Michel Mardore, nom de plume de Michel Jean Guinamant, est un romancier, critique de cinéma, photographe et réalisateur français, né le à Bordeaux (Gironde) et mort le 2009 à ..

Son nom est associé à une rigueur littéraire et à un goût pour le paradoxe.

Biographie Michel Mardore débute dans l'écriture à 18 ans, à Bordeaux, sa ville natale : il reçoit en 1954 un prix de Mystère magazine pour une nouvelle intitulée Jeunesse ne saura pas, consacrée comme l'un des meilleurs récits du Grand prix de la nouvelle policière. Passionné de poésie, de littérature et par le surréalisme, il poursuit cette collaboration et édite ses nouvelles proches du fantastique dans les revues Fiction et Mystère magazine, avant d'être recruté comme stagiaire au quotidien Sud Ouest. À la même période, il s'active dans l'animation d'un ciné-club bordelais qu'il programme à partir de ses lectures et de sa passion cinéphilique.

Il part pour Lyon en 1960 et dirige la revue Premier Plan avec Bernard Chardère, collabore à plusieurs éditions et films de court métrage, notamment avec Francis Lacassin et devient journaliste à la revue Positif (1959-1960), utilisant son pseudonyme (en référence à la commune de Mardore) avant de signer des chroniques dans Cinéma (de 1959 à 1962), Les Lettres françaises (1961-64), Lui (succédant à François Truffaut de 1964 à 1966). Il y fait la connaissance, par l'intermédiaire de Daniel Filipacchi, de Jacques Lanzmann et de René Chateau qui sont des collaborateurs de la revue. En parallèle, Mardore collabore régulièrement aux Cahiers du cinéma (1961-1968) qu'il dirigera un temps avec Éric Rohmer, Pariscope (1965-1967), L'Express (1965), Aux Écoutes (1966) de manière anonyme, Candide en 1966.

Sa carrière prend un nouvel élan avec son arrivée au Nouvel Observateur (1966-1971, puis de 1979 à 1986 après le décès de Jean-Louis Bory.).

Il signe également des textes de fond, décalés et originaux dans deux revues médicales en 1978 : Médicographie, dans laquelle il tient une rubrique intitulée « Y a-t-il un médecin dans la salle ? », et Macroscopies, où il aborde aussi bien la bande dessinée, que les singes au cinéma ou le sadisme à l'écran.

En 1968, il signe son seul article de critique littéraire dans Le Nouvel Observateur () qui fera connaître l'œuvre de François Augiéras avec lequel il a entretenu une longue amitié et une correspondance sans jamais le rencontrer, après avoir eu, en 1964, l'intention d'adapter au cinéma son récit, L'Apprenti sorcier.

Au début des années 1960, il collabore à plusieurs projets de films avec Jean-Pierre Mocky et Jean-Pierre Melville, cinéastes qu'il défendra toujours. À la radio, il participe à l'émission Le Masque et la Plume, sur France Inter, de 1964 à 1971. À la télévision, en 1971, il réalise une série d'émissions sur l'actualité cinématographique intitulée Le Journal du cinéma sur A2, puis en 1985 Panorama du cinéma sur FR3. Il fait partie de plusieurs commissions au Centre national de la cinématographie.

Il publie plusieurs romans, fait quelques apparitions au cinéma et réalise deux films. À cette occasion, il fonde en 1970 une société de production, Nadja films (en hommage à André Breton), qu'il fermera en 2000. Avec cette entreprise en nom seul, et avec la collaboration de Michel Deville, il produit et coproduit quelques films, lance des projets, et soutient des compagnons de route, comme Stéphane Tchalgadjieff, avec lesquels il prépare le second film de Jean-Louis Trintignant, Le Maître-nageur en 1979.

Il est inhumé au columbarium du cimetière du Père-LachaiseCimetières de France et d'ailleurs (division 87, case )..

Publications La Première Communion, roman, Gallimard, 1962 Le Mariage à la mode, roman, Denoël, 1970 Le Sauveur, roman, suivi de Le Portrait de Belle et Les Gitans, Nadja films Paris éditeur, 1971 Pour une critique-fiction essai, , Cerf, 1973 Une si jolie petite fille, roman, Grasset, 1976 « L'Ère des Ottomanes » in Otto Preminger, , éd. Yellow Now, 1993

Filmographie Réalisateur 1971 : Le Sauveur 1973 : Le Mariage à la mode

Acteur 1962 : Comme un des Beaux-Arts, de Bernard Chardère 1963 : La Boulangère de Monceau, d'Éric Rohmer 1963 : Les Vierges, de Jean-Pierre Mocky 1970 : Peau d'Âne, de Jacques Demy 2014 : L'Énigme Mardore, lui-même dans un documentaire d'Éric Le Roy (diffusion posthume)

Projets inaboutis 1961 : Les Don Juans, scénario et dialogues pour Jean-Pierre MelvilleLa Cinématographie française, , samedi 2 septembre 1961. 1962 : Les Crâneurs, scénario et dialogues avec Jean-Pierre Mocky 1964 : L'Apprenti sorcier, scénario et dialogues d'après François Augiéras 1965 : Les Gitans, scénario et dialogues d'après sa nouvelle éponyme 1976 : Marilyn, scénario et dialogues avec Gérard Mordillat

Photographie Il pratique la photographie de 1958 à 1974 ; il est, à l'occasion, photographe de plateau : 1962 : Comme un des Beaux-Arts de Bernard Chardère 1962 : Le Mannequin de Belleville de Jean Douchet 1971 : Le Sauveur 1973 : Le Mariage à la mode

Notes et références

Voir aussi Presse

Liens externes

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