Le () (également appelé d'artillerie à pied) est un régiment d'artillerie de l'Armée de terre française créé en 1829.
Création et différentes dénominations 1794 : création du d'artillerie à pied 1795 : dissolution 1810 : création du d'artillerie à pied à partir de l'artillerie à pied de l'armée du Royaume de Hollande 1814 : dissolution 1829 : création du 1854 : 1872 : 1883 : (RAC). 1917 : (RACP) 1924 : dissout, forme le d'artillerie portée 1924 : simultanément, le d'artillerie de campagne devient d'artillerie divisionnaire (RAD) 1927 : dissout 1939 : mobilisation comme (RAD) 1940 : dissout
Colonels et chefs de corps : Auguste Louis Marcel d'Esclaibes d'Hust 1901 : Pierre Xavier Emmanuel Ruffey : colonel Dirat - ? : colonel Barbier 1919 : lieutenant-colonel Mengin 1940 : lieutenant-colonel Bartin
Historique des garnisons, combats et batailles Les origines Le a été porté pour la première fois, et simultanément dans l'artillerie, par un régiment d'artillerie à pied et un régiment d'artillerie à cheval, qui s'étaient formés spontanément en 1794, avec des compagnies de canonniers volontaires. Le , qui avait pour chef de brigade un officier nommé Ducellier, était cantonné dans le département du Nord, et jusqu'à Anvers. Après la perte de la Belgique, la bataille de Neerwinden et l'évacuation de Bruxelles, les conventionnels chargés de la guerre décident d'intégrer aux armées de la République les troupes du comité militaire Belge. Le comité militaire des Belges et Liégeois unis, de Lille, organise, depuis la déclaration de guerre d', des unités constituées de volontaires Belges et, en particulier, trois "squelettiques" bataillons d'artillerie qui sont, finalement, versé au régiment d'artillerieles Artilleries Française de la révolution et du premier Empire. Edition HEIMDAL.. Ce régiment à pied ne semble pas avoir vécu au-delà de la loi d'organisation du . Le s'est maintenu jusqu'au .
Ce est repris, le , par le régiment à pied de l'artillerie hollandaise, à la suite des 8 régiments d'artillerie à pied français. Ce corps, mis à 22 compagnies comme les régiments français, était commandé par le colonel David Ésaïe Bode, qui est fait prisonnier en 1813, et a été remplacé par le colonel Cottin. Celui-ci n'a jamais paru au corps. Le dépôt avait été transporté, en 1812, de La Haye à Douai, et le corps a fourni son contingent aux armées de Russie qui a été engagé aux batailles de Smolensk, de Polotsk, de la Moskova, de Krasnoï et de la Bérésina. Durant la campagne d'Allemagne, il participe aux batailles de Lützen, de Kulm, de Leipzig (16 au 19 octobre 1813) et d'Hanau puis lors de la campagne de France à la bataille de Montereau.Il est licencié le après la première abdication de Napoléon Ier. Les hommes d'origine étrangère retournèrent dans leur patrie, et les autres, ainsi que les cadres des compagnies, sont entrés dans la réorganisation des huit régiments à pied français.
De 1829 à 1848 Le « » actuel est formé à Metz, le , et il peut à la rigueur se considérer comme le continuateur du d'artillerie à cheval, qui lui a cédé son colonel, le comte d'Esclaibes, une partie de son état-major, et ses trois premières compagnies. Les autres éléments qui entrèrent dans la composition du sont : les , , et du d'artillerie à pied les , et du d'artillerie à pied les , , , , et du d'artillerie à pied
Depuis sa formation, le a occupé les garnisons de Metz en 1829, Valence en 1834, Toulouse en 1839, Strasbourg en 1843, et à Rennes en 1848.
En 1830, les , et débarquent à Sidi-Ferruch dans le cadre de la campagne d'Alger et sont engagées à la bataille de Staoueli, à la prise d'Alger en 1830 et à l'expédition de Bône en 1832. Ces batteries rentrent en France en 1830, 1831 et 1832.
Le , la rejoint l'Algérie et participe à l'expédition et à la prise de Constantine.
Second Empire Le régiment occupe les garnisons, de Bourges en 1850, de Metz en 1858, de Vincennes en 1862, de Douai en 1866, et de Besançon en 1869.
En 1854, le est resté régiment monté, conserve 8 de ses batteries, et reçoit 5 batteries du d'artillerie, 2 batteries du d'artillerie, et 1 batteries du d'artillerie. Il verse ses 4 batteries à pied au , et ses 2 batteries à cheval d'artillerie.
Dans le cadre de la guerre de Crimée, il est affecté à l'armée d'Orient et participe à l'expédition de la Dobroudja GRAVURE 1864. GUERRE DE CRIMEE. EXPEDITION FRANCAISE DANS LA DOBRUTSCHA, 1854... et à la bataille de l'Alma en 1854, au siège de Sébastopol, à l'expédition du bas-Dniepr et à la bataille de Malakoff.
En 1859-1860 il participe à l'expédition du Maroc et à l'expédition de Chine et en 1862 à l'expédition du Mexique.
Affectées à l'armée du Rhin durant la guerre franco-prussienne de 1870, 4 batteries du régiment combat à Wissembourg et Frœschwiller-Wœrth après laquelle les , , et qui restent pour couvrir la retraite de l'armée. Les batteries affectées à l'armée de Châlons participent à la bataille de Sedan.
