Saint-Chamas est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la métropole d'Aix-Marseille-Provence (canton de Berre-l'Étang).
Géographie Situation La ville est située au bord de l’étang de Berre, à 5 kilomètres au sud-est de Miramas, à au sud de Salon-de-Provence et à au nord-ouest de Marseille, dans un secteur qui n’a pas été touché par l’industrialisation. Sa superficie est de . Le point culminant de la commune est le Verdon qui atteint l’altitude de .
Deux sites naturels, propriété du Conservatoire du littoral, ont un intérêt ornithologique : Les Palous, zone humide formée de roselières, prairies inondables et ripisylve à l'embouchure de la Touloubre, affluent de l'étang de Berre, et la Poudrerie, ripisylve entre falaises, marais et étang.
La voie de chemin de fer de Paris à Marseille traverse la commune, depuis 1847, elle possède un arrêt SNCF pour les trains TER Provence-Alpes-Côte d'Azur à la gare de Saint-Chamas.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Istres à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Chamas est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Chamas, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (60,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (52,6 %), zones agricoles hétérogènes (14,5 %), zones urbanisées (11,7 %), forêts (7,7 %), cultures permanentes (3,6 %), zones humides intérieures (2,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,8 %), prairies (2,7 %), terres arables (0,8 %), eaux maritimes (0,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Toponymie Le village doit son nom à sanctus Amantius (. En provençal, le nom évolue en sanch Amans, puis sant ChamasPhilippe Blanchet, Petit dictionnaire des lieux-dits en Provence, Montfaucon, Librairie contemporaine, 2003, , 23-24.
Microtoponymie
Vallon et colline du Verdon : vient du terme préceltique vara, qui sert à désigner l’eau. collet du Verdon : en Provence, collet désigne une colline et non un col En Palun, le Palou : désigne un marais. Il porte également un nom dans la langue régionale, le provençal : Sanch Amàs selon la norme classique ou Sant Chamas selon la norme mistralienne (phonétique)
Histoire Préhistoire et Antiquité Le site de Saint-Chamas était déjà occupé à l’époque paléolithique comme l’ont prouvé les fouilles effectuées dans l’abri sous roche du Collet du Verdon. Les vestiges mis au jour sont conservés au musée communal. À l’âge du fer, le site fut exploité par les Ligures, qui y avaient construit un oppidum (un village fortifié), puis par les Celtes.
Le pont Flavien est construit à l’époque de l’empereur Auguste, peu avant le début de notre ère, pour permettre à la route d’Arles à Marseille de traverser la Touloubre. Il aurait été financé par Flavius, un riche citoyen romain, comme le laisse entendre la dédicace gravée sur le monument.
Moyen Âge Le village initial s’est construit sur le Baou, une colline calcaire qui domine l’étang de Berre, facile à défendre et d’où la région pouvait être surveillée. Des fortifications ont été construites dès le haut Moyen Âge puisqu’en 969, Boson, comte de Provence cédait à Ithier l’archevêque d’Arles, le castrum en ruine de Sanctus Amantius.
En 1347, la peste noire, arrivée par Marseille, ravage la Provence.
Temps modernes En 1564 le château était suffisamment confortable pour accueillir la régente Catherine de Médicis et le roi de France Charles IX alors âgé de .
Le est celui de la construction de la ville moderne. Le vieux village, qui se trouvait trop à l’étroit, sur la colline du Baou est abandonné au fur et à mesure que se construisent les nouveaux quartiers du Perthuis et d’au Delà. Un hôtel de ville est édifié (depuis 1959 il abrite le musée local devenu Paul-Lafran en 2000). Le port est aménagé, l’église paroissiale Saint-Léger est construite de 1660 à 1668 mais le clocher, construit sur pilotis à côté de l’église, ne fut terminé qu’en 1740. L’église abrite actuellement le retable Sainte-Anne datant de 1519, en bois et peint par le Marseillais Étienne Peson. En 1690 débuta la construction de la Poudrerie royale qui se développa au fil des siècles pour s’étaler sur plus de . Elle est restée pendant longtemps la principale entreprise de la commune et a cessé toute activité en 1974. Devenue propriété du Conservatoire du littoral, c'est un site à forte valeur écologique dont l'accès est soumis à réglementation.
Révolution française Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de , ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation. . C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Le , une émeute due à la crise frumentaire a lieuJean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, , p. 396. Pendant quelques années durant la Révolution, le village a été rebaptisé Port-Chamas.
À Port-Chamas, le comité de surveillance est institué en 1793. Il se recrute en partie chez les simples paysans, parfois illettrés, et son institution marque en quelque sorte l’apogée démocratique de la Révolution. Les membres illettrés prennent toute leur place dans les débats. Le comité, chargé de la surveillance de l’application des lois, consacre une grande part de son activité à les lire, les recopier, discuter de leur portée, participant ainsi à la formation politique et démocratique des citoyens. Il retourne également l’outil de la Terreur contre les ennemis de la RévolutionJacques Guilhaumou et Martine Lapied, « Paysans et politique sous la Révolution française à partir des dossiers des comités de surveillance des Bouches-du-Rhône », Rives nord-méditerranéennes, 5 | 2000, mis en ligne le 25 mars 2004.
Époque contemporaine vignette|Saint-Chamas au début du (rue de la Fraternité). Les deux principaux quartiers du village, qui s’étaient développés, autour de la mairie pour l’un et à proximité du port pour l’autre, étaient réunis par un tunnel appelé la Goule. En 1863, celui-ci s’effondre ; la municipalité décide alors de la construction de l'aqueduc du Plan ou Pont de l’Horloge.
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Le , la poudrerie explose, faisant et Site de la poudrerie. C'est, après la catastrophe de Courrières, la catastrophe industrielle la plus importante en France au . Le , une nouvelle catastrophe fait à la suite d'une explosion dans l'atelier 113 de fabrication de trinitrophtaline. La poudrerie ferme définitivement en 1974. C'est devenu un espace naturel géré par le Conservatoire du littoral.
Le , un violent incendie éclate dans une décharge privée, provoquant une concentration de particules fines dépassant durant des semaines les niveaux observés à Pékin. La pollution atteint un tel niveau que la plupart des activités en extérieur sont interdites par des arrêtés municipaux.. Plusieurs entreprises sont contraintes de suspendre temporairement leur activité économique.
Politique et administration Tendances politiques et résultats
Scrutin tour tour%%%%%%Présidentielle 2017FN34,18LFI22,55EM16,22LR14,23FN51,96EM48,04Présidentielle 2022RN32,62LFI21,16LREM19,78REC9,67RN60,35LREM39,65Législatives 2022RN29,82Ren-Ens27,57LFI-Nupes24,19LR5,31RN50,49Ren49,51Législatives 2024RN47,08Ren-Ens23,79LFI-NFP21,37ECO3,17RN53,05Ren46,95
Liste des maires
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Population et société Démographie
Manifestations culturelles et festivités
Chaque année se déroulent une vingtaine de festivités différentes. Les traditions favorites sont l'abrivado, la fête des soupeso, le carnaval, et la fête du port avec son feu d'artifice. Saint-Chamas met également à l'honneur des fêtes plus jeunes comme " The Run Color", la fête de la musique, la fête du port avec ses manèges et plein d'autres encore.
Économie