Félix Lionnet, né le à La ChâtaigneraieArchives numérisées de la Vendée, Naissances, Mariages, Décès (La Châtaigneraie) 1823-1832, registre AD2E059/8, acte 78 en date du 17 décembre 1832 en Vendée et mort le à La ChâtaigneraieArchives numérisées de la Vendée, Décès (La Châtaigneraie) 1884-1897, registre AD2E059/20, acte en date du 11 novembre 1896, est un artiste-peintre.

Biographie Les premières années

Son acte de naissance nous apprend que son père, Félix Lionnet, était marchand orfèvre demeurant à La Châtaigneraie et que sa mère s’appelait Marthe Clémentine Lebel.

Fils unique, Félix Lionnet est issu d’une famille de notables, son père était maître orfèvre à La Châtaigneraie et sa mère était issue d’une famille de propriétaires de biens.

Son grand-père paternel était chirurgien à Mouilleron-en-Pareds, commune voisine. La Révolution l’a obligé à s’éloigner. Au décès de sa jeune épouse, il confia son fils unique au régent de l’école et partit s’embarquer à Rochefort en 1804. Chirurgien attaché à la marine, il participa aux batailles navales, dont celle fameuse de Trafalgar. En 1810, il débarqua à Port Louis, sur l’île Maurice et ne revint jamais au pays.

Félix Lionnet est orphelin de père à dix ans, sa mère quitte alors La Châtaigneraie pour Nantes afin qu'il poursuive ses études.

Artiste-peintre

Une fois les études de son fils achevées, elle retourne à La Châtaigneraie et s’installe dans une maison sur la route de Fontenay-le-Comte. Félix Lionnet poursuit sa route, son goût très vif pour le dessin le conduit chez le peintre nantais Fortin, qui l’envoie comme élève chez Corot à Paris. Félix Lionnet devient un peintre paysagiste dans les pas de l’école de Barbizon, prônant la réalité de la nature comme motif.

En 1857, Corot envoie Félix Lionnet en Italie pour qu’il s’attache au dessin et aux valeurs de tons. Il est reçu à Rome par Edgar Degas. Il travaille le soir, à l’Académie de France installée à la villa Médicis à Rome. Durant ces sept années d’études, le dessin à partir du modèle vivant et la copie des maîtres feront de Lionnet un peintre académique de talent, aux côtés de ses condisciples Gustave Moreau, Degas, Jules-Elie Delaunay, Léon Bonnat...

Durant ces mêmes années, il voyage également beaucoupFélix Lionnet : un peintre grand voyageur au , Cercle d'histoire et d'études locales de La Chataigneraie, 2004 : Venise, Florence, Naples, Pompéi, Capri, Athènes, Constantinople, Beyrouth, Damas, Le Caire, Carthage... Son journal rassemble les souvenirs de ses voyages en Italie et au Proche-Orient.

Le sculpteur Henri Chapu réalise en 1862 un médaillon en bronze avec le portrait de Félix Lionnet, conservé au musée d'Orsay .

Il expose au Salon des artistes de 1864 à 1869 .

Félix Lionnet est de retour à La Châtaigneraie le et il se marie le à Cheffois, commune voisine, avec Marie-Louise RousseauArchives numérisées de la Vendée, Mariages (Cheffois) 1855-1869, registre AD2E067/9-10-11, acte 1 en date du 28 avril 1868. Ils ont un fils en 1869, Félix Léon Jean BaptisteArchives numérisées de la Vendée, Naissances (La Châtaigneraie) 1855-1869, registre AD2E059/12-13-14, acte 1 en date du 27 janvier 1869. Ce dernier mourra en 1887 à 18 ansArchives numérisées de la Vendée, Décès (La Châtaigneraie) 1884-1897, registre AD2E059/20, acte 39 en date du 13 septembre 1887.

La famille Lionnet achète en mars 1873 un terrain pour construire une maison, terrain situé au carrefour du Pavillon à La Châtaigneraie.

La vie publique occupe également Félix Lionnet. Fin 1870 il est maire nommé pendant cinq mois. Il est ensuite élu adjoint pendant dix années, de 1882 à 1892.

Il ne manque pas non plus de recevoir ses amis artistes de Paris et de Nantes, connus lors de ses voyages en Italie et en Orient. Seul ou avec ses amis, il peint chaque jour sa maison et la campagne vendéenne jusqu’à Noirmoutier et l’île d’Yeu. Il expose régulièrement à Nantes, Rennes et Angers.

Félix Lionnet meurt à La Châtaigneraie à l’âge de 64 ans de la maladie de langueur qui l’avait frappé, mais qui lui laissa jusqu’au dernier moment toute son intelligence.

Sa femme meurt le , à l’âge de 87 ans. Veuve pendant 40 ans, elle a su rendre hommage à l’artiste qu’était son mari. Elle a fait don de plusieurs œuvres au musée de Nantes et a transmis le journal de voyage dans sa succession. La maison du peintre Lionnet à La Châtaigneraie est inscrite, le décor intérieur étant inspiré des voyages du peintre, aux monuments historiques depuis 2007. Une rue porte également son nom.

À La Châtaigneraie une association est créée en « Association des Amis de Félix Lionnet » afin de Déclaration à la sous-préfecture de Fontenay-le-Comte de l'Association des amis de Félix Lionnet le 24 juin 2009 - No d'annonce 1758, Journal Officiel du 4 juillet 2009.

La vie de Félix Lionnet et de sa famille fait l'objet d'un développement important dans le livre d'Edward Duyker, historien australien, Mauritian heritage : an anthology of the Lionnet, Commins, and related families .

Œuvres

ND - Campagne romaine, Musée des beaux-arts de Nantes ND - Études pompéiennes, musée des beaux-arts de Nantes ND - Via Tiburtine, musée des beaux-arts de Nantes ND - Villa Terrassine, musée des beaux-arts de Nantes ND - Vue de Naples, musée des beaux-arts de Nantes 1860 - Vue de l'ile de Capri, musée municipal de La Roche-sur-Yon 1863 - Le Forum, musée municipal de La Roche-sur-Yon 1863 - Paysage, musée des beaux-arts de Nantes 1864 (salon) - Une rue à Sonnino 1864 - Paysage, musée des beaux-arts de Nantes 1864 - Souvenir de Capri, musée des beaux-arts de Nantes D. non connue : Le baiser de Judas, copie d'un tableau éponyme d'Ernest Hébert (1853), conservée dans l'église de la Châtaigneraie

Notes et références 23. Trésors révélés de Vendée. Le patrimoine dépoussiéré ! (ouvrage collectif du Conseil départemental de Vendée), 2021, page 120,

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