Guilandina bonduc est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Caesalpiniaceae selon la classification classique, ou des Fabaceae (sous-famille des Caesalpinioideae) selon la classification phylogénétique. C'est un arbrisseau originaire des régions tropicales d'Afrique., d'Amérique, d'Asie et d'Océanie.
Elle est connue sous les noms de z'yeux à chatte ou canique grise aux Antilles françaises, de cadoc à La Réunion et Maurice et d'accroche-cœur en Nouvelle-Calédonie..
Synonymes Quatre synonymes homotypiques. : Caesalpinia bonduc (L.) Roxb. (1832) Caesalpinia jayabo var. cyanosperma M.Gómez (1890) Guilandina aculeata Salisb., nom. superfl. Guilandina bonduc var. major DC. (1825)
Autres synonymes
Bonduc canadense Medik. (1786) Bonduc minus Medik. (1786) Caesalpinia bonducella (L.) Fleming (1810) Caesalpinia bonducella var. aequiaculeata Kuntze (1891) Caesalpinia bonducella var. elegans Kuntze (1891) Caesalpinia bonducella var. inaequiaculeata Kuntze (1891) Caesalpinia glabra (Mill.) Merr. (1910) Caesalpinia homblei R.Wilczek (1951) Caesalpinia jayabo var. gemina (Lour.) M.Gómez (1890) Caesalpinia sogerensis Baker f. (1923) Glycyrrhiza aculeata Forssk. (1775) Guilandina bonduc var. minor DC. (1825) Guilandina bonducella L. (1762) Guilandina gemina Lour. (1790) Guilandina glabra Mill. (1768) Guilandina homblei (R.Wilczek) (2020) Guilandina socorroensis Britton & Rose (1930) Guilandina vulgaris Oken (1841)
Étymologie Le nom de genre Guilandina est dédié à un médecin et botaniste allemand († 1589), qui travaillait à Padoue et a italianisé son nom en Guilandini (ou en latin Guilandinus) dans les publications savantes de la Renaissance. Le W n'existe pas en latin mais est rendu par Gu dans les traductions de l'allemand en latin, donc l'adaptation phonétique Wieland → Guiland, est suivie par la suffixation par -inus , soit au total Guilandinus .
Le terme de bonduc est emprunté à l'arabe bunduq « noisette, aveline », qui serait lui-même dérivé du grec ποντικόν (κάρυον) « aveline » (littéralement « noisette du Pont ») par l'intermédiaire du persan« Bonduc », sur cnrtl.fr..
Description
Cet arbrisseau sarmenteux d'environ un mètre de haut, est entièrement couvert d'épines courtes et très acérées, jaunâtres ou brunes, droites ou courbes de 2 à .
Ses grandes stipules foliacées, profondément et irrégulièrement 3-4-lobées et persistantes, le distinguent d'une espèce proche, G. ciliata. Il possède de grandes feuilles de 30 à de long, bipennées, un rachis pubescent, armé d'épines recourbées, 3 à 8 paires de folioles opposées, portant chacune 6 à 10 paires de foliolules ovées à elliptiques, à apex souvent mucroné.
Le racème axillaire très allongé (jusqu'à ), dressé, porte de nombreuses fleurs, à 5 pétales, jaunes ou brunâtres et 10 étamines. La floraison s'étale de septembre à janvier aux Antilles.
La gousse brun foncé, hérissée d'épines rigides (peu épineux chez G. ciliata), de 5-8 × 3-, contient en général deux graines grises, ovoïdes, semblables à des yeux de chat, appelées graines de canique.
Écologie Cette espèce pantropicale se rencontre sur les plages et les arrières-plages du littoral xéro-héliophile.
Elle constitue souvent des fourrés épineux impénétrables. En Nouvelle-Calédonie, cette espèce est considérée envahissante, cependant, sa présence compacte permet aussi d'abriter des animaux et de favoriser leur nidification.
Composition Les graines contiennent un isoflavonoïde, plusieurs diterpènes de cassane (césaldékarine A, la césalpinine B, les bonducellpines A-D…) et une bondénolide. Elles contiennent aussi environ 20 % d'huile, qui est surtout riche en acide linoléique (68 %). et possèdent des propriétés vésicantes.
Des extraits aqueux et à 50 % d'éthanol de graines ont manifesté une activité hypoglycémique chez le rat normal et antihyperglycémique significative chez le rat diabétique.
Utilisations
Artisanat Les graines très esthétiques servent aux Antilles et en Nouvelle-Calédonie à confectionner des colliers. En Nouvelle-Calédonie, les graines servent aussi de jetons.
Elles sont aussi très utilisées dans les jeux africains d'awalé.
Ethnomédecine Dans plusieurs régions d’Afrique et d’Asie, les graines, feuilles ou racines sont utilisées en décoction contre la fièvre.
En Afrique, dans toute l'aire de répartition de G. bonduc, les feuilles, l'écorce et les racines sont utilisées pour soigner la fièvre, les maux de tête et les douleurs de poitrine. Ils sont aussi utilisés comme vermifuge.
En Nouvelle-Calédonie, les racines sont utilisées en décoction pour soigner la blennoragie.
Notes et références
Voir aussi
Liens externes
Catégorie:Caesalpinieae Catégorie:Espèce de Fabaceae (nom scientifique) Catégorie:Végétation tropicale africaine Catégorie:Fabacée d'Afrique Catégorie:Flore originaire d'Afrique Catégorie:Plante médicinale Catégorie:Plante envahissante Catégorie:Fabacée de Nouvelle-Calédonie