upright=2|vignette|Représentation mixtèque préhispanique d'un sacrifice gladiatorial (détail du folio 89 du Codex Zouche-Nuttall).
upright=2|vignette|Codex Tovar, folio 134. vignette|upright=1.3|Le recto du folio 12 du Codex Tudela représente un sacrifice gladiatorial (en bas) et un prêtre portant la peau d'une victime de ce sacrifice (en haut).
Le sacrifice gladiatorial ( en espagnol, en nahuatl) est un rite de sacrifice humain qui a été pratiqué en Mésoamérique.
Sources Les sacrifices gladiatoriaux nous sont connus principalement par l'intermédiaire de trois sources coloniales : l’Histoire générale des choses de la Nouvelle-Espagne de Bernardino de Sahagún, ainsi que l’Historia de las Indias de Nueva-España y islas de Tierra Firme de Diego Durán et la Crónica mexicana de Fernando Alvarado Tezozómoc, ces deux dernières sources étant très proches et probablement basées sur l'interprétation d'un hypothétique codex indigène appelé Chronique X.
Rituel La victime était armée ; selon Durán, cet équipement militaire était cependant factice et se composait d'une simple épée en bois emplumée (, p.284)., de boules en bois (, p.280). (ou quatre bouts de bois de torche (, p.284).) et d'un bouclier (, p.284).. Tezozómoc n'évoque, pour sa part, comme équipement, qu'une épée en bois et une , chapitre 32..
La victime était ensuite attachée à une sorte de grande meule de pierre ()Antonio Aimi, Les Mayas et les aztèques, Éditions Hazan, 2009, p. 105 par une corde blanche (appelée , selon Tezozómoc, chapitre 32.) passée autour de la taille (selon Sahagún)Bernardino de Sahagún, Historia general de las cosas de Nueva España, chapitre XX. ou du pied (selon Durán), chapitre XXXVI.. Selon Sahagún, on lui faisait ingérer, juste avant de l'attacher, une boisson alcooliséeBernardino de Sahagún, Historia general de las cosas de Nueva España, Livre II, chapitre XXI (cité par Xavier Noguez et Alfredo López Austin dans De hombres y dioses, p.117). appelée , chapitre 32. (le .).
Le sacrifié devait alors affronter des guerriers armés d'épées en bois à tranchants d'obsidienne (macuahuitl) ou, selon une scène de tradition mixtèque représentée dans le Codex Zouche-Nuttall, de gants munis de griffes. Ces guerriers étaient nommés en nahuatl (), du nom du rituel ( signifie, selon Alonso de Molina, ).
Selon Michel Graulich, dans la tradition aztèque, le premier adversaire était un guerrier aigle ; si le sacrifié lui survivait, il devait ensuite affronter un guerrier jaguar, puis éventuellement un second guerrier aigle et un second guerrier jaguar, et si cela ne suffisait pas c'est un gaucher (symbole de Huitzilopochtli) qui l'achevait. Selon certaines sources, si le prisonnier survivait à ce cinquième combat, il était relâché et gagnait sa liberté..
Une fois la victime vaincue, les prêtres (le et ses quatre assistants) procédaient à sa cardiectomie à l'aide d'un , puis à sa décapitation. La victime était ensuite écorchée et sa peau portée par un prêtre pendant un mois.
Cadre cérémoniel Ce rituel était célébré dans la religion aztèque., pendant la fête de ()Michel Graulich, Mythes et rituels du Mexique ancien préhispanique, Académie Royale de Belgique, 1982, p. 377 et lors des cérémonies de consécration du Templo Mayor, dont il constituait le rite le plus important)..
Signification Selon Michel Graulich, ce rite aurait pu être une reconstitution du mythe, raconté dans la légende des soleils, du massacre des quatre cents ordonné par Tonatiuh (cité par )..
Annexes Notes et références
Articles connexes Sacrifice humain chez les Aztèques Temalacatl
Bibliographie Études contemporaines . . . . . . . . . .
Sources coloniales
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Catégorie:Sacrifice humain en Mésoamérique