La justice privée est le « droit de se faire justice à soi-même »Sous la direction Denis Alland et Stéphane Rials, « Justice privée (droit de se faire justice à soi-même) », Dictionnaire de la culture juridique, , PUF, 2003..
La justice privée peut recouvrir deux notions différentes : la première acception, la plus courante désigne l'arbitrage qui est le recours à un juge privé ou non-étatique ; la seconde acception désigne « un âge ou un état préjuridique dans lequel elle était censée assumer les fonctions du droit et de la politique, l'un et l'autre défaillants ».
Description La justice privée peut exister dans des situations proches de l'état de nature dans lesquelles il n'existe pas encore (ou plus) de règles de société (ou droit) ; c'est-à-dire dans les sociétés primitives ou dans les organisations criminelles. On dit qu'il n'y a plus d'État de droit.
L'exercice de la justice est un pouvoir régalien de l'État, c'est pourquoi la justice privée est généralement mal considérée. Néanmoins, et ce malgré l'adage « nul ne peut se faire justice à soi-même », toutes les sociétés conservent toujours une trace de justice privée.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie John Locke, Traité du gouvernement civil. Samuel von Pufendorf, Droit de la nature et des gens. Alfred Radcliffe-Brown, Structure et fonction dans la société primitive, Le Seuil, 1972. . .
Articles connexes Justice Histoire du droit Auto-justice Vendetta Faide
Catégorie:Théorie du droit Catégorie:Justice * Catégorie:Vengeance