Villequier-Aumont est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.
Géographie Localisation Villequier-Aumont est un village picard du Vermandois surplombant la vallée de l'Oise et jouxtant par le nord Chauny.
Il est situé à vol d'oiseau à à l'ouest de Tergnier et de La Fère, au nord-ouest de Laon, au sud de Soissons, au nod-est de Noyon, au sud-est de Ham et au sud de Saint-Quentin
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Chauny ainsi que dans son bassin de vie, et dans la zone d'emploi de Saint-Quentin.
Communes limitrophes
Géologie et relief
La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Villequier-AumontLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.
Elle est drainée par le Helot, le cours d'eau 01, le fossé 01, le fossé 02, le fossé 03, le fossé 04, le fossé 05, le fossé 08 de la commune de Villequier-Aumont, le Marqués et le ruisseau Ganton.
Le Hélot, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Ugny-le-Gay et se jette dans le ru de Pontoise à Ognes, après avoir traversé .
Un étang de pêche est aménagé dans la commune.
Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Oise moyenne ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par le bassin versant de l'Oise moyenne. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE est, en 2024, encore en élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du SAGE Oise-Moyenne (SMOM).
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chauny à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Villequier-Aumont est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..
Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chauny, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (63,1 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50,6 %), forêts (33,1 %), zones agricoles hétérogènes (8,4 %), prairies (4,1 %), zones urbanisées (3,8 %)..
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Habitat et logement En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 286, alors qu'il était de 272 en 2016 et de 264 en 2011..
Parmi ces logements, 89,8 % étaient des résidences principales, 4,6 % des résidences secondaires et 5,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 95,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,1 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Villequier-Aumont en 2022 en comparaison avec celle de l'Aisne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (4,6 %) supérieure à celle du département (3,3 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).
+ Le logement à Villequier-Aumont en 2022. Typologie Villequier-Aumont. Aisne. France entière. Résidences principales (en %)89,886,782,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)4,63,39,7 Logements vacants (en %)5,6108
Voies de communication et transports La commune est desservie par le tracé initial de l'ancienne route nationale 37 (actuelle RD 937), qui lui donne un accès aisé à Chauny et Ham.
Le village est traversé par une chemin de ranbdonnée.
Toponymie vignette Le nom primitif de la localité est attesté sous les formes Genli (1173) ; Genliacum, Genliacum-juxta-Viriacum (1251) ; Genly (1295) ; Janliacus (1357) ; Jenly (1438) ; Genlys (1533) ; Paroisse de Saint-Martin-de-Genlis (1676)..
Il s'agit probablement d'un toponyme en -acum, composé avec le nom d'homme gallo-romain Genilius. Il a pour homonyme Genlis, commune de la Côte-d'OrAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 ..
Louis-Alexandre-Céleste d'Aumont obtient, par lettres patentes d', l'érection de la seigneurie de Genlis (ancien marquisat) en duché sous le nom de Villequier-Aumont. Les deux éléments du titre : Villequier et Aumont se sont substitués au toponyme originel, tout comme Montfaucon, aujourd'hui Villequiers dans le Cher (et pour la même raison : évocation d'une ancienne seigneurie normande de la Maison d'Aumont, par ailleurs d'origine picarde).
Le premier élément est directement issu du nom de la commune de Villequier dans la Seine-Maritime, ancien fief des d'Aumont et toponyme anglo-scandinave composé du vieil anglais wilig (variante de weliġ, moderne willow) « saule » que l'on rencontre dans en Grande-Bretagne et du vieux norrois kjarr « marais » que l'on retrouve également dans Orcher et peut-être dans Cherbourg.
Pendant la Terreur, l'ancien duché de Villequier-Aumont reprend le nom de Genlis.
Par ordonnance du , Genlis reprend le nom composé de Villequier-Aumont.
Histoire Moyen Âge Aubert III de Hangest, seigneur du lieu, y fonde vers 1211, une hôpital sous l’invocation de Sainte Elizabeth, puis en fait un couvent, rattaché aux Augustines.
En 1472, les troupes de Charles Le Téméraire, en lutte contre le roi de France Louis XI, pillent et brûlent l'abbaye.
Celle-ci est relevée pour former en un prieuré de moines de l'ordre des chanoines réguliers de Prémontré, érigé en abbaye en 1495. l'abbaye Sainte-Élisabeth de Genlis
Temps modernes Après la bataille de Saint-Quentin, en 1557, l'abbaye est occupée par les Espagnols d'Emmanuel-Philibert de Savoie gouverneur des Pays-Bas espagnols, qui vient de battre le connétable de Montmorency.
La seigneurie de Genlis appartenait à la famille de Hangest, qui la conserve jusqu'à sa vente, vers 1583, à Pierre Brûlart de Genlis, seigneur de Crosne, secrétaire d'état des rois Charles IX et Henri III, d'une famille d'origine champenoise.
En , la seigneurie de GenlisVoir carte de Cassini, -Laon-. est érigée en marquisat pour son descendant Florimond BûlartDictionnaire de la Noblesse, De la Chenay-Desbois et Badier, t4, page 371., dont la descendance la conserve jusqu'à sa vente en 1772 par Charles Alexis Brûlart de Genlis à Louis-Alexandre-Céleste d'Aumont, qui obtient, par lettres patentes d', l'érection du marquisat de Genlis en duché de Villequier-Aumont.
Au cours de la Fronde, l'abbaye est à nouveau saccagée par la soldatesque en durant le siège de Chauny, et pendant cette période les terres restèrent sans être cultivées pendant trois annéesSociété académique de Chauny, .
En 1756, un tremblement de terre provoque à nouveau des dommages.
Sous l'Ancien Régime, la localité dépend de l'intendance de Soissons, du bailliage de Chauny, de l'élection et du diocèse de NoyonArchives départementales de l'Aisne, page mentoonnée en Liens externes.
Révolution française et Empire Au début de la Révolution française, l'abbaye ne compte plus que sept religieux et est supprimée.
Louis-Alexandre-Céleste d'Aumont ayant émigré lors de la Révolution française, il est déchu de son domaine pendant la Terreur.
Ses filles obtiennent la restitution de ce domaine en 1803 par Napoléon Ier. En 1806, elles y font construire un nouveau château. . La commune, instituée par la Révolution française, absorbe dès les années 1790-1794 celle de Plessis Godain.
Époque contemporaine Par ordonnance royale du , la commune de Guyencourt-et Plessis composée des hameaux de Guyencourt et du Plessis-Godin, est réunie à Villequier-Aumont.
A la fin du , la population décroit, notamment à cause de la fermeture de la sucrerie qui était implantée dans l'ancienne abbaye, et du départ à Viry-Noureuil de l'usine de fabrication d'instruments agricolesAnonyme, Monographie communale document mentionné en Bibliographie, ..
Durant la Première Guerre mondiale, le village est occupé par l'armée allemande dès le et libéré en 1917-1918..
Les derniers bâtiments de l'ancienne abbaye Sainte-Élisabeth de Genlis ont été détruits pendant la Première Guerre mondiale.
Le village est considéré comme détruit à la fin de la Première Guerre mondialeCarte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920. et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le Journal officiel du 21 octobre 1920, ..
Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs La commune se trouve dans l'arrondissement de Laon du département de l'Aisne.