vignette|Vue de côté d'une rame Citadis 402 de la ligne 3. vignette|Vue rapprochée d'une rame Citadis 402 de la ligne 3. vignette|Intérieur d'une rame Citadis 402 de la ligne 3. vignette|Station Pablo-Picasso de la ligne 3.
La ligne 3 du tramway de Montpellier relie Juvignac à l'ouest à Lattes et Pérols au sud en passant par le centre de Montpellier. Elle a une longueur de et se parcourt d'un terminus à l'autre en 45 minutes. La ligne 3 est en service depuis le et est électrifiée en 750 volts courant continu. Sa fréquentation quotidienne est de passagers en 2018.
L'aménagement urbain de la ligne est réalisé par l'architecte urbaniste Antoine Garcia-Diaz. Les rames Alstom Citadis sont parées d'une livrée multicolore évoquant les fonds marins, sur le thème de l'eau et dessinée par Christian Lacroix.
Histoire Prémices Étudiée dès 2000, la ligne 3 devait initialement relier Juvignac à Palavas-les-Flots, avec un terminus aux Roquilles, par le centre-ville de Montpellier et s'accompagner d'un court prolongement de la ligne 1 afin que cette dernière soit en correspondance à la Mosson..
Une proposition de tracé et ses variantes est voté au conseil d'agglomération du , dans l'objectif initial d'en valider un en 2003.. Le départ de Palavas de Montpellier Agglomération en 2005 ampute la ligne qui voit son terminus ramené à Pérols.
Plusieurs tracés sont présentés dans la presse locale courant 2005.
Premières concertations et choix du tracé La concertation publique a lieu du au . Le tracé est voté le au conseil communautaire avec, non pas une desserte de l'avenue de Palavas en direction du sud via la Céreirède vers Lattes puis vers l'est pour rejoindre Pérols comme initialement envisagé mais décrivant une boucle vers les Prés d'Arènes avant de remonter vers le futur Hôtel de ville puis de redescendre vers Pérols avec une branche pour Lattes. La traversée par le pont de la République (actuel pont André-Lévy) est elle-même abandonnée pour un passage sur le pont Jean-Zuccarelli en tronc commun avec la ligne 1.
En 2004, la ligne, initialement annoncée pour 2010 puis 2012 pourrait être ouverte dès 2008 ou 2009 selon Georges Frêche qui souhaite lancer le chantier au moment où celui de la ligne 2 sera à mi-parcours.
Toutefois, le , Georges Frêche annonce le report sine die du projet, à ce moment-là l'État n'ayant accordé que 5 millions de subventions sur les 100 millions promis.
Deux ans après, un vote du conseil communautaire le entérine le tracé préférentiel. Ce tracé aurait été imposé par Georges Frêche sans concertation, notamment pour la rue du Faubourg-de-la-Saunerie ou pour les Prés-d'Arènes.
En 2006, une branche vers la Chamberte et le Val-de-Croze est annoncée par Georges Frêche, lointain ancêtre de ce qui deviendra la ligne 5.
L'enquête publique est organisée du au . En , Christian Lacroix est retenu pour le design des rames, qui connaitra plusieurs versions avant celle définitive, à la suite d'un appel d'offres. Le projet s'est imposé en finale face à celui de Mattia Bonetti qui avait co-signé, avec Élisabeth Garouste, le design des deux premières lignes.
Le tracé est validé en à l'issue de l'enquête publique, avec comme réserve du commissaire enquêteur un terminus éloigné de la plage.. La ligne est déclarée d'utilité publique le . L'extension de la ligne à Palavas ou à Carnon-Plage est à nouveau évoquée en 2008, tout comme une branche vers l'aéroport, tandis que le financement de la ligne 3 n'est pas encore bouclé. Les autorisations environnementales sont accordées le ..
Construction Le chantier de la ligne alors longue de est officiellement lancé le à la station Jules Guesde et nécessite l'achat de 180 parcelles afin d'élargir la voirie, ce qui ne plait pas à certains riverains, notamment concernant l'abattage d'arbres... Le début a été anticipé de six mois pour obtenir une subvention de l'État et boucler le financement, rendu complexe en pleine crise économique et à la suite des tensions entre Georges Frêche et André Vézinnet (président du conseil général de l'Hérault).
Le , le passage en voie jumelée par la rue du Faubourg-de-la-Saunerie est abandonné, seules les rames vers Lattes et Pérols la parcourront tandis qu'en direction de Juvignac les rames passeront rue André-Michel (une enquête publique modificative a lieu du au ). Cinq jours plus tard, l'Alstom Citadis est à nouveau choisi, comme pour les deux premières lignes. En , la station Pont Trinquat est abandonnée et disparait des supports de communication.
Les travaux d'infrastructure débutent dès la rentrée scolaire 2009. Le commissaire enquêteur remet un avis favorable à la modification du tracé le .
L'extension du dépôt des Hirondelles débute en , la pose de la voie le sur une section que la ligne n'empruntera finalement pas en service commercial : la ligne devait avoir un tracé sinueux entre la gare et Moularès en décrivant un large détour au sud par les Prés d'Arènes mais face aux nombreuses critiques des usagers et des associations, ainsi qu'au vu de la faible fréquentation de la ligne 2 sur son détour par le Lez , Georges Frêche annonce le la création d'une ligne 4 (appelée Ring puis Circulade) reprenant les détours des lignes 2 par la station Pompignagne et 3 par les Prés-d'Arènes, chacune gagnant ainsi 9 à 10 minutes de temps de trajet. Le nouveau tracé depuis la gare et vers le nouvel hôtel de ville se fera par le tracé existant de la ligne 2 via le boulevard de Strasbourg.
