Jean-Baptiste Nicolas Jourdan du Mazot, né le à Lormes (généralité de Moulins, actuel département de la Nièvre), mort le à Saint-Aubin-des-Chaumes (département de la Nièvre), est un homme politique de la Révolution française et du Consulat.
Entre 1792 et 1804, il est député de la Nièvre à la Convention nationale, où il vote le bannissement de Louis XVI, au Conseil des Cinq-Cents et au Corps législatif.
Il ne saurait être confondu avec Jean-Baptiste Jourdan, député de la Haute-Vienne et général.
Biographie
Début de carrière Avant la Révolution française, Jourdan est conseiller auprès de l'élection de Vézelay.
Il se rallie aux idées révolutionnaire et devient en 1790 maire de Saint-Aubin-des-Chaumes. Puis la même année il est élu membre du conseil du département de la Nièvre pour le district de CorbignyJean-Baptiste Avril, Analyse des actes et des délibérations du Conseil général de la Nièvre, Volume 1, Fay, 1858 - 374 pages..
Le , il est élu administrateur du département, fonction qu'il conserve durant environ un an.
Mandat à la Convention
La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Jean-Baptiste Jourdan est élu député de la Nièvre, le septième et dernier, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention, et se prononce en faveur de l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine : Je ne puis appliquer la loi, parce que je ne suis pas juge. Le fussé-je, je ne la voterais pas, parce que la peine de mort est contraire à mes principes. [...] Je vote pour la détention provisoire, puis le bannissement, mais seulement à l'époque où la Convention, ou la législature suivante croiront pouvoir, sans danger, procéder à l'exécution du décret. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.
Après la chute de Robespierre, Jean-Baptiste Jourdan participe à la réaction thermidorienne. La 2ème sans-culottide an II (), il dénonce les propos de Marc Vadier (député de l'Ariège) au club des Jacobins. Le même jour, il est élu membre, le neuvième sur douze, de la commission chargée de l'examen des papiers de Maximilien de Robespierre.
Le 26 vendémiaire an III (le ), il est envoyé en mission à Clamecy (département de la Nièvre) afin d'y accélérer l'envoi de bois et de charbon à Paris. Le 8 germinal (le ), sa mission est étendue aux départements du Loiret, de la Nièvre et de l'Yonne.
Mandat aux Cinq-Cents
Sous le Directoire, Jean-Baptiste Jourdan est réélu député par les départements du Loiret et de la Nièvre, il opte pour son département natal, et siège au Conseil des Cinq-Cents. À nouveau, il se montre très modéré tout au long de son mandat et se tient à l'écart des débats. Cela lui permet d'être constamment réélu jusqu'à la chute du Directoire. Toutefois en 1797, à cause de ses sympathies royalistes, il manque de peu d'être compris dans la proscription du 18 fructidor.
En 1799, il se rallie au régime de Bonaparte. Il est ainsi choisi par le Sénat conservateur pour siéger au Corps législatif, toujours en tant que représentant de la Nièvre. Il occupe ce poste pendant toute la durée du Consulat, jusqu'au .
Fin de vie
Jourdan se met en retrait de la vie publique. En 1808, il devient néanmoins conseiller général de la Nièvre. Son plus jeune fils Athanase-Jean-Léger Jourdan, né en 1791 et décédé précocement en 1826, devient un jurisconsulte renommé.
Jourdan s'éteint en 1829 dans sa soixante-douzième année.
Sources
Références
Catégorie:Député de la Nièvre Catégorie:Naissance en décembre 1757 Catégorie:Naissance en Nivernais Catégorie:Décès en novembre 1829 Catégorie:Décès dans la Nièvre Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Membre du Conseil des Cinq-Cents Catégorie:Personnalité politique liée au Morvan Catégorie:Décès à 71 ans