Isbergues est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Isberguois. La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.
La commune d'Isbergues (nom officiel depuis 1801), traversée au nord par le canal d'Aire à la Bassée, est située dans l'est du département du Pas-de-Calais à , à vol d'oiseau, au nord-ouest de la commune de Béthune. C’est une commune de type petite ville, appartenant à l’unité urbaine de Béthune, avec une population de au dernier recensement de , elle a connu un pic de population en 1999 avec .
L'histoire de la commune est étroitement liée à la présence de la sidérurgie des années 1880 jusqu'à l'arrêt définitif en 2006.
Lumbres est connue pour le Grand Prix d'Isbergues, course cycliste créée en 1945, seule course exclusivement professionnelle du Pas-de-Calais.
La tour de l'église Sainte-Isbergue fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques.
Géographie Localisation Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais, Isbergues est une commune, traversée par le canal d'Aire à la Bassée, limitrophe au nord-ouest de la commune d'Aire-sur-la-Lys (aire d'attraction) et située, à vol d'oiseau, à au nord-ouest de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement)..
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes.
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..
Il est traversé par quinze cours d'eau : le canal d'Aire à la Bassée passant au nord de la commune, canal navigable de , qui prend sa source dans la commune de Bauvin et se jette dans La Lys au niveau de la commune d'Aire-sur-la-Lys. ; le Guarbecque, cours d'eau naturel de , qui prend sa source dans la commune de Norrent-Fontes et se jette dans la Lys, au niveau de la commune d'Haverskerque. ; la Laque bras Est, d'une longueur de . ; la Rivièrette ou Lys, cours d'eau naturel de , qui prend sa source dans la commune de Mazinghem et se jette dans le Guarbecque, au niveau de la commune Guarbecque. ; le Courant de Berguette, cours d'eau naturel de , qui prend sa source dans la commune et se jette dans la rivièrette ou Lys, toujours au niveau de la commune. ; le fossé du Brayet, d'une longueur de . ; la Roupie, d'une longueur de . ; la Roupie, d'une longueur de . ; la Ferme du Blanc Hangar, d'une longueur de . ; le ruisseau la rivièrette, cours d'eau naturel de , qui prend sa source dans la commune et se jette dans le Guarbecque, au niveau de la commune de Guarbecque. ; et cinq cours d'eau au toponyme hydrographique inconnu, d'une longueur de ......
Un marais commun existait autrefois entre Ham, Norrent-Fontes, Mazinghem, Molinghem, Guarbecque et Berguette. On y cultivait notamment le cresson. Un plan de lotissement de ce marais a été dressé le 2 messidor an , cité par l'archiviste départementalRapport de M. l'archiviste départemental sur la situation des archives de la préfecture, des sous-préfectures, des communes et des hospices du Pas-de-Calais et sur la bibliothèque départementale durant l'exercice 1893-1894, Arras, 1894 (extrait du volume du Conseil général du Pas-de-Calais de la session d'août 1894, consulté le 30 décembre 2009, voir ).. À la suite du drainage généralisé des zones humides et de l'industrialisation lourde (avec pompages) de la région, le niveau des nappes d'eau a fortement baissé. Les puits artésiens ne donnant plus assez d'eau, de nombreuses cressonnières sont aujourd'hui asséchées et comblées. Il reste deux cressiculteurs en activité à Norrent-Fontes.
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'IsberguesLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Milieux naturels et biodiversité Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. : le complexe humide du Guarbecque et marais Pourri, d’une superficie de et d'une altitude variant de . Cette ZNIEFF présente une mosaïque de prairies, de fourrés, de haies de saules têtards, d’ourlets et de boisements, et le marais pourri est bordé de puits artésiens, ce qui a permis le développement de la cressiculture.. vignette|redresse=1.6|centre|Carte de la ZNIEFF sur la commune.
Espèces faunistiques et floristiques L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées..
Urbanisme Typologie Au , Isbergues est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de BéthuneUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Béthune comprend deux villes-centres (Béthune et Bruay-la-Buissière) et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aire-sur-la-Lys, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,8 %), zones urbanisées (32,1 %), zones agricoles hétérogènes (11 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,7 %), prairies (1,6 %), forêts (0,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Lieux-dits, hameaux et écarts
Logement En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2015 et de en 2010. , soit une progression du nombre total de logements de 3,4 % depuis 2010.
Parmi ces logements, 89,4 % étaient des résidences principales, (soit ), 0,3 % des résidences secondaires et 10,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 91,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 7,5 % des appartements.
Sur les résidences principales, 69,8 % sont occupées par des propriétaires, 28,9 % par des locataires et 1,4 % par des personnes logées gratuitement..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Isbergues en 2021 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,3 %) par rapport au département (6,5 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (10,3 %) supérieure à celle du département (7,3 %) et de la France entière (8,1 %).
+ Le logement à Isbergues en 2021 Typologie Isbergues. Pas-de-Calais. France entière. Résidences principales (en %)89,486,182,2 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)0,36,59,7 Logements vacants (en %)10,37,38,1
Voies de communication et transports La commune est desservie par des trains TER Hauts-de-France à la gare d'Isbergues.
La commune est desservie par une ligne du réseau Mouvéo et par une ligne régulière ainsi que par le service de transport à la demande Allobus F du réseau TADAO.
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Iberga en 1138 ; Ybergha en 1202 ; Hibergue en 1209 ; Ibierghe en 1296 ; Yberghe en 1316 ; Dibergue en 1375 ; Bergue en 1400 ; Yberga vers 1512 ; Ybergue en 1515 : Ysberghe en 1559 ; Isebergue en 1720., Isbergue en 1793 ; Isbergue et Isbergues depuis 1801.
Selon le toponymiste Ernest Nègre, Iberga, en 1138, viendrait peut-être d'un nom de personne germanique Idberga, ou, selon le linguiste Maurits Gysseling, īwa + berga (mont aux ifs)..
Et selon Ernest Nègre, Berguette : Berghettes, en 1171, viendrait du germanique berg «mont» suivi du suffixe roman -etteToponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre.
La forme flamande est Iberge. et la forme picarde, Iberque.
Histoire