Le Bourget-du-Lac est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

L'implantation d'un des pôles de l'université Savoie-Mont-Blanc sur la commune a permis dans une certaine mesure d'en faire une ville étudiante. Hormis les étudiants, l'économie de la ville repose essentiellement sur le tourisme, la zone d'activité de Savoie Technolac et l’aéroport de Chambéry - Savoie qui permet l'afflux de nombreux touristes en hiver comme en été.

La ville, historiquement, doit beaucoup à la présence de la maison de Savoie. Cette famille princière marqua profondément la commune et aimait régulièrement y séjourner au sein du château des comtes de Savoie, se situant sur les rives du lac du Bourget.

Géographie

Situation

Le territoire du Bourget-du-Lac est situé entre la rive sud-ouest du lac du Bourget ( de long, ), sur les contreforts de la chaîne de l'Épine en aval du mont du Chat (voir Dent du Chat), à environ au nord-ouest de la préfecture Chambéry. La commune comprend un centre-ville situé à environ des bords du lac, un vaste espace au bord du lac du Bourget, aujourd'hui majoritairement dévolu aux loisirs, à l'hôtellerie, à la restauration et aux sports, et plusieurs hameaux sur les premières pentes de la montagne.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de huit autres communes :

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..

Hydrographie Le territoire de la commune est principalement traversé par la rivière Leysse arrivant de Chambéry et au-delà du massif des Bauges, et terminant sa course dans le lac du Bourget.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Voglans à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Voies de communication et transports Voies routières Depuis Chambéry, par la voie rapide urbaine nord, passer l'entrée autoroutière « Chambéry Nord - La Motte-Servolex » puis rejoindre la RN 504 en direction du tunnel du Chat.

Depuis Aix-les-Bains, suivre les bords du lac par la RN 201 vers Chambéry, puis au niveau de l'Intermarché de Viviers, tourner à droite vers Savoie-technolac.

Depuis Belley ou Yenne, suivre la RN 504, vers le tunnel du Chat, Le Bourget-du-Lac se trouve après le tunnel, en bas de la grande descente.

vignette|L'aéroport de Chambéry - Savoie à proximité du chef-lieu du Bourget-du-Lac.

Voies ferroviaires La commune est située à égale distance des gares ferroviaires de Chambéry - Challes-les-Eaux et d'Aix-les-Bains - Le Revard, toutes deux desservies par le TGV sur la relation entre la Savoie et Paris.

Voies aériennes L'aéroport de Chambéry - Savoie-Mont-Blanc, en partie situé sur le territoire de la commune, est à du chef-lieu. L'aéroport d'Annecy est situé à , Lyon-Saint-Exupéry à et Genève-Cointrin à .

Urbanisme Typologie Au , Le Bourget-du-Lac est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ChambéryUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Chambéry comprend deux villes-centres (Aix-les-Bains et Chambéry) et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chambéry, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à , le lac du Bourget, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (56,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (55,8 %), zones urbanisées (11,5 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (10,2 %), zones agricoles hétérogènes (9,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,2 %), zones humides intérieures (2 %), cultures permanentes (0,1 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

vignette|centre|Centre du chef-lieu de la commune. Morphologie urbaine La commune comprend plusieurs lieux-dits dont la Roche Saint-Alban, connu pour son ancienne usine de papeterie, aujourd'hui transformée en appartements.

L'usine date de la fin du . Initialement destinée à la fabrication de papier, elle était installée au-dessus du cours d'eau naturel nommé « le Varon »« le Varon » sur le site du service d’administration nationale des données et référentiels sur l’eau (SANDRE)..

L'usine a fait faillite en 1931 et a été rouverte en 1936.

L'usine a été reconvertie en fabrique de cuisses de grenouille. Après un incendie vers 1980, les bâtiments ont été ensuite utilisés pour stocker des jouets, puis de la viande jusque 1990.

Une association nommée « Pôle d’aire » a été créée en 2002 dans le but d'utiliser ces bâtiments pour présenter des spectacles, des événements, accueillir et héberger des artistes, mais ce projet fut abandonné faute de financement.

Les bâtiments, laissés à l'abandon, sont alors achetés par la commune puis par un promoteur pour les transformer en habitations. Les travaux ont commencé en 2007 pour s'achever en . Des appartements ont ainsi été aménagés dans les bâtiments sud, nord et ouest ainsi que dans le bâtiment de la chaufferie.

Les travaux d'aménagements en appartements ne concernaient qu'une partie des bâtiments. En 2012, subsistent : la chapelleLa chapelle de La Roche Saint-Alban sur le site savoie-mont-blanc.com fréquentée à l'époque par les ouvriers, familles, patron. Au début de la Seconde Guerre mondiale, les propriétaires de la papeterie avaient promis de construire une chapelle si tous les ouvriers mobilisés revenaient vivants. La chapelle fut ainsi construite dans les années 1950. À l'intérieur, on peut voir l’autel réalisé avec un ancien pétrin en noyer et une statue en bois sculpté du Christ en croix ; « La passerelle » relie le bâtiment sud à une structure d'époque, un vieux bâtiment accolé à la chaufferie, où coule aussi le Varon. Au pied de ce bâtiment, un élément en pierre pourrait être une meule (sortie du bâtiment sud au début des années 1980), tandis que sur le côté du bâtiment rénové face aux conteneurs de tri, on distingue un ancien équipement électrique. La source du Varon alimentait en électricité l'usine. La Sarl « Hydroélectrique de Varon » fut créée en ., mais n'a jamais été réellement viable. le conduit qui reliait la source à l'usine a été fissuré en partie dans l'hiver 1985 puis réparé ; un tout petit bâtiment abandonné se trouve encore en amont, il était utilisé pour filtrer l'eau. Un des deux toits s'est effondré aux alentours de 2000 ; une sorte d'abri en béton, en aval de l'usine, situé au démarrage de la cascade. On y voit des compteurs, tableaux électriques, fils électriques et ligne, fusibles, et turbine. L'accès en est relativement dangereux par l’omniprésence d'une mousse végétale assez abondante. Les turbines ont subi une rénovation en 1985 et leur transport ont nécessité un héliportage ; les barrages qui servaient à gérer le débit de l'eau ; le canal qui reliait les deux ruisseaux avec l'aide des barrages.

Sous les fondations de l'usine, le Varon coule encore en 2012.

Logement

Projets d'aménagements

Toponymie Le nom officiel de la commune est Le Bourget-du-Lac selon le Code officiel géographique français, depuis le décret du (J.O. du ).. Le toponyme associe l'ancien nom de la commune, « Bourget », au syntagme « -du-Lac », car riverain du lac éponyme, afin de la distinguer des communes homonymes.

Dans les documents médiévaux, Le Bourget est mentionné sous les formes suivantes Borgetum, de Borget (), de Burgeto (vers 1100), de Burgeto ( et )...

Le toponyme Bourget est le diminutif de bourg, désignant un « petit village ou de petit hameau ».

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Le Borzhè, selon la graphie de Conflans..

Histoire

Préhistoire et Antiquité Au néolithique, entre et - , des communautés sédentaires s'installèrent dans ces contrées, notamment des villages lacustres sur les rives du lac du Bourget.

Le toponyme du Trou des Fées, anciennement Goletta de Fayes, indique l'emplacement des ruines d'un aqueduc romain..

En 2025, issues de deux pôles funéraires de la période antique ont été découvertes lors de fouilles archéologique entreprises par l'INRAP..