Le Chat du Rabbin est un film d'animation français réalisé par Joann Sfar et Antoine Delesvaux, sorti le sur les écrans français. Il s'agit d'une adaptation en long-métrage d'animation des tomes 1, 2 et 5Page consacrée au film sur le site d'UGC Distribution. de la série de bandes dessinées éponyme de Joann Sfar, dont le personnage principal est le chat d'un rabbin d'Alger qui acquiert la parole après avoir mangé un perroquet et se met en tête de faire sa bar-mitsva. Le film est réalisé en animation traditionnelle 2D, mais utilise la 3D relief. Il a obtenu le Cristal du long métrage lors du festival d'Annecy 2011« Le Cristal du Long métrage pour Le Chat du Rabbin au Festival d'Annecy », article de Didier Pasamonik sur le site ActuBD le 12 juin 2011. Page consultée le 12 juin 2011..

Synopsis Au début des années 1930, le chat d'un rabbin de la casbah d'Alger raconte sa vie et ses dialogues avec son maître. Le chat du rabbin Sfar voit son paisible quotidien bouleversé le jour où il acquiert subitement le don de parole après avoir dévoré le perroquet de la maison. Le rabbin refusant de le laisser fréquenter davantage sa fille Zlabya, que le chat aime profondément, tous deux se lancent dans une discussion théologique à l'issue de laquelle le chat se met dans l'idée de se convertir au judaïsme et de faire sa bar-mitsva. Une visite chez le rabbin du rabbin, un vieil homme aigri, donne lieu à une dispute tout aussi âpre. La vie du chat devient beaucoup moins tranquille. Peu après, le rabbin reçoit une lettre de l'administration coloniale française qui le convoque à une épreuve de dictée, condition sine qua non pour devenir rabbin officiel de son quartier. Malgré son entraînement en compagnie du chat, le rabbin est persuadé qu'il ne réussira pas le concours. Le chat transgresse un interdit en prononçant à voix haute « Adonaï », l'un des noms de Dieu, dans l'espoir de provoquer un miracle, mais il perd aussitôt la parole. Quelques jours après, le rabbin reçoit la visite du malka des lions, dont toutes les femmes raffolent. Le jour de l'arrivée du malka, le rabbin reçoit ses résultats, mais il refuse d'ouvrir le courrier, et, persuadé d'avoir échoué, va se distraire à la campagne en compagnie de son vieil ami l'imam Sfar ; en ouvrant finalement le courrier, tous deux s'aperçoivent que le rabbin a réussi l'épreuve. vignette|271x271px|Le chat d'un rabbin est certainement un korat. Peu après, le rabbin reçoit de Russie une caisse pleine de Talmuds, envoyée par un village juif en butte aux persécutions des Russes. En ouvrant la caisse, le rabbin et ses invités y découvrent un jeune homme russe inanimé, qu'ils croient d'abord mort. Revenu à la vie, le Russe se révèle peintre, mais personne ne peut communiquer avec lui, sauf le chat ; le Russe dit connaître un nommé Vastenov, inconnu du rabbin. Le rabbin part en quête d'un interprète, et, en visitant l'église orthodoxe d'Alger, y rencontre Vastenov, qui se révèle un bon vivant excentrique et colérique. Une fois la conversation nouée par l'intermédiaire de Vastenov, le Russe raconte son histoire, puis montre à ses nouveaux compagnons les preuves de l'existence d'une Jérusalem légendaire située en Éthiopie, peuplée de juifs noirs parlant encore araméen. Il finit par les convaincre de monter une expédition, pour laquelle Vastenov prête une autochenille remontant à l'expédition Citroën de 1925. Le rabbin Sfar, l'imam Sfar, le chat, l'âne, Vastenov et le peintre russe s'embarquent alors pour un périple qui les mène jusqu'en Afrique noire. Ils y affrontent toutes sortes de dangers. Le chat manque de mourir après avoir été piqué par un scorpion, et l'expédition doit s'arrêter en urgence chez une tribu d'islamistes susceptibles afin de le faire soigner ; malgré les recommandations de l'imam Sfar de ne pas parler de religion à leur table, une altercation se produit au cours de laquelle Vastenov, provoqué en duel par un jeune fanatique, le tue avant d'être tué à son tour par les autres guerriers. Dans l'intervalle, le chat, guéri, a même retrouvé la parole, mais a aussi appris à se taire. L'expédition poursuit son périple, croise des girafes, des hippopotames, des crocodiles, et Tintin qui s'avère être un insupportable colon. Un soir, le peintre russe rencontre dans un cabaret une belle serveuse dont il tombe amoureux. Seuls tous deux, accompagnés du chat, ont la persévérance d'aller jusqu'au bout du voyage, et découvrent enfin la Jérusalem éthiopienne, réellement peuplée de géants à peau noire qui parlent araméen. Mais ils s'avèrent désespérément hostiles, surtout lorsque le chat, voyant un jeune homme faire sa bar-mitsva, essaie de les persuader de le laisser faire la sienne. L'expédition n'a plus qu'à rebrousser chemin, et le chat souhaite, une fois de retour, vivre le reste de sa vie auprès de sa belle maîtresse.

