Étienne Dumont (1759-1829), né Pierre Étienne Louis Dumont, est un pasteur, traducteur, écrivain et juriste suisse.
Biographie Pierre-Étienne-Louis Dumont, dit Étienne, est né le à Genève. Il est le fils d'Abraham-David Dumont, qui exerce la profession de joailler et sa mère, née Louise Esther d'Illens, dirige un pensionnat. Son père meurt, en 1762, et sa mère élève seule ses cinq enfants. Étienne Dumont fait ses études au collège tout en aidant financièrement sa mère en donnant des leçons en qualité de répétiteur. Puis il entre à la faculté de théologie de Genève et c'est , en 1783, qu'il est consacré pasteur de l'Église calviniste.
Le jeune pasteur, un , fait des prédications qui marquent. Sa critique de l'ambition et de ces conséquences néfastes, bien que subtile, provoque les notables, notamment les magistrats genevois. Face aux pressions, cherchant à lui faire amender son discours, il préfère s'éloigner plutôt que polémiquer ou plier. En 1784, Étienne Dumont quitte Genève, avec sa mère, pour rejoindre Saint-Pétersbourg, où habitent trois de ses sœurs et devient pasteur de la communauté française de l'Église réformée. En 1785, plus d'un an depuis son arrivée, après une déception amoureuse, il reçoit de son ami François d'Ivernois, une invitation rejoindre l'Angleterre pour s'occuper de l'éducation de John Henry Petty, fils de William Petty, ancien premier ministre du Royaume-Uni.
Étienne Dumont accepte, et le il arrive à Londres. En 1788, il reçoit, pour avis, un ouvrage écrit en français dont il ne connait pas l'auteur. Par courrier il retourne son avis :. Quelques jours plus tard, l'auteur Jeremy Bentham, accompagné d'un groupe d'amis, arrive en souriant et le remercie pour cet avis sincère et réaliste. C'est le point de départ d'une profonde amitié et d'une relation de travail de longue durée.
En 1789, il revint en France et se mit en relation avec Mirabeau, rédigea pour lui plusieurs discours et l'aida dans la publication du Courrier de Provence. Ce fut durant cette période de sa vie que Monsieur Dumont acquit de profondes connaissances sur les plus hautes fonctions de la politique et de la législation.
Il alla quelques années après s'établir en Angleterre (1791) où il lia une étroite amitié avec Samuel Romilly et travailla avec Jeremy Bentham, dont il fut le collaborateur pendant plus de vingt ans. Sa célébrité fut acquise dès ses premières publications et lors d'un nouveau voyage en Russie, il reçut l'offre d'Alexandre 1er de collaborer à la révision des lois russes mais refusa afin de ne pas sacrifier à ses propres opinions.
La chute de l'Empire français rendit Genève indépendant et M. Dumont rentra à Genève en 1814. Appelé par le suffrage de ses concitoyens, il y fut nommé membre du Conseil souverain et fit adopter un code pénal conforme aux principes de Bentham. A Genève, il fut l'un des fondateurs de la Société de lecture et fut un des membres actifs pour l'érection d'un monument en l'honneur de Jean-Jacques RousseauJournal de Genève, le 22 octobre 1829, Nécrologie. Pendant la Révolution grecque de 1821, il fut membre du Comité philhellénique de GenèveKlein-Kelly Natalie, «Dot to dot: Exploring humanitarian activities in the early Nineteenth Century”, The New Humanitarian, 17 October 2017. .
Il fit en outre paraître une série de Lettres sur Bentham (dans la Bibliothèque britannique, vol. V-VII) et publia en français, en 1791, le texte de Bentham sur le panoptique.
Étienne Dumont, meurt à Milan le .
Œuvres
Les ouvrages qu'il a rédigés pour exposer ses doctrines sont : Traité de législation civile et pénale, 1802 ; Théorie des peines et des récompenses, 1812 ; Tactique des assemblées législatives, 1816 ; Traité des preuves judiciaires, 1823 ; De l'organisation judiciaire et de la codification, 1828. Observations sur prison pénitentiaire 1829 Souvenirs sur Mirabeau (posthume), 1832
Hommage vignette|droite|Plaque commémorative Le , à Genève, la est renommée , dans cette rue est posée une plaque en marbre où il est gravé : .
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie . .
Webographie .
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