La famille Bonnin de La Bonninière de Beaumont est une famille noble française, d'ancienne extraction, originaire de Touraine.

Cette famille compte parmi ses membres des officiers dont des généraux, des hommes politiques, un ambassadeur de France, un sous-préfet.

Des membres de cette famille ont été décorés de la Légion d’honneur. Elle compte en 1806 parmi les familles les plus riches de France. Alliée à la famille Dupont-Lecointre, une famille de banquiers industriels, elle est depuis propriétaire de plusieurs grands groupes internationaux.

La famille Bonnin de la Bonninière de Beaumont s’investit également dans le monde des affaires aux en tant que propriétaires et dirigeants, notamment de l’enclos des cinq grands crus classés de Bordeaux par la Bordelaise Africaine SA., et du groupe Rivaud, et d'un jeser de pétrole.

Histoire

Régis Valette écrit que la filiation est prouvée et suivie depuis 1450Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Editions Robert Laffont, 2007, page 46. Louis Nicolas Hyacinthe Chérin, chargé d'examiner les titres de cette famille pour les honneurs de la Cour, indique dans son rapport que le premier membre connu est Jean Bonin, écuyer, qui en 1390 paya le rachat de la métairie de Villeficler, apportée en dot par son épouse, veuve de maître Martin du FrezonGustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du , tome 5, pages 216 à 220 Bonin de La Bonninière de Beaumont.

Pierre Bonin, seigneur des Chastelliers, paraît pour la première fois avec le nom de La Bonninière dans le contrat de mariage du de son fils Guérin. Sa descendance ne fut connue pendant plusieurs générations que sous ce nom de La Bonninière et ne reprit qu'au le nom primitif de Bonin. Il ajoute que l'on trouve noble homme Guillaume Bonin, seigneur des Grands-Chastelliers, mort avant le , « date du prétendu partage de ses biens », mentionné en 1397, 1403, 1445 et 1446, mais que la nature des actes de 1403 et 1446 (copie, date viciée) et le "caractère de la supposition" (couleur du parchemin, écriture, orthographe insolite) jugé par Bernard Chérin pour l'acte de partage de 1445 (qui le dit père de Pierre et de Philippe) ne lui fait pas remonter la filiation prouvée par titres originaux au delà de Pierre Bonin, aussi surnommé de la Bonninière, écuyer, seigneur des Chastelliers, qualifié noble homme et puissant seigneur, mentionné à partir de 1450 et mort avant 1525, et qui avait épousé en 1456 Catherine de Bruyand. Chaix d'Est-Ange écrit également que cette famille « est connue depuis 1390 et prouve invinciblement sa filiation par titres originaux depuis 1450 et, par un acte qui a tous les caractères de la supposition depuis 1397. Ses alliances sont nobles, mais de noms peu connus, et elle n'a aucun services militaires à l'exception de M. le comte de La Bonninière et de M. son père. »François Bluche, Les Honneurs de la Cour, ICC, 1958, page 61..

La famille Bonnin de La Bonninière de Beaumont a été maintenue dans sa noblesse le par jugement de Voisin de la Noiraye, intendant de Tours, sur une filiation prouvée depuis 1494. Elle a été reçue aux honneurs de la Cour le et .

Gustave Chaix d'Est-Ange écrit : "La maison Bonin de la Bonniniêre est une des plus distinguées de l'ancienne noblesse de la Touraine. Il résulte d'un titre de la collection Courtois qu'Hugues Bonin, Guillaume de Boussay et Raoul du Pont, seigneurs tourangeaux, ayant suivi Philippe-Auguste à la croisade, empruntèrent en 1191 à des marchands de Pise une somme de cent marcs d'argent sous la garantie du chevalier de Sainte-Maure. En vertu de ce titre le nom d'Hugues Bonin a été inscrit aux Salles des Croisades du musée de Versailles avec les armes de la famille Bonin de la Bonninière de Beaumont. On trouve qu'en 1348 Hugues Bonin ou Bonnin, chevalier, châtelain de Beaugency, fit en cette qualité acte de foi et hommage aux comtes de Namur, de Blois et de Vendôme." La collection Courtois est depuis devenue célèbre pour avoir été l'une des entreprises de fabrication de faux titres généalogiques les plus importantes du XIXe siècle..

