Shloka (sanskrit, en devanāgarī et selon IAST : ; signifiant "chant", à partir de la racine śru, "oreille"Macdonell, Arthur A., A Sanskrit Grammar for Students, Appendix II, p. 232 (Oxford University Press, 3rd edition, 1927).)Dictionnaire Héritage du Sanscrit de Gérard Huet est une catégorie de strophe de la métrique indienne, dérivé de l' védique. Son invention est attribuée à Vālmīki. La strophe est formée de quatre padas octosyllabesMacdonell, Arthur A., A Sanskrit Grammar for Students, Appendix II, p. 233 (Oxford University Press, 3rd edition, 1927). Il est devenu le mètre le plus fréquent à partir du , par exemple Mahabharata et Ramayana, sont composés presque exclusivement en shlokas.
Selon la tradition cette forme est issue d'une composition spontanée de Valmiki en colère d'avoir vu un chasseur abattre l'un des deux oiseaux d'un couple, shloka prenant forme de malédiction contre le chasseur :
Selon la tradition, cette strophe née du chagrin de Valmiki face à la douleur de l'oiselle qui pleurait son compagnon tué par un chasseur, est le premier shloka de la littérature sanskrite.
Le shloka est un couplet de deux hémistiches de chacun 16 syllabes, eux-mêmes composés de deux Pādas de huit syllabes, et qui peuvent prendre la forme pathyā ("normale"), ou une parmi plusieurs formes vipulā ("étendues"), selon la table de fréquence suivante (où "⏑" représente laghu, léger, et "–" représente guru, lourd).
Sur 2579 hémistiches de Kalidasa, Magha, Bharavi, et Bilhana, les quatre formes admissibles de shloka ont une pat respective de : 2289, 116, 89, 85.
Les contraintes de constructions sont les suivantesSteiner, Appendix 4; translated: Macdonald, Appendix : General Les et syllabes des deux pādas sont libres. Syllabes 2-3 : forme "⏑ ⏑" exclue ; "⏑ –", "– ⏑" ou "– –" sont permis Syllabes 2-4 du second pāda : forme "– ⏑ –" exclue Syllabes 5-7 du second pāda : forme "⏑ – ⏑" requise (cadence iambique). forme normale (pathyā) Syllabes 5-7 du premier pāda : forme "⏑ – –" requise formes étendues (vipulā): la syllabe du premier pāda est obligatoirement "–" . En outre, une des formes suivantes est présente : na-vipulā: Syllabes 5-7 "⏑ ⏑ ⏑" bha-vipulā: Syllabes 2-7 "– ⏑ – – ⏑ ⏑" ou bien "– – – , – ⏑ ⏑" (avec une césure) ma-vipulā: Syllabes 2-7 "– ⏑ – – , – –" (avec une césure après la ) ra-vipulā: Syllabes 5-7 ", – ⏑ –" (après une césure))
La forme shloka s'incarne dans les poèmes épiques Bhagavad Gita, Mahabharata, Ramayana, Puranas, Smritis mais aussi dans les traités scientifiques de l'hindouisme comme les Sushruta Samhita et Charaka Samhita."Friedrich Max Müller 1860 67–70" Par exemple, la Mahabharata présente de nombreux mètres, mais une proportion écrasante -- environ 95% -- sont des shlokas de type anustubh, et pour le reste essentiellement du type tristubh.
Bibliographie Théorie du sloka, ou mètre héroïque sanskrit. Antoine-Léonard Chézy. Éd. Dondey-Dupré, 1827.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Grammaire du sanskrit soutra Glossaire de la mythologie et de l'iconographie hindoues
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