Les quartiers de Lyon ne forment pas une entité admistrative bien qu'il existe trente-six conseils de quartiers depuis 2002 pour faire vivre une démocratie participative.

Les quartiers de Lyon font référence à des entités historiques disparues (dont des communes fusionnées) et des réalités géographiques (à l'image de la Confluence) mais plus encore correspondent à des usages courants et mouvants, c'est pourquoi il est parfois difficile d'en circonscrire le pourtour.

On peut discerner les quartiers historiques bien définis, les quartiers qui ont perdu de l'importance au fil des années (comme Le Grand Trou par exemple) et les nouveaux quartiers qui se sont édifiés à la périphérie de la ville historique pour accueillir une population de plus en plus urbanisée.

Il n'en reste pas moins, d'une façon générale, qu'un arrondissement se subdivise en un ensemble de quartiers et qu'un quartier déborde rarement sur deux arrondissements, même s'il existe des exceptions comme le quartier de la Guillotière, à cheval sur les et .

Les quartiers entre Saône et Rhône thumb|La montée des Pentes côté Rhône

Le premier arrondissement de Lyon couvre une superficie répartie en deux ensembles distincts, eux-mêmes subdivisés : les pentes de la Croix-Rousse et le nord de la Presqu'île.

Les « Pentes de la Croix-Rousse »

La Croix-Rousse constituait une commune indépendante jusqu'à son rattachement à Lyon en et forme depuis le arrondissement, tandis que les pentes qui les séparent de la Presqu'île forment la majeure partie du 1er arrondissement.

La partie centrale des Pentes a pour épine dorsale la montée de la Grande-Côte qui monte en quasi ligne droite depuis la place des Capucins jusqu'au boulevard de la Croix-Rousse sur le plateau. C'est une zone fortement escarpée qui se termine par un jardin planté de mûriers , des paliers ont été aménagés pour couper la pente. thumb|La Montée de la Grande-CôteLes transversales, adossées aux contreforts du plateau de la Croix-Rousse, ouvrent vers le Rhône en de multiples ruelles, escaliers et places dont celle du « quartier de Croix-Paquet », ancien terminus du funiculaire devenu une station du métro à crémaillère qui remonte tout le quartier. La partie centrale des pentes est fréquemment elle-aussi subdivisée entre le « Bas des Pentes », dit aussi « quartier de Sainte-Catherine », resté populaire et très étudiant, et le « Haut des Pentes » plus bourgeois-bohème.

Le « quartier des Chartreux » s'étend à l'ouest des Pentes dans un large coude au-dessus de la Saône qu'emprunte le cours Général-Giraud pour remonter vers le boulevard de la Croix-Rousse ; il se termine par le fort Saint-Jean qui domine le méandre saônois et tire son nom de l'église Saint-Bruno, seule église baroque lyonnaise. C'est un quartier bourgeois, résidentiel et vieillissant apprécié des cadres cherchant le calme au cœur de Lyon.

Le « quartier Saint-Clair » à l'est débute toute en bas sur le replat formé le long du Rhône et remonte à l'époque de l'aménagement du quartier par Jacques-Germain Soufflot dans la décennie des années 1750. Le quartier se poursuit jusque dans la commune de Caluire-et-Cuire. Le quai portait le nom de Saint-Clair jusque dans les années d'après-guerre mais se nomme désormais quai André-Lassagne à Lyon en hommage au résistant lyonnais. Au-dessus, les contreforts du Rhône offrent des points de vue depuis la montée Saint-Sébastien jusqu'à la place Bellevue en passant par la terrasse de Villemanzy.

Le « Haut de la Presqu'île » Le « quartier des Terreaux » au sud de l'arrondissement dépend de la Presqu'île de Lyon et l'axe qu'il forme jusqu'à la place Bellecour constitue le centre de la ville. Il accueille autour de la place la mairie centrale de Lyon abritée dans l'hôtel de ville baroque construit sous Louis XIV et figurant Henri IV. On retrouve sur la même place le musée des Beaux-Arts cis dans le Palais Saint-Pierre et la fontaine Batholdi, tandis que l'Opéra de Lyon transformé par Jean Nouvel est excentré côté Rhône au niveau de la place Louis Pradel. Les ruelles autour de celle de l'Arbre Sec forment le lieu historique d'affirmation de la communauté LGBT à Lyon, coloration aujourd'hui moins présente mais toujours vivante, en témoigne le festival des Rues de l'Amour et des Fiertés (2023).

Le « quartier de la Martinière-Saint-Vincent », situé à l'ouest des Terreaux, remonte à l'église du dédiée à saint Vincent aujourd'hui disparue mais doit surtout sa réputation à l'ensemble scolaire de la Martinière fondé en 1826. Il se déploie autour de la très animée place Sathonay qui abrite la marie du 1er arrondissement ; le quartier accueille également les halles de la Martinière dans un ancien marché couvert de 1836 rénové, la fresque des Lyonnais qui présente les grands personnages de l'histoire de la ville et la salle Rameau, une salle de concert style art nouveau inaugurée en 1908.

Le « quartier Saint-Nizier » forme une entité historique autour de la rue Lanterne et l'église Saint-Nizier à cheval sur les 1er et 2e arrondissements. C'est un quartier historique de la bourgeoisie marchande lyonnaise qui fait face au quai Saint-Antoine où se tient le principal marché de Lyon et ou se déploie désormais un jardin fluvial en contrebas. C'est entre Saint-Nizier et les Jacobins que s'étend la rue Mercière, une rue piétonne bordée de bâtiments historiques épargnés par le Second Empire devenue un haut lieu de la restauration du monde comme de la cuisine lyonnaise.

arrondissement thumb|La Place Carnot devant Perrache

Les cinq principaux quartiers qui le composent sont du sud au nord : la Confluence, Sainte-Blandine, Perrache, Ainay et Bellecour. Ils constituent la majeure partie de la presqu'île, depuis le confluent de La Mulatière jusqu'à l'orée de la place des Terreaux située dans le 1er arrondissement.

