St. Honoré, 259 » Parfumeurs, , en ligne. à Paris en 1803 une boutique de parfumeur et de produits cosmétiques. Il est l'inventeur du « vinaigre de Bully » (un vinaigre aromatique ou « antiméphitique »). Il fut ruiné par la Révolution de 1830. Le dossier de la liquidation de Bully en 1830 est conservé aux Archives départementales de la Seine. Il avait un fils, Claude Bully, qui travaillait avec lui et qui déposa une série de brevets.

Jean-Vincent Bully devient ensuite employé de bureau au journal Le Rénovateur. La marque est reprise par A. Landon & compagnie qui se retrouve en conflit à partir de 1851Affaire de prétendue usurpation jugée par la troisième chambre de la cour d'Appel le 16 janvier 1851 opposant A. Landon et contre Lamare et . puis en 1877, de nombreux imitateurs s'essayant à décliner le concept de « vinaigre de toilette Bully », devenu une référence cosmétique. Dans un article consacré aux cheveux, D. Cassigneul rapporte dans Le Petit Journal du à propos des produits de soin utilisés par les coiffeurs : Le Petit Journal, archives Gallica, en ligne.. L'affaire se conclura en 1882 par un arrêt de la Cour de cassation confirmant que le nom Bully restait la propriété de son détenteur légal.

Parfumerie de Montorgueil Une parfumerie Jean-Vincent Bully s'est installée au 67 rue MontorgueilPublicité pour le vinaigre de toilette Bully, Le Patriote savoisien, 21 juillet 1886. et fut active entre 1871 et au moins 1939. Les produits sous licence Jean-Vincent Bully (vinaigres de toilette, savons, etc.) étaient par ailleurs disponibles dans différents points de vente en France sous la raison sociale « Au Temple de Flore. Produits Jean-Vincent Bully », dont le siège administratif et commercial était au 22 rue de l’Échiquier et l'usine à Neuilly-sur-Seine.

Officine Universelle Buly 1803

En 2014, Victoire de Taillac et Ramdane Touhami relancent la marque sous le nom Buly et ouvrent une boutique à Paris «Etre un couple aussi prescripteur que Victoire de Taillac et Ramdane Touhami », in Les Echos, 11 juillet 2014 et Site internet.. En , cette entreprise Officine Universelle Buly 1803 est acquise par LVMH Officine Universelle Buly 1803 rejoint le groupe LVMH.

Notes et références

Sources . Michel Fleury & Geneviève Dormann, Si le roi m'avait donné Paris sa grand'ville… : travaux et veilles de Michel Fleury, Maisonneuve & Larose, 1994, Collection Mémoire de France, 528

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