thumb|upright|Naturelle exécutée en passe aidée

Dans le monde de la tauromachie, une passe aidée est toute passe de muleta effectuée de la main gauche, dans laquelle le matador soulève l'étoffe avec l'épée tenue dans la main droite. Elle donne lieu à un grand nombre de variantes qui portent généralement un nom lié au matador qui l'a inventée.

Description et nomenclature

Pour toutes les passes aidées, la pointe de l'épée est généralement piquée dans le coin le plus éloigné de l'étoffe, de sorte que la muleta est agrandie. Il existe des passes « aidées par le bas », « aidées par la ceinture » ou « aidées par le haut ».

L'aidée par le bas dite « à la Joselito » rabat l'étoffe sur le mufle du taureau. L'épée tenue verticalement incline la muleta vers le sol, la passe est ainsi raccourcieAuguste Lafront - Paco Tolosa : « Encyclopédie de la corrida », éditions Prisma, 1950, 24.

Avec l'« aidée par la ceinture », la muleta est retirée brusquement de la vue du taureau dès que ses cornes ont dépassé le torero. C'est le cas pour le « kikiriki » dont le nom reproduit le cri du coq, en référence à son inventeur Rafael Gómez Ortega « El Gallo » (« le Coq »)Paul Casanova et Pierre Dupuy,« Dictionnaire tauromachique, Jeanne Laffitte, 1981, 93 Jean Testas, « La Tauromachie», PUF, Que sais-je, Paris, 1974 107-108.

L'« aidée par le haut » fait passer la muleta au-dessus des cornes. Elle sert à corriger la tendance d'un taureau à garder la tête basse. On l'utilise souvent pour les animaux « fuyards ». Parmi les aidées par le haut célèbres, on peut citer la « Sanjuanera de Procuna » dans laquelle le torero tourne sur lui-même. Cette passe a été créée par le torero mexicain Luis ProcunaLafront, p. 236.

La statuaire est également considérée comme une passe aidée par le haut. La naturelle et le derechazo peuvent aussi être exécutés en « passe aidée ».

Notes et références

Voir aussi Glossaire de la tauromachie

Catégorie:Passe de muleta