Plusieurs branches de la famille Bonnin de La Bonninière de Beaumont ont été admises à l'Association des anciens honneurs héréditaires.

Branche ainée Claude Bonnin de La Bonninière, seigneur des Chastelliers, né en 1708 au château de Beaumont-la-Ronce, admis en 1725 parmi les pages de la Grande Écurie du roi Louis XV, marié le avec Anne-Elisabeth Quantin, obtint par lettres patentes d' la réunion de ses seigneuries de Beaumont-la-Ronce, des Chastelliers, de Beauvais, etc. et leur érection en marquisat sous le nom de Beaumont.

Branches puinées Il existe cinq branches puinées : la branche Beaumont-Davout, fondée par Marc-Antoine Bonnin de la Bonninière de Beaumont ; la branche Beaumont-Destiennot de Vassy-sous-Pisy, fondée par Charles Bonnin de La Bonninière de Beaumont ; la branche Beaumont-La Baraudière ; la branche Beaumont-Créqui ; la branche Beaumont-La Godelinière.

Généalogie simplifiée Jean Baptiste Claude Bonnin de La Bonninière, né le à Beaumont-la-Ronce, décédé le à Tours à l’âge de 79 ans. Seigneur des Châteliers et de Beaumont-la-Ronce. Page à la grande écurie, lieutenant au régiment du roi-infanterie en 1731, cornette au régiment de Bellefont-cavalerie en 1748, blessé à la bataille de Parme, il obtint l'érection de ses terres de Beaumont-la-Ronce et des Châteliers en marquisat de Beaumont par lettres patentes du roi Louis XV en . Marié le à St-Venant, avec Anne Françoise Élisabeth Quantin, fille d'un trésorier de France. D'où : Anne Charles Claude Bonnin de La Bonninière de Beaumont, marquis de Beaumont, comte de l'Empire (sur institution d'un majorat par lettres patentes du ), fut un des deux membres de l'ordre de la noblesse dans l'assemblée provinciale de la Touraine nommés par lettres de Louis XVI du Jacques-Xavier Carré de Busserolle, Armorial général de Touraine., ancien officier au régiment du roi, commissaire de la noblesse au bailliage de Touraine en 1789, conseiller général d'Indre et Loire, président du canton de Neury. Pendant la Révolution, Anne Claude n’émigra pas, contrairement à ses enfants, mais il quitta son château de Beaumont-la-Ronce pour aller habiter son château de la Gidonnière, à Lhomme, dans la Sarthe, dans un pays plus paisible. Durant la période la plus dangereuse, il se cacha dans une cave à Moulinas près de Rezé. Le château de Beaumont fut un jour envahi par les « bleus », ceux-ci décrochèrent tous les portraits, en découpèrent les têtes avec leurs sabres et firent brûler celles-ci sur la place du village. En 1811, Anne-Claude de Beaumont figure le sur la liste des 600 contribuables les plus imposés de Touraine. Il a épousé Marguerite Le Pellerin de Gauville, dont il eut 13 enfants qui élevèrent une colonne en pierre encore visible en 1907 au milieu du bois du Chalonge, à proximité du parc du château de Beaumont constituée d’un faisceau de treize lances serrées par un ruban sur lequel on lisait ce vers : « Toute puissance est faible à moins que d’être unie ». D'où : André Bonnin de La Bonninière de Beaumont, marquis de Beaumont, né le , décédé le , à l’âge de 76 ans. Page de la reine en 1776, officier supérieur de gendarmerie en 1787, chambellan de l'Impératrice Joséphine, baron de l'Empire, membre du Conseil général de la Sarthe en 1814, marié à Antoinette Hue de Miromesnil, dont : Théodore-Léon Bonnin de La Bonninière de Beaumont, marquis de Beaumont, né en 1791, décédé le à Tours, à l’âge de 74 ans, officier de cavalerie, chevalier de la Légion d'honneur. Marié le à Paris , avec Cécile Adélaïde Charlotte Élisabeth Orillard de Villemanzy, fille du comte Jacques-Pierre