Les autres batteries non-embrigadées dans ces deux armées, faites prisonnières, se trouvent : Dans l'armée de la Loire ou elles participent aux batailles de Coulmiers, de Loigny et d'Artenay en 1870. Dans l'armée de l'Est, elles sont engagées à la bataille de Nuits, en 1870, de Villersexel et d'Héricourt en 1871. Dans l'armée de Paris, pendant le siège de Paris en 1870-1871, elles assistent aux batailles et combats de Châtillon, de Villejuif, de Bagneux, des Hautes-Bruyères, de La Malmaison (), de Champigny et de Buzenval. A la défense de Strasbourg A la défense de Phalsbourg ()
De 1871 à 1914 Le régiment occupe les garnisons de Toulouse en 1872, et de Castres en 1874, sur le site de Lardaillé.
En 1872, il garde 9 batteries, et reçoit 2 batteries à cheval du , et versé 5 batteries montées au , une batterie à pied au , et 2 batteries montées au .
En 1873, il reçoit encore une batterie à cheval du , cède une batterie au , 2 batteries au , et une batterie au . Ainsi constitué, il fait partie de la .
En 1881, le régiment participe à l'expédition de Tunisie et l'année suivante à l'expédition du Sud-Oranais Sud oranais, journal d'un légionnaire treize mois de colonnes pendant l'insurrection 1881-1882
Première Guerre mondiale
En casernement à Castres
Affectation artillerie du corps d'armée
Composition : 4 groupes de 12 batteries de canons de 75 (48 canons).
1914
Il quitte Castres le . Les groupes 1 à 4 du régiment, soit 12 batteries de 4 canons de 75, rejoignent l'AC/16, l'artillerie du d'armée.
Deux autres groupes auront un parcours distinct du régiment. Un groupe de renforcement, mobilisé à Castres en , rejoint en le . Un autre groupe, formé à Castres en , rejoint en le RAC.
1915
En , les et groupes rejoignent l'artillerie divisionnaire de la d'infanterie coloniale, artillerie divisionnaire qui deviendra le RAC en 1917. Ils sont remplacés par deux groupes équipés de canons de 90, l'un issu du RAC et qui devient , l'autre étant le groupe territorial du qui était à l'AD/96T, l'artillerie divisionnaire de la d'infanterie territoriale, et qui devient le .
Un groupe de 75mm participe à la bataille du Reichsackerkopf.
1916
Le groupe rejoint l'artillerie divisionnaire de la DI en . L'AD/161 devient en le RAC.
Le rejoint l'artillerie divisionnaire de la DI en . L'AD/164 devient en le RAC.
1917
En , le régiment devient un régiment d'artillerie de 75 portés, à trois groupes.
1918
Entre-deux-guerres
Le régiment devient en le d'artillerie portée, à l'armée du Rhin. Simultanément, le régiment d'artillerie, artillerie de la division marocaine, prend le numéro 9. Le nouveau d'artillerie divisionnaire est rattaché au d'armée et détaché à l'armée du Rhin.
Avec la division marocaine, le est engagé dans la Guerre du Rif. Il est dissous le .
Seconde Guerre mondiale Régiment de réserve, le régiment d'artillerie divisionnaire est recréé le au centre mobilisateur d'artillerie de Castres et Montpellier. Son régiment frère, le d'artillerie lourde divisionnaire (RALD), est également formé dans ce centre mobilisateur. Ils font partie de la d'infanterie alpine.
Le régiment reçoit en renfort sa batterie divisionnaire antichar (), à six 75 de campagne, en .
Avec deux groupes muletiers de 75, le est rattaché à la légère d'infanterie coloniale le , en pleine bataille de France. La , créée à partir d'unités diverses de l'armée des Alpes, est envoyée dans la précipitation soutenir le front du Nord-Est percé par les Allemands. Débarquée les et à Bréval et Épône, la division retraite jusqu'en Dordogne, en gardant sa cohésion. Fin juin, le est détaché auprès de la d'infanterie d'Afrique.
Le du reste à la .
Étendards du régiment Le premier étendard du d'artillerie, passé au d'artillerie, porte les inscriptions Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 :
La Moskova 1812 Constantine 1837 Sébastopol 1854-1855 Magenta 1859 Ypres 1914 Verdun 1916 L'étendard du d'artillerie reprend les inscriptions du d'artillerie, ex-artillerie divisionnaire de la division marocaine :
Saint-Gond 1914 Champagne 1915 Verdun 1916 Soissonnais 1918 Vauxaillon 1918
Distinctions L'étendard du d'artillerie de campagne de est décoré de la médaille militaire, et les soldats portent la fourragère aux couleurs de cette décoration. L'ancien d'artillerie a reçu les mêmes récompenses.
Personnalités
Louis André, futur ministre de la guerre, lieutenant au en 1861. Émile Barthès, futur évêque auxiliaire d'Albi, brancardier au à partir de 1915. Joseph Brugère, en 1864, alors lieutenant. Marcel Burgun, joueur de rugby, y effectue son service militaire en 1913 puis y combat jusqu'en 1915. Antoine Chautan de Vercly, chef d'escadron en 1847. Adrien Dubouays de la Bégassière, alors lieutenant Nécrologie du général de division Dubouays de la Bégassière, page 310 Ferdinand Foch maréchal de France y commande une batterie fin 1884. Jules Étienne Marie Forgeot, général, rejoint le régiment en 1833. Ernest de Framond de La Framondie, député, au en 1914. Pierre Le Roy de Boiseaumarié, vigneron, au en 1914. Paul Marie Mirouel est sous-lieutenant au régiment en 1894. Alfred Frédéric Édouard Pistor combat avec le régiment en 1870 Charles Ragon de Bange, célèbre inventeur et ingénieur d'artillerie y servit en 1862.
Articles connexes Régiments d'artillerie français Grades de l'Armée de terre française Liste de régiments français
Liens externes
Sources et bibliographie
,
Louis Susane : Histoire de l'artillerie Française Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)
Notes et références
Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1829 Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française ayant participé à la bataille de Verdun Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940