Le « Bas de la Presqu'île » Le « quartier de la Confluence » est située à la pointe sud de la Presqu'île et correspond à l'ancien port de Lyon, le port Rambaud, ainsi qu'au Marché gare de Lyon. Ils ont été déplacés respectivement au port Edouard Herriot et à Corbas pour laisser place à un nouveau quartier d'habitations et d'activités dont les fleurons sont le musée des Confluences au sud et la darse au nord.

Cette ZAC est toujours en cours d'aménagement mais compte déjà des lieux d'importance : les sièges de la région AURA, d'Euronews et du Progrès, mais aussi des lieux culturels comme la Sucrière ou la SMAC du Marché gare. Malgré les immeubles sociaux intégrés au programme de construction, la Confluence est un quartier aisé pointé du doigt pour sa participation à la gentrification de la pointe de la Presqu'île.

Le « quartier de Sainte-Blandine » est situé entre le nouveau quartier de la Confluence et la gare de Perrache. Le quartier traversé par le cours Charlemagne est historiquement un quartier populaire de Lyon, rejeté derrière les rails de la gare qui constituent avec le centre d'échanges de Perrache une barrière physique au coeur de la Presqu'île. Entre le port et la gare, il a accueilli des logements ouvriers comme les Cités Mignot ou Perrache et souffert d'une mauvaise image, en lien notamment avec la prostitution et la pollution générée par le trafic autoroutier de la A7-M7.

Toutefois, avec la transformation accélérée de la Confluence, le départ du port fluvial et des activités industrielles, la création de deux lignes de tramway T1 et T2, ou encore le déclassement de l'A7, Sainte-Blandine connaît de profondes transformations de son tissu socio-économique qui devraient encore s'accroître avec le projet d'ouverture du centre d'échangeur de Perrache même s'il reste pour le moment un quartier classé en veille active par la Politique de la Ville. vignette|Les jardins suspendus à Perrache Le « quartier de Perrache » est lui-même constitué de la gare du même nom (appelée aussi Les Voûtes) avec d'un côté au nord la place Carnot et de l'autre au sud la place des archives. Le quartier est surtout un lieu de passage du fait de la présence de la deuxième gare ferroviaire et de la principale gare routière de Lyon, de la ligne A du métro, de deux lignes de tramway et de l'A7-M7. Toutefois, il accueille également une institution de la gastronomie lyonnaise, la célèbre Brasserie Georges, ainsi que des jardins suspendus et l'Université catholique.

Le « cœur de la Presqu'île » Le « quartier d'Ainay », du nom de la basilique romane Saint-Martin d'Ainay, a pour axe principal la rue piétonne Victor-Hugo qui relie la place Carnot (en face de la gare de Lyon-Perrache) à la place Bellecour. C'est un quartier ancien, historiquement lié à la noblesse et la grande bourgeoisie lyonnaises, qui compte encore aujourd'hui de nombreux édifices à vocation religieuse ou qui sont la propriété de l'Église catholique, avec une forte présente jésuite : le lycée Saint-Marc, l'Espace Saint-Ignace ou encore la chapelle Paul-Couturier investie par la Communauté du Chemin Neuf. C'est un quartier qui se rajeunit au profit des cadres et des étudiants à mesure que les grandes familles lyonnaises le désertent au profit de l'Ouest lyonnais.thumb|La Place de la République.Le « quartier de Bellecour » et son immense place éponyme est le cœur de Lyon depuis le , époque à laquelle le centre de la ville se déplace de la rive droite de la Saône (quartier Saint-Jean) vers le centre de la Presqu'île, après les aménagements des rives de la Saône et surtout du Rhône qui évitent que la Presqu'île soit trop souvent inondée.

Outre le pourtour de la place Bellecour, le quartier se subdivise en plusieurs autres quartiers moins étendus :

le « quartier des Jacobins », du nom de la place située entre la rue de la République et les quais de Saône, qui abrite de nombreuses enseignes de luxe dans la rue du président Edouard-Herriot ; le « quartier des Cordeliers », plus au nord, autour de la place du même constitue une voie centrale, donnant à la fois sur les quais du Rhône et de la Saône autour du tronçon central de la Rue de la République marqué par le Palais de la Bourse. Il compte aussi l'Église Saint-Bonaventure, seul édifice médiéval encore en place dans la partie nord du 2e arrondissement, ainsi que l'ancien Grand Bazar, reconstruit tout en panneaux de vitres et qui reflète les bâtiments de la place. le « quartier Grôlée » s'est imposé pour le secteur des Cordeliers autour de la rue Grôlée et qui compte de nombreux bâtiments propres au style de l'architecture bancaire ou des grands magasins, en particulier côte Rhône. Il compte de nombreux édifices classés aux Bâtiments de France qui ont connu de nombreux déboires financiers au début des années 2000-2010 avant de redevenir le quartier commerçant qu'il avait été par le passé en accueillant de grandes enseignes : Decathlon, Boulanger, Uniqlo... ainsi que le Hard Rock Café de Lyon.

vignette|La Croix-Rousse vue de Fourvière

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