Orillard de Villemanzy, pair de France, lieutenant général, intendant général et commissaire des armées, grand-croix de la Légion d'honneur. Le nom de Villemanzy ainsi que le titre de pair de France seront transmis à son gendre le marquis de Beaumont. André Léopold Jacques Bonnin de La Bonninière de Beaumont, marquis de Beaumont, né le , décédé en 1904, à l’âge de 83 ans. Marié le avec Louise Marie Eulalie Gallet de Montdragon, fille du marquis de Montdragon. René Bonnin de La Bonninière de Beaumont, marquis de Beaumont, né le à Beaumont-la-Ronce, décédé en 1940, inhumé à Moëlan-sur-Mer, commune dont il fut maire entre 1883 et 1902 et entre 1904 et 1906. Habitait le château de Plaçamen à Moëlan-sur-Mer. Membre de l'Action françaiseJournal L'Action française, du 3 décembre 1914, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7585584/f1.image.r=moelan?rk=643780;0. Engagé volontaire en 1914. Marié avec Marie Chrestien de Tréveneuc. Pierre Marie, 7eme Marquis de Beaumont, militaire de réserve durant la seconde Guerre mondiale . Auteur de plusieurs livres notamment sur la France , l’Europe, l’Histoire et la résistance française . Conseiller d’Indre et Loire et maire de Beaumont la Ronce durant plusieurs décennies . Ancien maître d’équipage (chasse à courre) du Rallie Touraine. Sous directeur de la DGSE. Marié à mademoiselle Gairal . De cette union : 3 filles . Guy Bonnin de La Bonninière de Beaumont, né le à Paris, fils de René Bonnin de la Bonninière de Beaumont, lieutenant au 18e régiment de dragons, décédé le à l'hôpital auxiliaire à Alençon (Orne) des suites de ses blessures reçues le à Foncquevillers (Pas-de-Calais) fut décoré à titre posthume de la Légion d'honneur et de la croix de guerre. Jean Bonnin de La Bonninière de Beaumont, né le à Beaumont-la-Ronce, décédé le à Tours, à l’âge de 59 ans, Saint-Cyr promotion "La Grande Promotion", chef d'escadron de cavalerie, chevalier de la Légion d'honneur. Marié en 1892 avec Charlotte Lefebvre de Laboulaye, fille de l'ambassadeur Paul Lefebvre de Laboulaye, grand-officier de la Légion d'honneur. Philippe Bonnin de La Bonninière de Beaumont, né à Beaumont la Ronce le , mort en 1906, marié à Paris en 1887 avec Jeanne Pommeret des Varennes (1866-1958) ; Pierre-Marie-Henri Bonnin de La Bonninière de Beaumont, né le à Beaumont-la-Ronce, décédé en 1917, à l’âge de 55 ans. Élève au chasseurs, maréchal des Logis (30.12.1885), sous-lieutenant (7.03.1889) au chasseurs, lieutenant (1er.12.1891) et lieutenant porte-étendard (11.12.1817). À partir du 12.07.1899, il entre au chasseurs, nommé capitaine (1904), il termine sa carrière comme capitaine d'habillement (1904). Chevalier de la Légion d'honneur (1908). Marié le à Paris, avec Marie de Goulaine, fille du "marquis" de Goulaine. Pierre-Marie-Henri Bonnin de La Bonninière de Beaumont, marquis de Beaumont, né en 1899 à Vendôme, décédé en 1969 à Beaumont-la-Ronce, à l’âge de 70 ans. Lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 39/45. Marié en 1926 à Paris avec Jeanne de Broglie. Marc-Antoine Bonnin de la Bonninière de Beaumont (1763-1830), premier page du roi Louis XVI en 1783. Général de division, pair de France, sénateur, grand-croix de la Légion d'honneur, Chevalier de Saint-Louis. Marié le avec Julie d'Avout, sœur du maréchal Davout, duc d'Auerstaedt. Louis-Napoléon Bonnin de La Bonninière de Beaumont, né le à Paris et décédé le à Marly-le-Roi. Pair héreditaire en 1833. Marié à Adélaïde Geneviève Dupuytren, fille du baron Guillaume Dupuytren, anatomiste, chirurgien militaire français, officier de la Légion d'honneur.