Fiche technique Titre français : Le Chat du Rabbin Réalisation : Joann Sfar et Antoine Delesvaux Scénario : Joann Sfar et Sandrina Jardel d'après la bande dessinée Le Chat du rabbin de Joann Sfar Directeur d'animation : Jean-Christophe DessaintLe Chat du rabbin en 3D de Joann Sfar, article sur le site CineChronicle le 5 janvier 2011. Page consultée le 5 juin 2011. Décors : Zyk Musique : Olivier Daviaud Son : Daniel Sobrino, Jean Goudier, Cyril Holtz, Damien Lazzerini Montage : Maryline Monthieux Casting : Stéphane Batut Producteurs : Joann Sfar, Clément Oubrerie et Antoine Delesvaux Production : Autochenille Production, TF1, France 3 Cinéma, en association avec Sofica Valor 7, avec la participation de France Télévisions, Canal+ et CinéCinéma Distribution : UGC Distribution (France), Monopole-Pathé (Suisse) Budget : 12,5 millions d'euros « Joann Sfar : Chat tourne ! », article de Marion Festraëts dans L'Express, 13 août 2008. Page consultée le 6 avril 2011. Pays de production : Langue : français Dates de sortie : France : Suisse (version francophone) : Suisse (version germanophone) : Fiche du film sur ProCinema. Page consultée le 11 juin 2011. Dates de sortie DVD : France : Durée : 100 minutes Classification : France (CNC) : tous publics ou -10Fiche du film sur le site du Centre national du cinéma et de l'image animée. Recherche effectuée le 7 juin 2011. Suisse (Cantons de Genève et de Vaud) : âge légal : 7 ans, âge suggéré : 14 ansFiche du film sur le site Filmages, regroupant les classifications de l'Organe cantonal de contrôle des films du canton de Vaud et de la Commission du cinéma du canton de Genève. Page consultée le 7 juin 2011.

Distribution François Morel : Le Chat (Alain Chabat était originellement annoncé pour ce rôle.)« Alain Chabat ne fera pas le chat » sur FilmDeCulte. Hafsia Herzi : Zlabya Maurice Bénichou : Le Rabbin Sfar et Le Lion Fellag : Le cheikh Mohammed Sfar Jean-Pierre Kalfon : Le Malka des lions François Damiens : Tintin Mathieu Amalric : Le prince Éric Elmosnino : Le professeur Soliman Daniel Cohen : Le Rabbin du rabbin Marguerite Abouet : L'Africaine Wojciech Pszoniak : Vastenov Alice Houri : Knidelette Sava Lolov : Le jeune peintre russe Karine Testa et Siham Gharnit : Les copines Jean-Claude Frissung : Le curé John Pucc : Le chef de la tribu Pascal N'zonzi : Le 1er géant Binda Ngazolo : Le 2ème géant Anita Gabay et Sophie Bikart : Les fillettes Aimé-Junior Moembo : Le petit garçon Olivier Broche : Le perroquet Didier Brice : Le serveur et Le 1er livreur Jean-Pierre Amiel : Le peintre français et Le 2ème livreur Laurent Lévy : Le Circonciseur et L'Âne Laurentine Milebo : La Géante Araméenne Roch Banzouzi : Le géant Araméen et Le Bédouin Djanis Bouzyani : Le Disciple David Rit : Le Professeur de dictée et Le Marin Joann Sfar : Le Juif de la malle

Production Après le succès de la bande dessinée Le Chat du rabbin, son auteur, Joann Sfar, se voit proposer à plusieurs reprises des projets d'adaptations, mais les refuse, et décide finalement de réaliser lui-même une adaptation en film d'animation. Joann Sfar s'associe avec le dessinateur Clément Oubrerie et Antoine Delesvaux, et tous trois cofondent le studio de production Autochenille Production ; le projet est annoncé en à Cannes, peu après la sortie du film d'animation Persépolis adapté de la bande dessinée éponyme de Marjane Satrapi« Plusieurs projets d'adaptations de bandes dessinées sont à l'étude », article d'Isabelle Régnier et Yves-Marie Labé dans Le Monde, 26 juin 2007. Page consultée le 6 avril 2011.. Sfar et Sandrina Jardel écrivent un scénario original qui mêle librement des éléments tirés des tomes 1, 2 et 5 de la bande dessinée. Le studio Autochenille fonde son propre studio d'animation, Banjo Studio, et recrute une équipe d'animateurs qui comprend de nombreux débutants, beaucoup venus de l'École des Beaux-arts (comme Sfar), ainsi que quelques vétérans comme le directeur d'animation Jean-Christophe Dessaint, et Zyk qui réalise les décors. Sfar a également recours à une partie de l'équipe avec laquelle il avait travaillé pour son premier film, Gainsbourg, vie héroïque (qui n'était pas un film d'animation), dont Maryline Monthieux qui assure le montage et Olivier Daviaud qui compose la bande originale du film.

Les voix des personnages et la musique du film sont enregistrées avant le début de l'animation proprement dite, qui est ensuite réalisée pour leur correspondre au plus près. La musique est composée par Olivier Daviaud, qui avait déjà travaillé avec Sfar pour Gainsbourg, vie héroïque et s'associe avec l'Amsterdam Klezmer Band et les musiciens d'Enrico Macias pour mettre au point et enregistrer en studio la musique du film dans un délai très court« Le Chat du rabbin, la B.O. du film », article sur le site Dafina le 4 mai 2011. Page consultée le 5 juin 2011.. Les acteurs chargés des voix sont costumés et filmés afin de fournir une source d'inspiration aux animateurs dans le rendu des gestes et des expressions. La sortie du film, prévue dans un premier temps pour 2009, a été repoussée pour des questions de méthodologie ainsi que par la décision tardive prise par le réalisateur d'adapter le film à la technologie de la 3D relief« Le Chat du rabbin : les premières images du film », article dans Le Figaro le 6 avril 2011. Page consultée le 6 avril 2011.. De ce fait, une partie de l'assistanat, dont la mise au propre et la mise en couleurs, a dû être sous-traitée en ChineLe Chat du rabbin, interview de Joann Sfar par Paul Schmitt sur le site Pixelcreation début juin 2011. Page consultée le 5 juin 2011..

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