Entre le au , les voies des futures lignes 3 et 4 sont raccordées à la gare et vers Rives du Lez. Une seconde phase de travaux est menée durant l'été 2011 pour les mêmes raisons.
La pose des premiers mâts de support de la ligne aérienne de contact débute en .
La construction de la ligne 3 s'accompagne du prolongement d'une station de la ligne 1 jusqu'à la nouvelle station Mosson pour créer une correspondance entre les deux lignes.
La première rame est présentée le , au dépôt des Hirondelles.
Essais et inauguration Les essais débutent en . L'infrastructure est totalement achevée le avec le tronçon Mosson-Juvignac..
L'inauguration des lignes 3 et 4 est organisée de concert le , cette dernière reprenant la boucle par les Prés-d'Arènes que devait initialement desservir la ligne 3.. Les lignes sont mises en service le lendemain le ..
Les premiers mois d'exploitation ont été compliqués au niveau de la place Saint-Denis où la circulation automobile venait bloquer les rames jusqu'à la mise en place d'obstacles anti-franchissement (quilles en plastique puis bordures)..
L'accès à la plage depuis le terminus de Pérols reste peu aisé, les voyageurs ayant le choix entre 2,2 km de marche ou l'utilisation de bus ou de vélomagg..
Modifications ultérieures Le raccordement des voies aux deux extrémités du nouveau tronçon de la ligne 4 est effectué entre le et le , nécessitant d'interrompre partiellement la circulation ou de dévier l'ensemble des lignes de tram.
À la fin des années 2010, le revêtement pavé de plusieurs sections de la ligne est remplacé par du béton, le passage répété et illicite de voitures sur les voies l'ayant endommagé..
Le , la construction de la nouvelle station Boirargues, destinée à mieux desservir la zone d'activités du Solis, débute pour un coût de 3 millions d'euros. La nouvelle station devait ouvrir le , la station existante voisine devenant Soriech, mais elle est reportée au ..
Acteurs et coût du projet La maîtrise d'œuvre de la ligne a été attribuée en 2005 au groupement Semaly, BCEOM, Beterem Infrastructures et Antoine Garcia-Diaz, complété par le paysagiste Alfred Peter et placé sous l'autorité du maître d'œuvre, la communauté d'agglomération de Montpellier et son mandataire la société d'économie mixte TaM.
La ligne aura coûté 530 millions d'euros (l'estimation était de 430 millions en 2007), incluant les infrastructures finalement utilisées par la ligne 4 et le prolongement de la ligne 1 pour réaliser la correspondance avec la ligne 3. 120 millions d'euros de subventions ont été accordés par l'État et un emprunt de 250 millions a été accordé par la Banque européenne d'investissement (BEI).
Mascotte du chantier Comme pour les deux premières lignes, le chantier de la ligne 3 dispose de sa propre mascotte, en l'occurrence un flamand rose portant des vêtements de haute couture Christian Lacroix.
Tracé et stations La ligne parcourt , toutes branches comprises depuis sa mise en service en 2012.
Elle dessert 28 stations depuis le (scission de Saint-Denis en deux stations Gambetta et Gambetta - Chaptal), reliant ses terminus en 45 minutes.
Elle est électrifiée en 750 volts courant continu et ses rames circulent sur des portions communes avec d'autres lignes : la ligne 1 entre Rives du Lez et Port Marianne, la ligne 4 entre le boulevard du Jeu-de-Paume et la gare Saint-Roch puis entre Rives du Lez et l'hôtel de ville et enfin la ligne 5 sur les sections à sens unique entre le cours Gambetta et le boulevard du Jeu-de-Paume.
L'aménagement urbain de la ligne (quais, stations, revêtements, plantations, mobiliers urbains) a été réalisé par l'architecte urbaniste Antoine Garcia-Diaz, qui a également travaillé sur les autres lignes du réseau.
Carte
Tracé La ligne 3 naît à Juvignac dans le quartier des Constellations, rue de la Voie Lactée. La ligne débute en voie unique et descend ensuite le chemin de Caunelles pour rejoindre l'allée de l'Europe par un enchainement de courbes et de contre-courbes. La ligne entre dans Montpellier en franchissant la Mosson puis contourne le parc relais par le nord via une section sinueuse où elle rejoint le terminus de la ligne 1, qui marque également la fin de la voie unique.
La ligne suit la route de Lodève et passe sous le pont de l'avenue de la Liberté puis bifurque à gauche rue Lejzer-Zamenhof pour contourner les rues étroites de Celleneuve puis à droite rue du Pilory, prolongée par l'avenue des Moulins pour rejoindre le quartier Alco et le siège du conseil départemental de l'Hérault. La ligne repique vers le sud via la rue d'Alco puis bifurque à droite dans l'axe du boulevard Paul-Bringuier et une fois arrivée au croisement avec l'avenue de Lodève (qui prolonge la route éponyme), la ligne contourne le croisement par le sud pour suivre l'avenue qui redescend vers Plan Cabanes. Arrivée à cette place située faubourg de Courreau, la ligne descend le cours Gambetta jusqu'au niveau de la place Saint-Denis où les deux sens se séparent via d'étroites rues, parfois de moins de dix mètres.
En direction de Lattes et Pérols, la voie bifurque à gauche place Saint-Denis vers rue du faubourg de la Saunerie, où elle est rejointe par la ligne 5 en direction de Clapiers puis s'en écarte en arrivant place Édouard-Adam où elle rejoint la ligne 4. En direction de Juvignac, la ligne continue en tronc commun avec les lignes 4 et 5 sur le boulevard du Jeu-de-Paume puis bifurque à gauche via l'étroite rue André-Michel, en tronc commun avec la ligne 5 vers Grés de Montpellier, puis à droite pour rejoindre l'autre sens de la ligne 3.