Boucq est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.
Géographie centré|vignette|Boucq (Ban communal)
Localisation La commune de Boucq est située à la frontière des départements de la Meuse et de Meurthe-et-Moselle, à 16 kilomètres au nord-ouest de Toul, sous-préfecture de Meurthe-et-Moselle et à 39 kilomètres de Nancy.
Elle fait partie du parc naturel régional de LorraineMinistère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Décret du 27 janvier 2015 portant renouvellement du classement du parc naturel régional de Lorraine..
Communes limitrophes
Géologie et relief Le village de Boucq est situé dans le parc naturel régional de Lorraine, au pied des côtes de Meuse, au sud-est de la forêt de la Reine et au nord de la plaine de la Woëvre.
Voies de communication et transports Les deux axes principaux traversant le village sont les routes D 908 (Boinville-en-Woëvre-Lagney), et D 10 (Boucq-Tremblecourt).
Hydrographie La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins versants du Rhin et de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de l'Étang Bezoilles, le ruisseau de l'Étang de Bruneau, le ruisseau de l'Étang Ferry, le ruisseau de l'Étang Neuf, le ruisseau de l'Étang Thie Baut, le ruisseau de Rosiere, le ruisseau de Woevre et le Rupt de Bagneux..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de BoucqLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Cinq plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang Bezoilles (), l'étang Brunehaut (), l'étang Dame Pré (), l'étang Ferry () et l'étang Thiébaut ()..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nonsard-Lamarche à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Boucq est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (58,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (58 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (58,4 %), prairies (20,4 %), terres arables (16,6 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,4 %), zones urbanisées (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Ad Fines ; Alodum in Boiaco ; Alodium de Bouch ; Boc, Bouc (1152) ; Boucq ou Boucquet (1710)Lepage H., Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Comité des travaux historiques et des sociétés savantes, imprimerie impériale, Paris, 1862..
Selon Dauzat et Rostaing, ce nom viendrait de l'allemand Buche, signifiant « hêtre » : cette étymologie est jugée « peu convaincante » par Aude Wirth. Boucq, variante de Bouc, Bouck, (« bouc, bélier »), est un sobriquet évoquant le bouc, qui n'est sans doute pas très valorisant.
Histoire vignette|Le château en octobre 1918, quartier de major-général Charles Muir de l´AEF. Origines de Boucq Les origines de Boucq restent méconnues. Cependant, les substructions, les fragments de pierres plates et les monnaies romaines mises au jour au lieu-dit La Lochère, permettent d'attester l'existence du village dès l'époque romaineChauvet J-Y., L'inventaire du Toulois, : sites archéologiques, Revue Études Touloises , Cercle d'études locales du Toulois, Toul, 2006.
Par ailleurs, une élévation en amont de Boucq laisse supposer la présence d'une motte castrale au haut Moyen Âge.
Enfin, du Moyen Âge à la Révolution, le village de Boucq est le siège d'une coseigneurie dépendant pour la politique du duché de Bar, et pour la religion du doyenné de la rivière de Meuse et du diocèse de Toul. La seigneurie est tenue en fief pour la première partie par des seigneurs laïcs, et pour la seconde par les prémontrés de l'abbaye Sainte-Marguerite de Rangéval, aujourd'hui située sur la commune de GévilleJeandemange S., Châteaux et maisons fortes du Toulois : L'inventaire des sites fortifiés ( partie), Revue Études Touloises , Cercle d'études locales du Toulois, Toul, 2004.
Boucq au Moyen Âge Au milieu du , un nommé Rupert vend le fief de Boucq à l'évêque de Toul Gauzelin (922-962)Lepage H., Les communes de la Meurthe: Journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département, volume 1, imprimerie A. Lepage, Nancy, 1853.
Puis aux et s, la seigneurie échoit aux sires d'Apremont, dont Gobert qui en fait don d'une partie à l'abbaye de Rangéval en 1152Picard B., Histoire Ecclésiastique & Politique de la Ville & Diocèse de Toul, Toul, 1707..
Dans la première moitié du , la part des Apremont passe à la maison de Chambley, par le mariage de la demoiselle d'Apremont.
Le fils de cette dernière, Ferry II de Chambley († 1253), donne à son neveu, Geoffroy de Brixey († 1278), sa part de la seigneurie, qui entre ainsi dans la maison de Brixey, jusqu'à la mort de Gérard III, en 1363. C'est le père de ce dernier, Jean, qui fait édifier le château de Boucq vers 1340.
À cette date, la part des Brixey passe à son neveu, Jean de Naives, puis à ses descendants, qui vendent leur part à l'abbaye de Rangéval et à Jean de Vattetot, au cours du Morlaincourt (Général de), La seigneurie de Bouch (1230-1930), Les Seigneurs de la commune'', Société d'Impressions Typographiques, Nancy, 1936.
Boucq sous l'Ancien Régime Par le mariage de la fille de Jean, Philiberte, vers 1600, avec Claude de Fligny, qui récupère le château de Boucq, grâce à un échange effectué avec l'abbaye de Rangéval, la part des Vattetot change de maisonArchives Départementales de Meurthe-et-Moselle, B 76, f° 85-86.
Au milieu du , la petite fille des précédents, Marie épouse François de Magnicourt, faisant passer la part des Fligny à la maison de Magnicourt, qui la conserve jusqu'en 1716.
À cette date, la part échoit aux comtes de Fontenoy, avant d'être vendue, en 1739, à la maison de Tardif d'Hamonville.
Affaire du trésor de Boucq Le , deux septuagénaires équipés de détecteurs de métaux mettent au jour, au lieu-dit Val Maillot, un vase en argile contenant environ 200 pièces de monnaie portugaises et espagnoles des , , frappées à partir de l'or des IncasLe Républicain lorrain, journal du 16 avril 1997. Le trésor est alors estimé à francs. Déclarée en mairie, cette trouvaille est conservée au nom de la commune dans un coffre-fort, jusqu'à sa vente aux enchères, le , à Nancy, pour Le Républicain lorrain, journal du 13 décembre 2009. Entre-temps, les deux prospecteurs ont été inquiétés dès 1997 par un procès mené par les services régionaux d'archéologie pour destruction de site archéologique et utilisation de détecteur de métaux..
Politique et administration vignette|Mairie.
Population et société Démographie
Économie E. Grosse indique dans son ouvrage pour la fin du :
« Surface territ. cadast., 2268 hect., dont 960 en bois, 600 en terres labour., 200 en prés et 120 en vignes, dont les produits sont peu vantés. ».
Secteur primaire ou Agriculture
Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.
D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste.), la commune de Boucq était majoritairement orientéeOrientation technico-économique de la commune : production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard. sur la polyculture et le poly-élevage (auparavant même production) sur une surface agricole utiliséeSuperficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole. d'environ 308 hectares (surface cultivable communale) en baisse depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 528 à 270 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 9 exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune employant 10 unités de travailUnité de travail annuel : mesure en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles..
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|Église Saint-Pierre (- s.) et château ( s.). vignette|Fontaine du Han. Substructions gallo-romaines, aux lieux-dits le Charme et la Lochère. Château de Boucq (), inscrit à l'ISMHBase Mérimée du ministère de la Culture. Église Saint-Pierre (). Fontaine du Han. Mairie.
Personnalités liées à la commune Gauzelin , évêque de Toul (922-962). Chanoines prémontrés de Rangéval, seigneurs en partie de Boucq. Famille d'Apremont, seigneurs en partie de Boucq, aux . Famille de Chambley, seigneurs en partie de Boucq, dans la première moitié du .